Chapitre in
Des signes de numération.
16. Les signes de numération syriaques tels qu'on les trouve usités dans quelques manuscrits (Land, o. 1. I, p. 94, comp. notre pi. 3) descendent au premier degré de ceux des inscriptions palmyréniennes, recueillies par M. de Vogué (Syrie cent.) et à un degré plus éloigné du système de numération phénicien. De plus que le palmyrénien le syriaque possède un signe pour le nombre 500 ; ce nombre était exprimé en palmyrénien par le signe de 5 placé devant le signe de 10, tandis que le nombre 50 était indiqué par deux signes de 20 suivis du signe de 10. Dans les inscriptions palmyréniennes du VIe siècle de l'ère macédonienne, le signe du nombre 500 est souvent sousentendu, comme allant de soi, et on n'exprime que les dizaines et les unités ; le même fait se reproduit aussi dans les nombres syriaques où souvent l'antécédent -f- est omis. Comme en palmyrénien le nombre 100 est noté par le signe de un suivi du signe 10, mais ce dernier un peu modifié ; le nombre 300 est donc formé de trois signes de 10, tandis que 30 se compose du signe de 20 et de celui de 10. Le signe de 2 n'existe pas non plus en palmyrénien ; en syriaque il affecte la même forme que celui arabe, ce qui portait M. Land (1. c. p. 96) k croire que ce signe aurait été importé de l'Inde; M. Rœdiger3 au
1. V. M. Deecke dans la ZeiUchr. d. D. M. G., t XXXI, p. 102 et suiv.
2. Y. notamment la Semititche SchrifUafeL, entworfen von J. Eoting, Strasbourg, 1877.