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Chapitre XXVIL

Des constructions irrégulières et des changements de construction.

415. Les ellipses ne sont pas rares; elles forment les constructions brèves que nous avons déjà signalées, en partie, dans les chapitres précédents, comme les phrases nominales sans copule, §375 a. On en rencontre dans les phrases négatives :— muILûû

P r-Aouiiaoo ^l* ^-t^&io nous nous réjouissons des unes et pas des autres, Spicil. syr. 10, 19; ajout, les exemples cités § 3816;

» y y o yy ■* y o o ,

Jû^ld ^»2^ po |*iii\r) à^t*^.) V4-^ je passe pour un sot à tes yeux et non plus pour un roi, Jul. 53, 3; dans les phrases hypothétiques : }SV* ^r^2* \'° (pou1* voir) s'il donnera des fruits, Luc. 13, 9, comp. Marc 11, 13, cité § 412a; *-*^^ ^1? f«l tira l'horoscope

(pourvoir) s'ûréussirait, Jul. 71, 26. Parfois elles ne portentque sur un membre de la phrase : |?<n ^ ]y* o] %iùa> ^i qui a vu au entendu (une chose) comme ceci, Jul. 23, 5; v. autres exemples §§385c, 395 d, 398.

416. Les changements de construction ou anacoluthes sont communs dans une langue vulgaire; nous en avons des exemples §§ 329, 376, 378 c, 387a, 388a, 391, 410c : les espèces en sont variées*, comp. les passages suivants : ^ooil* +*£&> . . . ^u] 2^| <J s'il y a quelqu'un . . . qui ait besoin, Rabb. Overb. 217, 12; avec ellipse de la phrase principale : .^,^09 ^»$z ^-t^oi? l^s^ ^°^^ r° . . . ^dL^<n ^a^ oi^o lorsque vous venez à scruter ces deux commandements,~ or si Us..., Aphraat. 24, 7, aj. Spicil. syr. 3, 3, cité § 3966. Il y a ellipse et enallage dans cette phrase : V*» )<*-^-£> Ml l*2cu VU |fc-àioo p) )liJL pjo . ^o ,-vo ]u) ^ yû^z P <j? je jure par le Dieu vivant que si tu ne me rends pas justice contre monjils, or (tu verras) si je ne bois pas (le poison) et si je ne meurs pas, Sindban 14, 5.

417. Les parenthèses se rencontrent principalement dans les phrases étendues, en voici un exemple entre autres : Vi — -»? \l*t

>*49i p| I^l. maintenant, au sujet de la disette que tu me pries de te dépeindre (c'est un sujet sur lequel je n'aurais voulu rien écrire), je me fais violence, Josué le Styl. 31, 12.

Liste des principaux termes techniques et des

divisions en usage chez les grammairiens

syriaques.

V-*?J efèoç, espèce, mode; 1— *?| les espèces des noms d'origine, v. \£o+bmt£>j B. H. 1, 16, 20; les espèces des noms, en général, v. pu*, B. H. I, 5, 26; l^io^o ïl{) les modes du discours, id. I, 90, 11; 91, 19; ci-dessus p. 139, ce sont : \ùma renonciation, PjâJ* l'interrogation, V—J^os Vordre, foglnz la supplication, 1*-*^° l'interpellation; foSsn saX?| fe$ modes du verbe, suivant la même division: loaias l'énonciatif ou Vindicatif, \Ù^\aLû Vinterrogatif, |?ûûa l'impératif, lifflàr^v> le précatif, \*o+û le vocattf; une sous-division comprend : p^àio le désidératif, )iinwsn l'expectatif, p^iofài Vadrnvratif, B. H. I, 92, 1 et suiv. ; comp. \h\ ^llî Ja^D ci-après.

^1 groupe des préformantes des verbes dérivés, B. H. 140, 3.

\xl»4] solidifié, nom qui ne forme pas de verbe, v. )±a~*>, B. H. I, 46, 9; ces noms sont dits aussi P^oo^l JoLsû-â,, id. II, vers 128.

UaiiLj, iLJUai, la manière d'être, B. H. I, 196, 5.

tlL| qualificatif, v. V0*-

]^all»| qualité des noms et des verbes, actifs ou passifs, B. H. I, p. 36, chap. 6; on distingue quatre qualités des noms : J-Loîoû^

celle de V actif, \tn*(\h* celle du passif, 1/0*1 n VoIéOééV» l'indication d'un état acquis, pu© /oIéOééV» l'indication d'un caractère, B. H. I, 36, chap. 6, et 40, sect. 6.

^-mjioZj^J est, est dit \bicu** parfait, i*U)\ ^\S, quand il est verbe

et renferme l'attribut; il est | /.;*««, £*aSU)\ K^J\S) quand il est copule, et foiOàto», quand il n'est pas exprimé; verbe, il est encore appelé Kô\ ôv; copule, ^4««5i èortv, B. H. 159, 9 et suiv.

Jk-O£oà*| particule servant de copule entre le sujet et l'attribut dans les phrases nominales : )&*»££? j^iJZo^») = ooi; fo.AiZoE— | <n ^éSo foinoi particule féminine de l'être avec héquiescent = **<*, B. RI, 230,5 etlO. ^

*a3^ aleph, ^.àMnZ *aS^ aleph réfréné, articulé comme consonne, *>♦*, B. H. I, 197, 9, v. ]m^Z'y \J£L qui a un aleph, v. f*^2.

iœ] groupe des affixes des verbes; iLkZJûoJ |L^ verbe qui

a un préfixe ou un suffixe; l*-*2aio) p )2^io verbe sans affixe, B. H. 1, 89, 17; 90, 13; Elias de Thhan, 40, 8; 41, 2. On appelle ces lettres analogues, j/nèVi? Z6z)} parce qu'elles forment des temps analogues, l^o^io? >*^£d, le présent et l'imparfait qui permutent entre eux, B. H. 89, 17; 90, 14.

P^tf] axoiy&a, éléments; )àftÉnnftm, jnÉnnft m|, jiinTnnftm, élémentaire, B. H. I, 157, 10, 13; 158, 2; 167, 15; 193, 8.

l3o*Âtf] espèce, ox^l^a; l*ûLa»J les espèces des noms d'origine, suivant Jacques d'Edesse, B. H. I, 16, 27, v. l^o^-àô.

)i*\ particule, lien entre le nom et le verbe : !•«*« J^ij parti-

o oo y o en ooo o p**

cule utile ou ]iiSnm \^\ particule d'ornement; \+^ \js>] particule nécessaire; )éC\*hrtlm ]+&) particule formée d'un élément, les proclitiques ^> ? o \ B. H. I, 157, 10 et suiv. Les particules né-

* o y *• oo y

cessaires sont divisées en celles : du temps, V^l ; du lieu, V^^l ; de la cause, JlJ&^t; de la confirmation, £*$a*; de l'interrogation, \iKr\t, ; du doute, lilLas ; du désir, llojoi ; de l'explication, ViAIn^ ; (2e Za comparaison, ji'éV^so ; de 2a négation, liviifo ; de l'admiration, p jio?àio ; de la plainte, \*2£?oa jio ; du vocatif, V»o^ ; de fo diminution ou de l'augmentation, \b*n ozo }^ao? ; du dégoût, liiSmv» ; de l'hypothèse, ]l£u^90<n.

y oy o * y oy

*in*ml3asj énonciation, dnc6?avatç; a^aû-k^lsas) énonciatif, dwcofav- Ttx6ç, B. H. I, 14, 22; 78, 26, v. )ûmj et lia^.

)Zo2)partàctde, lettre, <*-*>*» ; l^^i^o |i.o^.| voyelle ou semi-voyelle, \hA\n $ )loZ\ consonne, B. H. 193, 16; 194, 7; Elias de Tirhan, chap'. 17 et 26; jLûaZ^b l corwonne, Jacques d'Edesse, Lettre sur l'orihogr., éd. Martin, 1, 2, 9 et 11. B. H. 1, 196, 5 et suiv. divise les consonnes en : {à^uto^* gutturales (ou t^f*, id. 111 pénult., jLaJ^, Elias de Tirh., chap. 26), jklii^i sifflantes (aj. iLiîLà» labiales, B. H. 185, 10); izolL* fortes ou explosives, \^^~ dures

o o y Mo o o *w

(comme les lettres redoublées), \b**aï molles ou aspirées, )M±^o moyennes, \hl*ifermées (sourdes), \h^lh^ ouvertes (sonores), \h"*\\

supérieures, \blh*z. inférieures, IM'inspo emphatiques, )&*U douces,

|L2a»9 et I^U* concordâmes ou disparates, selon qu'elles forment ensemble un groupe harmonieux ou choquant; |-£ou*Jo J-ioZj fe#re* faibles (les semi-voyelles 1 o **), B. H. 240, 24; jkliiaiz^'J ou foiiâàysY) 'J, lettres assimilées (cachées dans une autre), B. H. I, 197, 23, v. ci-dessus p. 105; jkûlî^'ï ou ffiini^&so lettres dérobées, B. H. 202, 13, v. ci-dessus p. 100; 1&I&^ ') ouflïiSr»*&j2 lettres factices, supposées par la prononciation, mais non écrites (1 o **), B. H. 203, sect. 7; ]h ïi ïXéi?s v» '} lettres qui permutent euphoniquement, B. H. 205, sect. 10, v. ci-dessus § 39 ; )h'ï\*moli£> '| lettres ajoutées a un mot pour le distinguer d'un autre, B. H. 208, sect. 11, v. ci-après ) nS? >*Joi; llg^c ') lettre articulée, Uc^o '| lettre absorbée, inarticulée, B. H. % 229, 21; 242, 24;

^éISéIZZ^o '\ consonne mue par une voyelle (elle est dite aussi ]i±J> et |L^oI?, B. H. 1, 197, 24; 205 ult.; 206, 12 etc.); }L±± \ lettre quiescente, prononcée sans voyelle; foSnNs '\ lettre affixe (qui entre dans un mot comme préfixe ou suffixe), v. [/nSnSs ; )k*ok3 'f lettre qui attire un p'thâhâ (gutturale ou riô); |à-*-*ks '] lettre prononcée avec la voyelle a; ]b*A&] '] avec la voyelle â; }£$*£* 'J avec la voyelle i; 1^$*^ I ou foyiàV| avec é; K^^ 'I ou foniVis avec ou, etc., v. ci-dessus p. 74 et 75.

7\9nB^o groupe des lettres aspirables, v. ci-dessus p. 112, § 119.

SafO groupe des proclitiques, v. p. 275, § 289; V^o^ mot composé avec une proclitique.

«flV»nr> groupe des labiales, v. p. 29, § 25.

P»«o virtuellement, opposé à f/oignv/io effectivement, réellement, B. H. I, 79, 23, 188 passim; Elias de Tirhan, 25, 13.

|/qé?Véo espèce des noms d'affinité et d'origine, spécifiés par les suffixes . ° J Jx, i^J, v. §§ 250 et 254, comp. £?|, )3ûIâ»|,

00 ** OÙ y* Q O O + t

\M^^} \*£>13Z. On distingue V affinité de caractère, J^^oo? *o et

V affinité d'origine, fo«Xr>a* ^o ; la première est dite foiiin ou )2LÉMii»o| naturelle ou substantielle (ex. \iLohfait d} esprit), ou k*io?

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