Chapitre XX
Construction de la phrase; accord du sujet et du verbe.
377. a) Le syriaque jouit de la plus grande liberté pour la construction de la phrase : les membres dont elle se compose, sujet, verbe, compléments directs ou indirects, adverbes et locutions adverbiales, forment une chaîne k anneaux mobiles, qui se suivent, se précèdent et s'enchevêtrent, selon que, dans le rythme de la phrase, les uns ou les autres doivent occuper une place élevée ou basse. Les membres les plus accentués passent en tête et les autres viennent ensuite, dans Tordre de leur importance. Grâce k cette mobilité, le syriaque suit pas k pas, avec la plus grande aisance, les textes étrangers, que T hébreu et l'arabe ont tant de peine k traduire; il n'a de rival sur
ce terrain que l'éthiopien, dont les constructions sont aussi lâches, comp. AeÛiiop. Grramm., § 196. On se rendra compte de quelles inversions et de quels enchevêtrements la phrase est susceptible, en comparant des constructions telles que les sui-
oo y o y y o * y o y . o o y y .
vantes : |<*-^? \±&» \± \2a*js> ^2^ >-»aia^ <n^ Zo<n ?snNv>) la tristesse s'empara fortement du saint homme de Dieu, Jul. 8, 3; <n-»-fioaa^. l»
P^ûaLdo 1$o^» P) Jo«j? ^ *u» pviSàSn l^oov^ loin de nom! que nous soyons traîtres aux prêtres de la divinité, mais nous les vénérons et les honorons, id. 43, 23.
b) Il n'y a pas de différence aussi tranchée, entre les phrases nominales et les phrases verbales, qu'en arabe, par exemple. Nous avons vu plus haut, §§ 342, 343 et 371, que les compléments et les adverbes suivent, en principe, le verbe, mais qu'ils le précèdent, dès qu'ils reçoivent une accentuation, si légère qu'elle soit. De même, le sujet précède l'attribut ou le suit, suivant l'importance qu'il a : dans les phrases verbales, le verbe précède ou suit: il précède dans les exemples suivants : ualpp — *? iSv>)
1 'nân ] »nàftJlg> Léontius régna dans Antioche en nom, Josué le Styl. 12, 19;* ufllûtoo?f vcx^ £û\ Eudoxe leur dit, Jul. 26, 24; £<nl \fiû) V^ ^oaVnSÉ^Lo 11*4» î^6 votre sollicitude soit grande pour les agneaux, Addai the Apost. 42, 17 : ) iéq 1^ ^^ ^oou^ %n&& l^ninww le tourment cruel de la misère leur suffit, Addai the Apost.
a pyyy**y0<it'*F
43, 6; après une conjonction : ]iaj*c +*^£» ^osamj? ^ \\s ^ p il ne te sied pas que tes serviteurs meurent de faim, Josué le Styl. 68, 9; \ldq* >a*» ^ lorsque le jour était brûlant, id. 63 ult.; V^??
^^ ^tybJ de peur que son nom ne soit blasphémé à cause de vous, id. 37, 7 ; <J?9o* *naJ? 9Zf ^ d'où sort le Jourdain, id. 21 pénult.; après un relatif: |£J-k,io Z001 V»^0? dont la ville était pleine, Josué le Styl. 32, 11.
Il suit dans d'autres phrases analogues : p*t* ^? qjlIbZ) ]2^<y\cn \\^o les Romains réunirent une grande armée, Josué le Styl. 60, 1 1 ; jio) ]-éNa, V apôtre a dit, jiol v jio notre Seigneur a dit, Aphraat. 10, 3 et 4; *£>+*£ ^hl+^o que notre ville périsse! Jul. 28, 14; ^o^a]o ^co vint^ JkUyio? 01^0 et toute la population de la ville était tumultueuse et criait, id. 28, 5 ; ^oou^ V^nio <±2] P? . . . >*^ >*ial juremoi que personne ne les tuera, Josué le Styl. 68, 1 1 ; fiû^ %-âJj ^ ^ooî-^Jooi Moà-àio § pendant que personne ne les reconnaissait nulle-
/nenJ, Jul. 26, 5 ; ? m-sZZ jL**? oiZoV»^» vèfràV>? ^>Sêj ASso p^?? de peur que, à cause de ceux qui étaient morts, la masse de l'armée ne se dispersât, Josué le Styl. 63, 3; v*Ns ^^ pajiU? ^h±c) quand les épreuves fondent sur nous, Jul. 32, 26; P t-J?)° ^V* P ) i*^? >or^ i^û-i. quelque chose que ne vit jamais un œil, ni n'entendit une oreMe, Jul. 11, 17.
Dans les phrases nominales, il en est de même : l'attribut précède le sujet : I^om <~»r»i |à^9 j-s^ ^oi r^f") awtfre cAose e$£ la passion, autre chose est l amour, Spicil. syr. 6 pénult. ; ? ^aJoi Tài*êio ^V*^ nombreux sont les hommes qui . . . , id. 2, 21 ; vo<nJio ^oi |j-»^>? \kio )oi\? I^^qam parce gue la sagesse de Dieu est plus riche qu'eux, id. 9, 17 ; ou il le suit : ^Qa&^ia*^? lllXnq o<n V*r>o le Seigneur est l'objet de votre service, Addai the Apost. 36, 2; o<n ^ ^oLjs? ]V)N*
fe «on^e cfe Pharaon est un, Gen. 41, 25; . . . p« ow^aLo ooi? V^ji là-»?ji? ooi ]as^ parce que cela même est la règle de conduite, Spicil. syr. 10, 23; comp. les exemples cités § 375.
Sur la place des pronoms, v. §§ 298, 307 et 319gr; sur celle des adjectifs, § 363.
378. a) L'accord du sujet et du verbe, ou de l'attribut, a lieu dune manière régulière, quelle que soit la place qu'ils occupent. Les exceptions que l'on rencontre, sont trop rares pour ne pas être considérées comme des fautes de copiste, plutôt que comme des négligences de style x.
Il ne faut pas perdre de vue, que la troisième personne du pluriel du parfait ne se distinguait de la même personne du singulier masculin, que par des lettres quiescentes qui étaient parfois omises, § 180. Quoique cette omission porte surtout sur des pluriels féminins (Vfc-o pour >^£4-d), elle n'est pas rare, non plus, pour les masculins (V^o pour o^4-o). Elle se remarque dans certains manuscrits où l'on affecte de rendre la prononciation plutôt que de suivre les règles de l'orthographe 2.
1. Comp. P?f f^20?, Jacq. de Saroug, Zeitschr. der D. M. G.f XXX, p. 241, 1. 13, avec P?| i o • / L ? qui précède de deux lignes.
2. Comme dans la Chronique de Josué le Stylite, v. préface p. VII. Mais cette confusion ne saurait être étendue aux lâmadh-aleph, où l'oreille distinguait le pluriel du singulier; dans la phrase suivante de cette chronique, p. 60, 1. 11, au Heu de : ohllo )\j^d {La* oaIoZ] ^ ÇiûOmï
b) Le goût du syriaque pour les constructions impersonnelles, § 325d, explique comment un passif demeure invariable : <r\ë7\ro ]Ll2dA \hj£b>s> ouo et il y avait écrits des caractères grecs, Josué le Styl. 59, 20; Vffiks £-*£> w£*jua*J ^«jikû ,? cu2s>a ]99<no ^fliNàVl4>^ >*220
^oomJo gn'on donnai Zes va*e« affectés à leur service et tous leurs ornements aux temples des idoles, qu'ils fussent . . . , Jul. 61, 21; comp. tëfr*yv> J?^ V*}^1 ^•olS ]o«j po e< tZ n'y aura jpfo* pour Zes Israélites d'absinthe amère, Ezech. 28, 24 (construction blâmée par Barhébrœus, 1, p. 241, 1. 11). Dans la phrase suivante, |ooi s'accorde avec le complément qui précède le sujet : liw>?s àV> oo<no jLé^î $1 lkl-j2 et des objets privés de sens furent des êtres obéissants, Apbraat. 19, 5.
c) Nous avons dit, § 354 d, qu'un collectif, ayant la forme du singulier, se construisait souvent comme un pluriel : «-^> l&^ 0001 ^ànn jLuyioî tout le peuple de la ville pleurait, Jul. 39, 27;
41, 1, etc. ; ouL] ^oia^ a*zj ses amies V échauffaient, Josué le Styl. 63 ult. ; de même, les noms de ville et de pays, pris pour les habitants : ^001 S non S \-±$z 0^0 olû-d ^atho) les Edesséniens se levèrent et f émurent les portes contre eux, id. 13, 15, comp. Overb. 172, 7.
Une double construction n'est pas rare : ôi/o, à i| ?v , s ë]ZZ\o o-à^o oof^o qi^iM^-LolMé'v)? et la population de la ville fut effrayée, à sa vue, elle s'enfuit et se cacha, Jul. 37, 19; V^l là&A «-^ àiaaûo
ôuo a-^s? e< Ze »eu d'habitants qui y restait, se livra à la joie, Josué . ' » «* 0+00 7? « .
le Styl. 73, 4; <jis vi à i? . . . oiZo^J] Zooi < àin<Vo e£ gue la population
se réunît . . .pour qu'elle entendît, Addai the Apost. 18, 2; , — 00 0001 ^i^èff . . . fo.urV) (tl^a Zom hàt^z] et lorsque toute la vûleftit
* réunie . . . eZZe se tenait, id. 18, 14.
d) Sont encore construits avec le pluriel, les pronoms indéfinis ou interrogatifs qui se rapportent k plusieurs individus, §§ 319 et 320 : oïL^ ^éJ] ^éJ] ^ïp? qu'ils s'en aillent cliacun
chez soi, Jul. 33, 13 (comp. <*LIi^ ^j] ^) Mp? id. 32, 19); o*oa otl^^ ^ooiJLû j* f» ^*? chacun d'eux demeura dans sa (foi), Rabb. Overb. 160, 21 ; oo« ^*ô>^ ^o«Jip quelques-uns se repentaient, Jul.
!^, il faut lire \jr^° &-*Jo et traduire : Les Romains avaient réuni ttne armée nombreuse; elle alla camper.
30, 26; »*^ ^isvi4>? ^onNn vous tous qui m'entendez, Addai the Apost. 41, 2; llLo ^oij ,-£ quels sont lesjilsî Aphraat. 10, 18, v.
§ 319 a; même, après <-£ ^ : \r*\ r^^* ^ r4* v0}^ P? qu'aucun de ces hommes ne voie, Deut. 1, 35.
379. a) Lorsque le sujet se compose de plusieurs noms au singulier, l'attribut prend le pluriel; si les noms sont de genre différent, c'est le genre masculin qui l'emporte : uo^jscxno >riê(^ ^j V* o^-à, Patricius et Hypatius assiégèrent Amid, Josué le Styl. 47, 10; vMfliiO oûlo l^ai. r^cL oo<n ^iVito il y avait là Avida, Labbai et Haphsai, Addai the Apost. 18, 15; V*ob <^1 ^<no^\c>i jnV)ov> au pouvoir duquel sont la hauteur et la profondeur, poème d'Alex., Ckrest. Knos, 107, v. 3; ^Jiïio 2^/p^ ol£|S «kslal «^> ^o<ji sa compagne et sa mère V engageaient constamment . . . , Rabb. Overb. 161, 1; oo<ji ^alsJ li3?o ]^\! «^û ^'pûlc toute la confrérie d'hommes et de femmes était pure, Addai the Apost. 50, 9; V^° lîr^ 00(n \ù^^ des hommes et des femmes se faisaient baptiser, Act. 8, 12, comp. Matth. 21, 31 et 32; \&><uo ^ ^?oll p )% à>no les crimes et les méfaits n'étaient pas peu nombreux, Jul. 38, 22.
b) Cependant le verbe ne s'accorde qu'avec le premier nom, lorsque celui-ci forme le sujet principal ' : <nj£I>o ooi . . . ^f V> ]+* <wSéié il assiégea Amid, lui et toute son armée, Josué le Styl. 42, 5 et 14; ffulio ^*ïZo ^5i . . . Zom zh^j elle descendit, elle et ses deux fils, Addai the Apost. 10, 22; l^o llaio \XsLo \Lo\ \oa% ^b&\ quand eut lieu le tremblement de terre, la disette, V épidémie, la guerre,
o o y 4i pi» o o oy y
Josué le Styl. 1, 3; ]bJbo* ,-io V*û?o |^^^ ^o» yen >+^d l'holocauste et le sacrifice sont bien supérieurs aux fautes, Jacq. de Saroug, cité par Barhébrseus, I, p. 63, 1. 16; quand les sujets sont séparés par une négation : *-âJfl )o<ji J^ JméN* ^| Po ^dj p niAbgar, niAddée V Apôtre ne forçaient personne, Addai the Apost. 34 ult.
La position du verbe n'influe guère sur son accord avec le sujet; comp. cependant t-*-^- t-éJjXos ^ko ILôJo \noza2 ou^s avec tlâJo )Uho) ]1^1 ,-éJ^os ^z ^jJLolg, Aphraat. 24, 1 et 4.
c) Quand le sujet comprend des personnes différentes, l'ac-
1. Dans les exemples qui suivent, nous évitons un parfait à la troisième personne du masc. sing., en dehors des lâmadh-aleph, qui seuls distinguent P*r la prononciation le singulier du pluriel, v. § 378 a.
cord a lieu avec la première de préférence aux deux autres, et avec la deuxième de préférence à la troisième : ^éïï?^v> oio^d a^k ylo p] ^.aoot nous étions à Vabri à l'intérieur d'elle, moi et
un autre, Josué le Styl. 26, 19; w^àJ|o p) h^ôm \oh )vnr>ÉÉ»ào nous <&ioji£ dans im grand souci, ma femme et moi, Sindban 17, 12; pic ^ooiioî ,-iû p) >éïïTééV> w>/nnSV)o mon royaume et mot, nous sommes innocents de leur sang, Jul. 70, 13; jt>^o Veo te) \o± entre, toi et toute ta famille, Gen. 7, 1 ; ^ûo £j| }!» tu vivras, toi et ta famille, Jérém. 38, 17. Suivant Barhébrseus, I, p. 62, 1. 20, on disait: 2>j|o sjoo^s *£>&+ Pierre et toi, vous êtes assis.
La personne qui parle d'elle-même, emploie souvent le pluriel pour le singulier : ^oct *Ss *£>h-\fn\ ^A^^h^i ^^m le sujet que
nous devons traiter, Josué le Styl. 7, 1 1 ; ,-io ]im £o<n \*±i ^ a^ vJ.éS? ceci n'échappait pas à notre esprit, Jul. 34, 15.
Il est plus rare qu'en s'adressant à une personne unique, on emploie le pluriel par respect : ^osulnnVn votre Majesté, ^ooZocA votre personne divine, vaaZnnSv> votre personne royale, Jul. 34, 35, 36 passim.
Une phrase relative est construite quelquefois a la troisième personne, quoique se rapportant à la première ou à la seconde, v. § 408.
Chapitke XXI.
Des phrases négatives.
380. a) La négation P précède le verbe sur lequel elle porte: ]1>J±£>Z ^ooulio féù* p ^ôL^* V^o à cause de nos péchés, il ne tira pris vengeance d'eux, Josué le Styl. 6, 13; ^»o *-»qi àftv» Jb ^éJ| ^aoLa) P \hhin il ne resta personne, à qui il ne f lit arrivé du mal, id. 72, 16; oooi ^«nw>i |3 ^âjp Us n'épargnaient personne, id. 72, 19; niû*
\jdZZ] P son sang ne fut pas vengé, id. 78, 7. Souvent, elle en est séparée par une particule enclitique : ^àV» j-s^ P car il n'est pas possible, id. 80, 1 1 ; ^oéWéé.^ )1±i ^ p M n'échappe pas à ta pieuse personne, Jul. 29, 13; wO?l >o^ p il ne convient pas, id. 40, 12; \A ^ Laajo ^ p le miracle ne nous suffit pas, Josué le Styl. 21, 12; plus rarement, par plusieurs mots : voonàjaj vli£> V*ô<jiP ne nous pressons donc pas, mes enfants, Jul. 28, 23; ^od2>j ^ p?
. ajào^-àJ ^ooi/onSSf) fo^ ^a3| q/in gw€, lorsque le gouverneur de leur royaume les pèsera, ils ne soient point trouvés ..., Aphraat . 90, 3.
b) Dans ce cas, il est plus usuel, que la négation, séparée du verbe qu'elle modifie, soit renforcée d'une copule, soit ooi avec lequel elle se contracte en a^, § 375/, soit avec ]o<n} § 334 J; il n'y a- au surplus, aucune différence de sens entre ai* et \oa% p : \éla .oci^, ^éV>éé>S b^\cUf£co \cu] a^o ce n est pas en vain et in-
utilement que les foules les menaçaient, Jul. 29, 15; <£o<n ]l^i j-s^ a^ -lliâ £ )i<n car ceci n'échappait pas à notre esprit, id. 34, 15:
oi y y '«•» p *p po yy x
1^ à^oàio . . . t/nêV> | à 1| nS o^9 de ce que tu n es pas offert en
sacrifice au mortel . . . , id. 51, 5 ; mhia* lo las ^-»| a^ ce n es/ pas
çneje craigne sa colère, id. 30, 18; V^f^ ^mio ouIaa ^.ld |o<n p ce n'est pas par nature que l'homme agit mal, Spicil. syr. 12, 21; p 4^1 viJ-^ ^2> Jooi je n'ai pas parlé d'après moi-même, Aphraat. 7, 7. La copule ]o<* demeure invariable : fc-*)f4ia^ Jo<n p . . . I^o^ * )Iis^ les choses . . . ne sont pas complètement privées, Spicil. syr.
4, 17; ^vaM^^àV^ ^>moY>l )\nif j^ Jooi p on ?ie trouve pas sept lois, trf.l8,14;ouelles'accordeaveclesujet:vo«-i^ïoo<ji p? ^•Sê| |^o9Z|
vo3j des pays qui ne leur appartenaient pas, id. 19, 3, ajoutez les exemples cités § 334 b.
a^ et 1o<n p se rencontrent également dans les phrases nomi-
Dales : P^?o ^aJ| |$ai,l a^ ils ne sont pas peu, ni en petit nombre,
Jal. 67, 1 ; ^o<n Unn ^oJ] |<ri\ a^. ^ alors qu'ils ne sont pas des dieux par leur nature, Addai the Âpost. 27, 3; 44, 1, comparez §3344 pour|o<* jS.
c) Lorsque la négation est spécifiée ou complétée par un nom ou un adverbe, elle peut se mettre devant ce nom ou cet adverbe, au lieu de précéder le verbe : <nJU^£> «^s&J ^aaiio **J| p que personne n'ait de doutes dans son esprit, Josué le Styl. 72, 16;
a*]«fvViN yLi) ^éJ| Va^, p il ne lui plaît pas d'être vu par quelqu'un, Spicil. syr. 6, 19; ^éW> V^ê^p nous ne sommes pas encore arrivés, Jul. 46, 16; ^aa^ Jo<ji ]}m ïqoIïo ^ ]h que jamais vous ne vîtes, Addai the Apost. 29, 18; elle est séparée du verbe, alors même que le nom ou l'adverbe est rejeté a la fin de la phrase : v^i^o p «0,10 ^o ^Snè■ je n ai rien reçu de ma me de toi, Addai the Apost. 48, 11.
En pareille circonstance, la négation peut être aussi a^ ou \om p : 0001 ^éôîI \a3*c naIû ^oééSo o^ non-seulement les paysans sortaient, Josué le Styl. 44, 9; yèlA* |omJ yiiiSr) waio ï nS o^o et non-seulement nous devons être associés à ses douleurs, Jul. 11, 2; yilso ^^u^oi )o<n po et non pas seulement ces choses-là, Addai the Apost. 10, 4; ajout, les exemples § 3345.
d) En dehors de ces cas, une négation qui porte sur une phrase entière, peut ne pas précéder immédiatement le verbe. quand elle est répétée et qu'elle a le sens de ni ... m : fs. P
ooooyooy^ooy
]ld] \*om \ZhJ) $o...\a] |ooi ]f£\ ni un homme n'est père, ni une femme n'est mère . . . , Spicil. syr. 11, 3; po . . . o^k ]llà jonon P oûLiâ] ]Ki \&bq£> ni les mauvais astres n'ont forcé . . .ni les bons
o o y o o y * o oy t o
astres n'ont persuadé . . . , id. 14, 12; *»l . )t*£"? ^^S ^s<n p» p *^| )1^ 1i*nS ^Lambte )bfiû $ ni le vinaigre ne se change en vin, ni l'amertume ne peut se changer en une chose douce, Aphraat. 97, 4.
lo
e) La négation doit être répétée devant chaque nom : P<
o y o * y tt y o o y
\Σlè, po . . . lifàaaa ^io f» Po . . . \iauo ni la lune . . . ni une étoile . . . ni la mer . . . , Spicil. syr. 3, 17, comp. Rom. 8, 38 et 39, cité cidessus p. 153. Mais devant chacun des verbes oui se suivent, la répétition n'est pas nécessaire : r^o . . . <nhàY\±JL p] \s^ p
fia* je n'abandonnerai point son culte et ne ferai point des tiares, Addai the Apost. 51, 19 et 21 ; juLq \so±o jS qui ne cesse, ni ne fait défaut, Josué le Styl. 2, 8; ^do^ljo . . . <-Lo<jia J ouaJ p ne déslionoronspas notre race . . . et ne fuyons pas, id. 58 ult. : • o*j*éO- z\ po ^oà^oZo ^n nS *c\siO ^onà9in et vous ne vous êtes pas indignés en vous-mêmes, vous n'avez pas été attristés et n'avez pas vengé, Jul. 19, 15.
381. a) La négation précède immédiatement le mot sur lequel elle porte exlusivement : 1,-aVïs <-^£j | jJû£> l^L\ p . . . ]2a11
J j-M£> ,-isiJ jj éV>\ 2uJ^û| po les animaux . . . ,les non- carnivores mangent de l'herbe et les non-herbivores mangent de la chair, Spicil. syr. 7, 21 ; JLJ? p? )!**, ^oal une charité abondante, non trompeuse (qui n'est pas celle de la ruse, § 3176); ainsi jS? se met devant un substantif, avec le sens de sans, § 294, 3° : lii*oi jh sans inteUigfence, V— 't— °û-s P? sans ordre, etc. ; ou devant une locution adverbiale : té?>© (b injustement, Jul. 31, 2, comp. V0?}10 avec raison; '*)qx\g typas peu, Josué le Styl. 7, 8; %ooui£>}£> p? ^hu^ qui meurent
prématurément (comp. ^ *6r> HlfiÇ, Eccles. 7, 17; bî nbïïï TIP, Inscr. d'Eschmoun., 1. 3); ou, en répétant la préposition devant la négation : ^oiiio^o |L> con*r* leur volonté, Jul. 69, 18; de même, p devant un adjectif donne à celui-ci un sens privatif: Rn«v> P immortel, v. ci-dessus p. 159, 1. 2.
JJ On trouve aussi P isolé, avec le sens de rien, néant : -ioo* *o P |oai o^ ^.io aujourd'hui sera déjà le néant dans . . . , Jul. 50, 10; ou, comme phrase elliptique, non, p pf sinon, non : M J ]]S] P o| V»'oJ V^<" que je voie s'il y a ici un chemin, ou non, Sindban 11, 10; îiiÉâVin +ks> p p]?. ^2û po mais non! Seigneur, car je ne renierai pas le Christ, Martyr, homer. Chrest. Knds, 48, 10.