‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 41 sur 209 · Comp. Hoffmann, De HermenetiHcis, Leipsûg 1873, p · texte numérisé non relu

Comp. Hoffmann, De HermenetiHcis, Leipsûg 1873, p

é s'est confondu chez eux avec è, notamment a la fin des mots |r4i0 jnSv» p^, comp. aussi b±o\i> ^*'f)^ etc. Le hêta grec fut aussi prononcé é par eux, comme l'indique récriture avec aleph, comp. ppû^> Xt^v, )±£>\£> ^(jux; lliftmNq itaXaturivr), Iûa2u»? îtdhfriç, surtout avec hé ^o&tfous çtjoroç, V^^r31, tandis que l'écriture >à1iftmSq ^aûuw^s pu^n^ pn^^o >wnÉSiq 4>ijXiÇ ^ooni P6|ay; trahit une prononciation postérieure où hêta grec est devenu % en syriaque. En présence de ces écritures, on n'admettra donc pas que l'itacisme du hêta est venu en Syrie d'un dialecte grec où il existait, comme en béotien; les Syriens jacobites en sont bien les auteurs, puisque les Nestoriens prononçaient encore é le hêta grec2.

47. Nous avons dit que les nuances de ou obtus et de ou aigu n'étaient pas tranchées ; l'écriture ne les distingue plus ni chez les Occidentaux, ni chez les Orientaux et on a pu douter que les Syriens aient jamais prononcé u 3. Cependant le passage de ou en è, i si fréquent, § 91, ne s'expliquerait guère sans cette prononciation intermédiaire. Nous possédons d'ailleurs quelques documents qui nous permettent de l'établir. Les fragments publiés par M. Wright de la grammaire de Jacques d'Edesse nous apprennent que celui-ci avait inventé trois types pour cette voyelle : deux exprimaient les sons ou, o, le troisième indiquant la nuance u apparaît dans les mots i<£a^ prière, t£Of^> copeau, U©,** joie, ]^o^\ petite, |Z9oa£> jeune chamelle etc. Que ce troisième type indiquait la prononciation aiguë u, voisine de i, quoique les Nestoriens prononçassent plutôt o dans ces noms, c'est ce qui apparaît clairement de sa

1. Sans doute le choix de <" dans ces mots au lien d'aleph est dû à l'aspiration du o et du p grecs, comme dans naLoooi^ mais il n'en représente pas moins la voyelle é, comp. § 62 ci-après. Au temps de Jacques <TEdesse, ces hé ne se prononçaient plus, aussi cet auteur en blÂme-t-il récriture dans sa lettre sur l'orthographe syriaque; mais Barhébrœus, II, p. 25 comment, en rapportant cette opinion de Jacques d'Edesse, constate que c'est l'écriture en usage dans les anciens manuscrits. Il fait la même observation I, p. 205, 1. 11 pour aleph, qui est l'écriture ancienne, et youdh celle moderne. Dans les inscriptions palmyréniennes Dp?fi sans youdh indiquerait une prononciation è du bêta de 4>rjXtÇ, contra KJinm =

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