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Chapitre XIX

Des phrases nominales et des propositions absolues,

375. Le sujet et son attribut forment par eux-mêmes une phrase complète, en dehors de tout complément. La phrase est verbale, quand l'attribut est exprimé par un verbe; elle est nominale, quand il est formé par un nom.

a) Dans les phrases nominales, le lien entre le sujet et l'attribut n'est pas nécessairement indiqué, comme il Test dans nos

langues par le verbe substantif : ^om ,-aooi? ]£ôz) %}+^o nombreux étaient les miracles qui avaient lieu, Addai the Apost. 16, 3; K>r^> Ir'nniiiO >Màôm siN^? poi cette ville, où pullule le paganisme, id. 24, 14; j~NV) >«i»so ji^à, *&! ton conseil me semble tres-bon, Jul. 36, 5; ^o«J^ lr»î-^? 1^J| -H comme des hommes qui possèdent le vrai, id.

9, 20; ^t-»ï-*? ^»qi »Ss ^aÎouo qui témoignent sur elles, qu'elles sont vraies, Josué le Styl. 5, 7; nlsviviS \^r> l^o^ ^ou^o toutes choses qu'il est d'usage d'accomplir, Aphraat. 229, 20.

Cette construction est surtout usuelle dans les courtes phrases incidentes, comme ^^ envie ou cru, fréquent; ^oiailL^ )£l6î ^ les larmes aux yeux, Jul. 30, 23; cependant on la rencontre aussi

dans les phrases étendues : ^»? ?££* ^n'Ssn? ^Ja^^o >a^ jSéN^ If*^? ^h^fso ta couronne et ta pourpre sont bien celles des rots,

niais ton esprit et ta science sont d'une bête, Jul. 53, 5; r-bl Vào Pi

|L^4J^ oi iSs ^oiqXi^. mais en tout temps, ses yeux sont sur elle

o y o oy y o y r o o y

pour son bien, id. 9, 2; ^*nA>o lf»«io \êi ooi? ^èfrN/ pai 2^]^^L en vérité, celui-ci est le disciple de ce maître vigilant et digne d'éloges, Addai the Apost. 34, 8.

b) Quand le sujet est un pronom personnel, il précède l'attribut, s'il est accentué; sinon, il le suit ou se place au milieu de lui, auquel cas le pronom de la troisième personne devient en-

co'hyyo'hy

clitique : pi ^4fS M ^^li^je 8U^ nuy ^* e8 nu> Gen. 3, 10 et 11; *>£> pfpn^ {jL^xt èyco sîjju, xûpte; Matth. 26, 22, Marc 14, 19; Ij^k jiL <Ju Joi voici que nous sommes tes sujets, Jul. 38, 15; Z^na iMffii^o? £JJ V^^o^ je pensais que tu étais le roi des Chrétiens, Martyr, homerit., Chrest. Knbs, 49, 8; Pr10? \°^ ou^o^oi vous êtes le temple du Seigneur, Jérém. 7, 5; l<n-^? om pj»'ac il est le

traite de Dieuy ^<na^9 h**/*) ^01 \xg<1£> eKe es£ V escabeau qui est sous 8e8pieds} Matth. 5, 34 et 35; vaJ| ^iLà-tf^? qu'ils étaient Chrétiens, Jul. 31, 14.

c) Le pronom personnel sert souvent de copule entre le sujet et l'attribut; il est alors enclitique, § 174 : ^<* 1^5^ ^^^ V**°l ItZuolLû ^oJJ jU^? poi V&ioo la voie de la vérité est pénible et c'est pourquoi les croyants sont rares, Addai tbe Apost. 9, 17; Vjio ^*J| ^^5Z V*r^? oi2^m5o|? parce que les voies du Seigneur sont droites, id. 4A, Î6; ^oJj jJa&s? ,-a&o-* ]ljdjl ]L^ hh£i ^lû après la Pdque, il y a sept jours d'azymes, Aphraat. 228, 19; <n^o^Lo° qihSv> ^1 001 )éiÉàSn Vr»0? c'est également la parole et le discours du Seigneur le Messie, id. 13, 9 ; i-^r-^ ^« \s\s> êtbJo\L±, sa base est une pierre

véritable, Aphraat. 6, 17; If-J? \lûq* *a o<n ^h^d\ quand sera le jour oà nous verrons f Jul. 24, 8.

d) Le pronom de la troisième personne sert également de copule, lorsque le sujet est la première ou la seconde personne : naûS o<ji p| pû^ M™ ^Y<i eijjLt, £o$f}(; Matth. 26, 25, comp. ci-dessus 6; M? o« om Lij es-tu celui qui doit venirf Matth. 1 1, 3; Ijf <J V^o<n-^ lnSv> om situ es le roi des Juifs, Luc. 23, 37; ^oî| v©2jii V^Ss? <ji9oio3 vous êtes la lumière du monde, Aphraat. 286, 19 (comp. p. 285 k 287, où ^oij ,-^* est constamment opposé k ^oij voLif).

e) Mais la copule peut être aussi formée par le même pronom

que celui du sujet, sur lequel il s'appuie, comme enclitique;

dans cette tournure, le sujet est plus accentué que dans les

précédentes, § 298/ : M M *Y« *lW, Marc H 61 ; *£ aj| dj

<miWno9J tu es bien Eudoxe? Jul. 43, 10; de même, quand le sujet

*» . . . pp* , *<>*«»

est le pronom de la troisième personne : V*'o* ^<* ^<* <-»? 1^»)^-^

la base, elle est le commencement . . . , Aphraat. 7, 2. o<n o<n se contracte généralement en o-kdoi, quelquefois aussi ^oi ^I«, en ^i«, § 109 1° : o-*o<ji? ou^ ^.o<ji \i*\±> jm^ y car # ne croyait pas que c'était lui, Jul. 57, 26; l^à-* o-kdoi il est la base, Aphraat. 10, 6.

/) ooi enclitique se contracte encore avec un mot court qu'il suit, comme une particule ou un pronom : a3<n ceci est, oJLic qu estce? alio qui est-ce? ocl*) oi> est? aiJ| gueZ est? t£± non pas, § 380 i, o^a a$$es; § 294, 3°, comp. § 109, 1°; plus rarement, avec un autre nom : ocu* il est coupable, Gai. 5, 3.

g) h*] et \om servent également de copule, v. §§ 3346 et 339 a.

376. Un membre de phrase reçoit une accentuation particulière, quand il est mis, d'une manière absolue, en tête d'une phrase : ^£J? <n^ po )/on*ln *a\ [/nhàln W^ ^*o celui qui reçoit par faveur, U faut aussi qu'il donne par faveur, Aphraat. 6, 5: ±î&i2\ peoi . voa^, ^*ooi I^aLo? ^o,v>Sn &n*£ ce que je vous ai prêche, ainsi je me suis conduit, Addai the Apost. 41, 3; >o^ >Màomo) ^/nnNv» 78nq pj<* V* ^*oia^ ... ? ) — L»j Eusèbe, celui qui (longue phrase incidente), notre royauté a ordonné à son égard. . . , Jul. 50, 12; ci i*|S Zoen ^é<n V^^ n*Sm? ^ la pierre que les fils ont rejetée, elle était' à la tête .". . , Ps. 117, 22, comp. § 298 e. Quelquefois, au lieu du pronom, le nom lui-même est répété : \4^o <-*? P©i-J po^ *&>m] prias pou^ . . . ? Ze tyran,parce que (longue phrase incidente), de cette manière le tyran négligea . . . , Jul. 44, 1. Quand il y a antithèse, la proposition absolue peut être précédée de lAmadh : ^omJ^f 20sji h+om pj? . . . PI \iold . . . 1^4^? <-*? q*-+|V>onS mais, quant aux prêtres du faux culte . . .j'avoue que je fus l'auteur de leur trépas, id. 43, 14. Il est rare que le nom, mis ainsi en tête de la phrase, ne soit pas repris par le suffixe : If^r*? +A î-Sr PI©

. yy o y »■ y oo 7 h o o o * ,^ ^ f

vi~àJ\ ^ ^.onSvi? piûj-o \ohx> . . . •> pépo? et moi, dans la pensée que tu es un homme intelligent qui . . . , la première lettre de notre Royauté t'a été envoyée, id. 16, 5, où le rapport de p} avec la phrase principale n'est indiqué que par le suffixe de v/onXV).

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