‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 37 sur 209 · Les palatales permutent facilement entre elles : CM et · texte numérisé non relu

Les palatales permutent facilement entre elles : CM et

InâSi rayon, \h^û arc, U-*-c sagittaire, fo/>,v> ou \LjzJ*> rhortier (rac. *&i), ]rar>a^ rat, hébreu 1MP, J^r^a soufre, hébreu et syro-palestinien ITTE}, )Zu^a^î verre, hébreu ITpWJ.

a) La permutation d'une palatale avec la gutturale %ê que nous avons constatée dans la formation des racines, § 27, est également dialectale, ainsi : V^i" et £°r*2 ./«une paille ou citron (Bar *ali, édition Hoffmann n° 4046), Vo?'ûm et ^qm balbutiement (id. n° 3765), \i\5l et !r^^ désert, et quelques autres mots dont la prononciation est aussi peu fixe que leur origine est obscure. Comp. aussi j^sN bègue, arabe ^. C'est par le changement de qoph en 'aïn qui dans les dialectes du nord de la Palestine n'était plus articulé, comme on sait, que s'explique la prononciation du qoph comme aleph dans ces dialectes, dans

1. Y. Barhébneus, Œuv. gr. I. p. 205 1. 25 et 240 1. 17. Les Hébreux dans ce cas, changent le hé en voyelle, comp. IV TJ7, mais les Arabes conservent l'articulation naturelle.

2. Ce mot se compare avec l'hébreu pViri or, par le changement de satiné en V, § 24 a; dans W°r> le gâmal vient donc de 'é, au contraire

flsSftS tempête est formé d'un radical ^ ^s^ rouler. Le mot fl^^ tempête dans le lexicon de Castelli ne s'appuie sur aucune autorité.

les mots \dod amphore, <«>£ etc., si on en croit Barhébraus, Œuv. gramm. I, p. 206, 1. 24.

b) La prononciation peu différente du kaph aspiré et du heth rauque (§ 21a) explique la possibilité d'une permutation entre ces consonnes. Cette permutation fréquente en néo-syriaque (Nœldeke, Neu-syr. Gr. § 20) est plus rare en syriaque, comp. y/m] et $ol*a, être noir, +*^ et « «nS lécher. Puis la permutation de kaph en qoph rend possible le passage de cette dernière palatale en fceth, comp. #j55 et J^^ chercher, rHÎ lever du soleil et Jjjà dont le premier sens est être rouge, aurore ! (voyez ci-dessus, p. 2, note 1).

c) Le passage d'une palatale en dentale paraît plus difficile; ces articulations se rapprochent cependant en s'aspirant. Le gâmal chuintant ou £im arabe, dsch, est en effet analogue k un dâlath chuintant. Nous avons vu aussi, § 23 c, que le taw par une prononciation chuintante se rapprochait du sin, et § 24 ci que le ôin avait quelquefois la prononciation d'un gâmal chuintant : de cette manière ]z\ venir se compare avec {t^, r-& murmurer avec pfl, à* préciser avec pFl, 1©^ avec las sauter, ^L-â,J boire avec <+&*] donner à boire, \h±> oppression avec ]2±ûu etc. 2 Voyez ci-après § 172, 6°.

35. a) Les liquides % ^ h permutent fréquemment. Le syriaque affecte une prédilection marquée pour le son clair h, au lieu de la nasale ^ qu'affectionnent d'autres dialectes, comp. § 226 et 117, ainsi : ^ fils = p, ^± deux D?JÇ> etc. ^? lever du soleil et mt offrent un exemple de permutation en sens inverse, comp. aussi U*>9 et Hr33 musique, j*j et jaj sauter — au lieu de \ dans |L^&)' veuve, hébreu HJÎp^S; ©n sens opposé jLa£ saphir TÇÇ). % et ^ se rencontrent dans un pareil échange : ià-O^jLo perle, targ. KÇT1^}*}©, ^J U donnera, hébreu Jfp, lai** et 1*1» impie, \b^l et sJs bru-

1. La permutation de qoph et de fceth s'expliquerait également par le passage de la palatale en la gutturale V et de celle-ci en la gutturale voisine fceth, comp. § 34 ô et 39, 1.

2. Comp. dans les Targoums KOpCD"! à côté de KOpDI^ = yXioaooxofxov boite, en arabe .»ww£* solide et ry*SJo. Mais il ne paraît pas qu'une palataie permute avec une labiale; il faudrait se garder de rapprocher Pr3 attelage et Pr° qui appartiennent à des racines différentes, cependant dans l'hébreu tffi ici et l'éthiop. TiC comment? le phé vient d'un kaph.

b) La semi-voyelle youdh prend quelquefois le son nasal v En dehors de la préformante de la troisième personne du futur qui est noun en syriaque et youdh dans les autres langues, on rapprochera wa^J* déchausser de *|fÇ déchaussé, en hébreu n>0 et n)C être beau K

36.. a) Les dentales muettes offrent de nombreux exemples de permutation entre elles, en voici quelques-uns : ]£i4 rumewr de ÎTÇ*T (v. Cj> ramper), Vfc-o tuer J^*, ^^ encenser lOP, v. § 21 d, )L*à*LD vérité £^p.

b) En s'aspirant, ces muettes peuvent devenir sifflantes, v. § 23 b, c, d, 1>oqJ point 1p}, *&* rester sifjj.

37. a) Les sifflantes en sémitique offrent la plus grande variété § 24 c, comp. w^J signe D3 «^5. Quelques permutations sont facilitées par le voisinage d'une consonne de même* qualité, comme *û?1 justice, hébreu p*lît, arabe Jf»xo, pz^o divination, hébreu et syro-palestinien DpfJ, \^ et ]o3 sort, iin mépriser, ]me etc.

6) Une sifflante peut s'aspirer et passer en gutturale § 24 a; une gutturale peut aussi devenir sifflante, comp. p*jVin changeur arabe ^\}*>, ?«-» être témoin 1g de ?oul. § 33, $aaj et ya,** être noir, «c^« mutilé D^IH f^^ V10^ ^6 aveugle ^+*, araméen ll^p aveugler "IJP ^ 2, *m*» étrangler, *ûl± torturer, *«-* veiller, ^ éveiller.

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