‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 35 sur 209 · Pour le passage de qopb en hetb, voyez ci-après · texte numérisé non relu

Pour le passage de qopb en hetb, voyez ci-après

2. M. Merx, Grarnm. syr. p. 144 et sniv. compare l'éclosion des langues sémitiques à la pousse d'une plante. Le germe, dit-il, donne naissance à la racine qui produit la tige d'où sortent les feuilles; de môme un germe bilittère engendre une racine trilittère qui elle même engendre les radicaux. Cette comparaison est évidemment mauvaise, car la tige sort du germe aussi bien que la racine. Mais comment comprendre ces deux états successifs de la bilittérité et de la trilittérité? Une racine n'est qu'une analyse, une abstraction fictive, dont la réduction aux consonnes seules a pu se présenter facilement k l'esprit des Sémites, -aux yeux desquels les consonnes sont les éléments constitutifs des mots (fo>lm^a&ttj \£oL\ ffToiyeta), tandis que les voyelles n'en sont que .les accidents qui les

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mettent en jeu (Jk-aAJ pukcUion»). Mais une racine suppose nécessairement un mot, comme une analyse suppose un composé; on se demande donc par quel phénomène linguistique , l'état- bilittère serait devenu trilittère.

vient souvent de la dernière radicale, elle est souvent aussi occasionnée par la deuxième ou la première, comme dans les racines concaves ou celles pé-aleph, comp. yà muter avec "|oô, P*»j marquer et {*»$ etc.

Quelques mots sont, il est vrai, monosyllabiques, et la tendance qu'ils affectent à prendre la forme trilittère n'a peut-être rien de primitif1, tels sont par exemple : ,-» main, Jûa» nom etc.; mais ce ne sont là que des exceptions qui ne préjugent en rien la question. On rencontre également quelques rares quadrilittères; qui ne s'expliquent pas par le redoublement d'une racine faible ou d'une radicale, et qui témoignent de la puissance créatrice d'une langue, mais le principe de la trilittérité n'en domine pas moins tout le groupe sémitique.

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