‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 30 sur 209 · V. J. Derenbourg, Manuel du lecteur , p · texte numérisé non relu

V. J. Derenbourg, Manuel du lecteur , p

2. V. J. Derenbourg, Manuel du lecteur, p. 209, et les citations note 2, ajout Freytag, Einleilung in da% Studium der arabûchen Sprache, Bonn 1861, p. 67 et 81. M. Derenbourg pense avec raison que le nom arabe si répandu de Dja'far peut être une prononciation de ce genre pour «Juu. Ne pourrait-on pas aussi considérer que le mot araméen |pTH image qui paraît avoir été aussi usité en syriaque, répond de la même manière an grec iuttôv, gyr. P-OOa?

3. Le rapprochement que fait Ewald, Lehrb. d. hebr. Spr.y p. 135, entre

b) Le riô se distingue du youdh par le roulement que fiait entendre Pair, lors de l'articulation de cette consonne. Si ce roulement, au lieu d'être effectué au bout de la langue, est produit par le refoulement de l'air au fond du gosier, comme dans les prononciations grasseyantes, cette consonne confine les gutturales, des propriétés desquelles elle participe dans le groupe sémitique du nord, v. § 88. C'est pourquoi Barhébrœus (QSuv. gr., I, p. 196, 1. 13) l'appelle une gutturale bâtarde ]^o*^ ]&~fcOj*. Mais cette aspiration était une cause d'affaiblissement qui le faisait rentrer dans la classe des liquides ; il permute en effet facilement avec une autre liquide, § 34 a, ou est évincé, §110c. En syriaque, il apparaît dans des compositions syllabiques, oix on est habitué à rencontrer la nasale noun, dans d'autres dialectes K On doit donc admettre une double espèce de riâ : un riô dur et un riô aspiré K Le riô aspiré était devenu de règle, le riô dur susceptible de redoublement ne se rencontrait que dans quelques mots, § 115.

c) Le lâmadh prenait quelquefois dans la bouche des Syriens occidentaux une prononciation emphatique ^éééS^ gViS. Cette prononciation dans le mot alâhâ Dieu, était empruntée de l'arabe allah; mais dans les mots syriaques, elle avait lieu lorsque deux lâmadh se suivaient sans être séparés par une voyelle pleine, comme véSNy> mcdUn; c'est un tort, dit Barhébrœus, car, suivant la grammaire on devait faire entendre deux articulations distinctes, mcd'lin; les Orientaux qui avaient conservé le redoublement n'étaient pas entraînés à faire cette contraction, et ils prononçaient malHin 3.

Dans d'autres cas, au contraire, il était très faible et faisait entendre un son mouillé, comme chez nous le double l dans

1!Û2 et *\& être droit, juste n'est pas immédiat On doit supposer les intermédiaires 1I&9 et "HPH, y. plus loin § 31. Que la racine Itftf avait autrefois le même sens, c'est ce qui résulte notamment de Isaïe 1, 17; 3, 12; 9, 15 ; de même » *é ao vieux comparé avec tthBT suppose un intermédiaire, comme U*^.

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