‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 47 sur 209 · V. éd. Martin ? 1. 1 ; éd. Philipps · texte numérisé non relu

V. éd. Martin ? 1. 1 ; éd. Philipps

3. Barhébreus, I, p. 203, 1. 2. Du reste récriture avec youdh était celle au anciens manuscrits, comme le rappelle Barhébraeus, II, p. 25 comm., à propos de la réforme de Jacques.

4. V. Abbé Martin, Syriens orient, et occident., p. 463, et Barhébrœus, 1, p. 243, 1. 11; J. D. Michaelis, Abhandl. von der syr. SpracJie dans sa

ainsi ]ïi *£fee au lieu de ]±i s*£>Ls>. Ils laissaient aussi de côte le youdh de la troisième pers. fém. sing. du futur liu^au lieu de qynv/ l.

Les formes singulières de la suffixation du pronom de la troisième personne, comme y^atov£i^ 'àbdau, ^oiOiNftm rièqtUœ, t*0ia*fAJ neqrew, <-*ol*£aJ neqràt, *+m àioXftni negÊ lounât etc., ne sont pas dues k deux prononciations différentes qui se seraient succédées comme on pourrait être tenté de le croire, en se reportant à ce que nous avons dit plus haut; non, récriture **<ji n'a pas d'autre objet que de reproduire pour l'œil le suffixe, qui en s'agglutinant avec le nom ou le verbe était devenu méconnaissable 2.

63. C'est surtout dans la transcription des noms étrangers que les grammairiens et les auteurs s'ingénièrent k exprimer les voyelles de la manière la plus complète. Lk aleph représente non seulement e mais aussi a, que ces voyelles fassent brèves ou longues. On comprend en effet que le lecteur, transporté sur un terrain qui lui était inconnu, avait besoin d'être guidé plus sûrement.

Cette abondance de maires lectionis qui fait encore défaut dans les inscriptions de Palmyre apparaît déjà dans la P'çittâ, comme ^Oifrll àvri6xeta; V»00!^ ôw^aç, \mvasll3 xutBta, quoique

Chrestomathie, p. 111. La chute du waw apparaît déjà dans les inscriptions de Palmyre DI13 au lieu de inH3; elle est fréquente dans les talmuds, où même le waw passe devant la dernière radicale, v. Luzzatto, Elemenà, p. 79, § 69.

1. V. Barhébrœus, I, p. 90, 1. 2 et II, p. 47, Comment. Dans ce dernier endroit, ce savant auteur attribue récriture du youdh chez les Jacobites à Jacques d'Edesse. Cette assertion semblerait confirmer l'opinion de ceux qui pensent que dans cette forme le youdh était purement diacritique et n'avait jamais été prononcé : v. Abbé Martin, Syrien* orient, et occident., p. 463, note 2, et les auteurs par lui cités, et Merx, Oramm. si/r.y p. 119. Mais M. Nœldeke a rejeté cette hypothèse par la raison que ce youdh se retrouve non seulement en samaritain mais aussi en palestinien (Zeitachr. d. D. M. G., XXII, p. 491). Une écriture ancienne ^qi à.lTsnoa, au lieu de

**m àïàhnntf vise le son aigu de la voyelle et peut-être le redoublement de noun qui suit.

2. La ponctuation des Targoums '•ïlto^Ô qui se retrouve dans raraméen biblique et en hébreu dans le psaume 116, 12 est artificielle, contra Ewald, 638, note 2.

dans cette question on doive tenir compte de l'âge des manuscrits. Jacques d'Edesse paraît en effet avoir recommandé plus que ses devanciers cette écriture surchargée qui nous paraît si choquante. Voici les spécimens d'écriture qu'il donne en modèle dans sa lettre sur l'orthographe (éd. Martin ? 1. 13, éd. Philipps *» 1. 4) *mÉmlftmVflo xaTicraoïç, V^U-^V3 çaviaat'a, V^^^K ÔsoXo- ^{a, V^^aflOg-èSn îrXYjpOfOpfa, V^flattoNèq «piXooapta, ^olèftHftmpafl Constantin, >joojjû]jî\Z] Aihanasius, ^a^AO^Ad^o] AmpkUachius, \à\]^\6\ euoqfféXta, |>WiS^Hoj euafreXurcaÉ. Car à son époque, le goût du grec s'était développé en Mésopotamie avec les études philosophiques et on l'imitait servilement dans ses éléments même les plus éloignés du syriaque. A ce moment remontent, comme nous le dirons sous le § 72, les premières tentatives d'adapter les voyelles grecques a récriture syriaque.

Par ces exemples ou d'autres on voit que alpha grec était exprimé par aleph syriaque ; rt Tétait par 1 ^ et quelquefois par oi, v. §46; e par J, souvent aussi par <*, >jooioZoC*> wMAtfoiZVjouiû »ttiffrwnN = jxéSoBoç, piefGÉOeaiç, XéÇtç ; at par 1 ou d'une manière défective ^o|iao xeçaXatov, va^^9 raparcéptov *, jxd\o ou ffiio xataap, yn\û ou l»fO xaip<5ç (v. Nœldeke dans la Zeitschr. d. D. M. (?., XXII, p. 513); et par youdh, \sua rcewtç, Ko^rijoaa Uoae'.ShJv; o o> au co ot par o, v. § 50, comp. ^nSnq xouXoç, jbûaJos <î>otvii;, et les pluriels grecs en et, comme ott£>?o29) oûa^îJ oSon oldos etc. op663oÇot, àtpsTtxot, xxikoi) yj>\LQi2] quelquefois aussi o w par o J, Jioojz 6u(j4ç, U-»0^9 iwtexifjç, comme si on avait prononcé au.

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