V. notamment Wright, Catalog. of syriac manusc, p. 587 a
2. Outre l'ojoajt H2"nK, la cabale a Vatkbai TO'TW qui était l'inversion complète de l'alphabet, le H valant le K etc., et Yalbam DD'^K, suivant lequel l'alphabet était coupé en deux au ? et les lettres d'une moitié étaient prises comme l'équivalent de celles correspondantes de l'autre moitié, v. Buxtorf, Lexicon talmudicum à ces mots et les abbreviaturce de la lettre H dans la nouvelle édition du Dr. Fisher.
les subtilités des discussions talmudiques poussaient dans cette voie, mais parce que Bardesanes est le premier et le plus célèbre des gnostiques de la Syrie et devait naturellement endosser la paternité de tout ce qui touchait aux sciences occultes. Son introduction dans la littérature syriaque est due sans doute à la secte des gnostiques; elle remonte du reste haut, car on en rencontre déjà des traces dans les manuscrits du VIe siècle K Voici, d'après les manuscrits 2 Tordre que présentait cet alphabet comparé avec l'alphabet ordinaire :
Bardesanet: ^o^^ ànSSn ouoia Jo ^^J o)^ Ordinaire: ^f° ^» ^VlSn %*&*» l©'<n r^>]
Dans cet alphabet la permutation des lettres n'était pas obtenue par un renversement des pieds à la tête, comme dans Yaihbaë ou par une coupe en deux moitiés égales, comme dans Yalbam de la cabale juive, mais par une combinaison de la valeur numérique des lettres. Deux lettres permutaient en effet, lorsque l'addition des nombres qu'elles représentaient, donnaient au total 10,100 ou 1000; a cet effet une unité prenait la valeur d'une dizaine pour s'additionner avec une dizaine, une dizaine valait une centaine, quand elle entrait en calcul avec une centaine, ce qui n'a rien que de très normal, comp. § 17 ci-après3. De cette manière ^ représente |, <-* représente ud etc., parce que leur total est dix, v qui vaut 50 forme un total de 100 avec <n qui a la même valeur, élevé au rang des dizaines. Mais pour les quatre dernières lettres «-of*^; T alphabet syriaque s'écarte de la règle, à laquelle l'atbab juif était resté fidèle.
15. Les noms des lettres dont quelques-uns seulement donnent un sens incontestable paraissent être réellement d'origine phénicienne4 et non pas araméenne comme on l'a pensé. Ils remontent a une époque lointaine et sont le bien commun de