V. ZeUschr. d. D. M. Q.y XXIV, p. 91, not
3. Renan, Éclaircissements tirés des langues sémitiques, p. 20.
Digiti
zedby G00gle
forme « ' (plus tard signe de la voyelle i) et qui n'est autre que le tq grec renversé. L'upsilon grec est généralement rendu en syriaque par un waw, bien plus rarement par un youdh2. Cette preuve est encore confirmée par un passage de la grande grammaire de Barhébreus (I, p. 3, 1. 11) : «Le Religieux (Jacques d'Edesse) comptait aussi huit voyelles, mais il retranchait le r'w&çâ bref qui est nécessaire pour introduire entre c'§â§â bref et "çâçâ long un c'§â§â moyen qui n'est pas nécessaire. Le "çâçâ moyen se trouve dans fco] parcage, comme le bref dans ^<nho) Edesse, mais cet "çâçâ est évidemment bref» \ On voit qu'au temps de Barhébreus près de six siècles après Jacques d'Edesse, la prononciation aiguë s'était perdue. Cependant les moines karkaphiens, dans leurs travaux de Massore sur le nouveau testament, faisaient encore cette distinction, k en juger par la ponctuation l&oJoJ des petits poissons*. Si on observe que dans tous les mots où cette prononciation est indiquée, lesNestoriens mettaient un point au-dessus du waw, signe chez eux de la voyelle o, on en tirera la déduction que cette prononciation forma un degré intermédiaire dans le passage de o en ou chez les Occidentaux; et c'est avec raison, que d'après Barhébreus, Jacques l'appelait un "sâs& intermédiaire. On peut même supposer qu'avant de prendre le son aigu i, u, la voyelle o avait dû passer dans ces mots en è, suivant une permutation bien fréquente, § 91. Les Nestoriens en effet avaient cette prononciation, au moins dans les siècles de la décadence, car ils donnaient quelquefois au waw les points de i ou è, comme en témoigne le manuscrit de Bar cali qu'a publié en partie M. G. Hoffmann, ainsi : |ioo<jil fétide, $om Vkq matière, ^nSqn pi. nSon yrSkiç chyle (voyez n°* 3436, 4593, 4630 et 4631). Dans d'autres mots, cette prononciation intermédiaire est notée par un point au-dessus du waw et un autre