‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 51 sur 209 · Voyez plus loin §§ 71 et · texte numérisé non relu

Voyez plus loin §§ 71 et

2. Nous avons remarqué § 58 que dans les mots où les Jacobites prononçaient i non écrit ou écrit par aleph, les Nestoriens prononçaient é.

3. Plus tard les grammairiens voulurent établir leur division des voyelles d'après la distinction des longues et des brèves et ils créèrent un signe V pour t bref qui formait la huitième voyelle; cette fausse théorie ne

pointe-voyelles furent appliqués également aux diphthongues que le point unique ne distinguait pas suffisamment, comme om ~*m ^^1 hau, hou, Wig'lai.

71. En l'absence de manuscrits anciens, il est difficile de préciser l'âge de ces points-voyelles et d'en connaître l'auteur. M. l'Abbé Martin croit qu'ils ne remontent pas au delà du milieu du VIIIe siècle et sont peut-être postérieurs à l'introduction chez les Jacobites des voyelles grecques *. Cependant, faute d'éléments nécessaires à sa solution, la question reste en suspens.

Dans le système de ponctuation, les points- voyelles formaient les petits points par opposition à ceux de l'accentuation qui étaient les gros points ; on les nommait \±0ï* |ôLlq^ ï} les signes distinctifs du sens, tandis que ceux qui marquaient l'accent prosodique étaient appelés liû~as? \^jloa, les signes de la mesure.

Au XIIIe siècle, les points-voyelles appartiennent encore exclusivement aux Nestoriens. Les Jacobites, transplantés au milieu d'eux au delà du Tigre sont les seuls parmi leurs coreligionnaires qui en fassent usage3.

Page 1