En syro-palestinien v. Land, Anecd. jyr., IV, p
3. V. Barhébrseos, Œuv. gr., I, p. 196, 1. 20; comp. Nœldeke, Neu- •yr. Qramm., § 27; cette prononciation est également mentionnée par 8a'adia dans le passage cité par M. J. Derenbourg, Manuel du lecteur, p. 209; comp. aussi Wright, Catalog. of the ayriae manuêc. 104 a, L 4 et 6.
II, 40). Cette prononciation vicieuse se retrouve en néo-syriaque (Nœldeke, Neu-syr. Gramm.,% 23). Les Jacobites se défendirent mieux contre une altération aussi forte, mais ils décèlent aussi une tendance analogue l. Il est de règle que dans les noms formés par réduplication d'une racine géminée, le ^ ou ** seconde radicale se confonde avec la voyelle de la première. V. § 110e.
a) Beth et pé durs n'avaient pas conservé la même force explosive qu'en grec. En fait, le pé syriaque était l'équivalent du bêta grec, comme le remarque Barhébrœus2 et son observation est confirmée notamment par la forme Y*$$otàâ de fott»iv Jean, 19, 13 3. Cependant en général bêta grec est rendu par beth syriaque, comme le t:i par le pé dur, quoique le xi eût une prononciation beaucoup plus forte 4. Le <p était aussi exprimé par un pé syriaque, ce qui devait nécessairement susciter de l'embarras à un Syrien. Dans sa propre langue, nul n'a besoin d'un signe pour connaître la prononciation dure ou aspirée d'une lettre, mais dans un mot étranger une distinction était nécessaire. Comme le pé syriaque aspiré correspondait bien au ç, on songea à distinguer le ici. Les Syro-Palestiniens ressentirent
1. Comp. V*^ ou ]***> fuseau, Bar Ali, éd. Hoffmann 45, 90, en hébreu *?3n et Tin avoir les douleurs de V enfantement , "Nil trou Tf^** caverne v. "ïftn creuser, btâ et ^DtJ traîne de robe v. ^fi# descendre bas, comp. ar. J^*> J^o et J^-*>, J^j et ^}.