Chapitre VII
Des transpositions ou métathèses.
41. Les métathèses en syriaque sont, comme en hébreu, plus rares qu'en arabe et surtout qu'en éthiopien; en voici quelques exemples : JLûm champ (héréditaire), \£ù±l part (d'héritage), jl^ol pigeon ?J13 J>4*, l^i^o pou, puceron jXi, où la métathèse s'explique par le caractère de liquide du lâmadh; yL^os puce #P*1B &y>£, ko-* être tranquille (*£*£«* se taire) et oà-* se taire (ptVÛ), *^ et éé^S lécher; ces dernières s'expliquent par le § 34 b et c. La liquide r se prête facilement aux métathèses : ^<n impératif de *-j<n$ courir, o^» et *û» être rouge9 comp. p. 2, note 1.
Dans le réfléchi des verbes, si le radical commence par une sifflante, le z du préfixe £\ passe derrière cette sifflante, ex. :
rûvkA-à,] ^cL^j VaZufl) *&oï)Lso) de tn\à, y èlZlm, Va» *£>«£». bl
1. V. Nœldeke, Oramm. d. neuayr. Sprache, p. 7; Caussin de Perceval, Gramm. arabe vulgaire, 4° éd., p. 6, § 17; Caspari, Oramm. d. arab. Sprache, 3* éd., p. 5 ; de Sacy, Oramm. arabe, 2* éd., I, p. 36, § 67.
cette sifflante est 1 ou ^, le z se change en la muette de même organe correspondant a la sifflante, c'est-a-dire en ? ou *4, § 24, comme dans ^ij ^??lî ^o?H *+rljl de fcôj >-oîl ^loI )h^ Mais si le z est géminé, la métathèse n'a pas lieu : yiêw/s] \nm/s\ Ces transpositions euphoniques remontent à l'âge où le groupe sémitique ne s'était pas encore divisé, car on les rencontre dans toutes les langues de ce groupe.