V. § 148 ci-après
xpoxo8eiXo;, V*^90!^^9 wX-^poçopta, opolàftiyftmpao Cbtirtottfenu*, lârco^j oYpoç. Dans les mots syriaques, commençant par la liquide r, la prononciation peut être facilitée par une voyelle prosthétique; l^s^ passionné est écrit quelquefois avec un aleph de cette sorte V^s^l l ; cette prononciation était plus accentuée, quand ri§ avait une voyelle organique ou aigu, qui était tombée dans une syllabe ouverte, mais se reproduisait en tête de cette consonne, ainsi : Jk^oj miette 2, ^ono} Edesse lipl et yiNa^oj D^pÇhT. On doit admettre que dans ces mots le ri» faisait encore entendre une mi -voyelle ou, analogue à un hatephqâmèç, et qu'on prononçait 'our°qatthâ, 'our°haif 'oWëlem; ainsi quand les abstraits \&iai> le devant, JLooo l'opposé deviennent préposition au moyen d'un lâmadh proclitique, ^0,^0^ \ nrmNy la voyelle organique du qoph passe en avant de celui-ci, et on prononce louq°dham7 louq°bhal, comp. dans Daniel ?3j2^, hébreu
1. Comp. V*'l7 satisfait pour V*', spicilegium syriacum de Cureton, p. °, 1. 16 et 19, ^ 2, 6, 18.
2. La forme originaire est )ki*D09 &J13' (comp. le plur. V^ooS Abraham Ecchellensis, Gr. syr., p. 37, 1. 4), mais le fé suivant une consonne quiesoente a attiré la voyelle adjuvante a, § 98, la voyelle ou se trouvant alors dans une syllabe ouverte tombe et reparaît en tète du ris; si on se demande pourquoi cette voyelle ou n'a pas plutôt passé devant le *é, comme il arrive dans fo«nàV> pour 1& -i'OV^ 0n répondra que dans ce mot la voyelle ou n'est pas organique, mais est une permutation de a, à cause des deux consonnes assombrissantes ri» et qoph § 93, 3°; a apparaît dans faxâ (guenille) Math. 5. 22. Dans le mot V*?,0I* grenouille, la forme n'est pas la même et aleph est radical, si on compare ce mot avec l'hébreu JH^Ç? et l'arabe fjJLô : X Jp a été affaibli d'abord en '«, comp. targ. K^JHITP, puis en aleph à cause du *é, dernière radicale, v. § 24 a; le pé a passé en waw et de là en la voyelle ou, § 25. Mais ici se rapporterait plntôt le mot }ilr»o|» énigme, comparé avec l'arabe £X^"\ ou Ui^% d'une racine l^^* arrêter son esprit sur quelque chose, analogue à V^oi en syriaque; sur le changement du r en ?, v. § 34 c. L'hébreu JTTn et l'arara. bibl. .TPnK peuvent être également ramenés à cette racine.
3. Le palestinien écrit souvent une voyelle ou brève dans une syllabe ouverte, comme nous l'avons déjà fait observer, de sorte qu'une forme
maW DTIp FplPl etc. répond au syriaque \r&* ^Ofû ■ ^Sm- souvent aussi un pareil ou, qiri en fait n'est qu'un hateph-qamès, apparaît comme un écho de ou qui suit, comme ^QOQà> laisse, a£©5a^ fuyez, oSoV>o% tra~
Les autres langues sémitiques sont souvent allées plus loin dans cette voie1. Mais il faut se garder d'expliquer de cette manière un aleph qui appartient à la forme : » nn*,| trouver est affaibli d'une forme aph'èl, targ. HSt^H, comp. in fin. o«nàV>; peut-être en est-il ainsi de ^à~t) boire, quoique ce verbe ait la forme p"al dans les autres langues sémitiques, comp. l'impératif **2*fe). On trouve écrit quelquefois Jà-*1 six au lieu de Jà-* 2? surtout avec une proclitique )à-à,)o ^b^]L> ou sans aleph mais avec la voyelle e )fc-ao ^^^?; mais cet aleph avait un but tout autre, celui de former une syllabe fermée devant le taw et de maintenir de cette manière la prononciation dure de cette muette, qui était primitivement redoublée, comp. n#$ ^~?i éthiop. sid'ë contracté sessou 3.
100. Il résulte de ce que nous avons dit sous les paragraphes qui précèdent, que la syllabe présente en syriaque comme en hébreu une triple forme : elle est ouverte dans fr^, fermée dans *&oLsjf mi-close dans ^oi-oo^. louq°dham, \£><n? dah'bhâ, quand une consonne, k défaut de voyelle propre, est articulée avec un è'wâ mobile. Dans quels cas, une syllabe est-elle mi-close? Cette question qui n'a plus guère d'intérêt que lorsque la consonne qui suit la syllabe est une muette sujette k aspiration, sera traitée plus opportunément en parlant du qouSéâi et du roukkâkh
voiliez, ltWiSnfl oppression etc. V. Nœldeke dans la Zeitschr. d. D. M. G., XXII, p. 458, 469.
1. Comp. 73tfK avec P0^, S^J* avec V*'? etc.; devant une emphatique, aleph prosthétique se change quelquefois en Vin, . *JLo& petit oiseau,
7* OP 7 J^ p 7
hébr. "TlBX, syr. j3^, dans l'Antiliban on dit fr3^ aurore = 1^ (voy. Zeitschr., XXI, p. 185 et 189), comp. § 39. Un certain nombre de noms d'animaux de forme quadrilittère ont pour première radicale un Vin qui vient de la même manière d'un aleph formatif ; dans 2*1p$ scorpion, axoprcfoç, Taîn n'est vraisemblablement qu'une prononciation aspirée de la sifflante a; en arabe, on peut considérer qu"aïn est venu d'aleph à cause de l'empha-
tique qui suit dans des mots comme «^Juafr robuste de i aJu-o être dury JJJafr jeune femme comp. JjlL, *Jlk& nuit obscure de Jd> etc.
2. En poésie, suivant les besoins de la mesure, v. Barhébrseus, I, p. 204, 1. 1 et suiv., en prose plus rarement, v. notamment Sindebad, éd. Baethgen, Leipng 1879, p. 1 et suiv.
3. Ainsi en hébreu on a formé D'Fltf ou D?Ptôtt de sittaïm pour Sintaïm, fém. de S'naïm deux, v. Derenbourg, Manuel du lecteur, p. 164, note 2 et Philippi, Zeitschr. d. D. M. 0.y XXXII, p. 85 à 95,
Digiti
zedby G00gle
sous le chapitre 22, § 122. Nous ferons seulement observer ici qu'une voyelle primitivement longue n'est pas un obstacle à ce qu'une syllabe fermée résulte du développement des formes, comme lëkc kâth-bâ de *©ko, l^-^r° qaddiè-tâ, \^o^ image §our-tâ. Il y a sur ce point une notable différence entre l'hébreu et le syriaque, due sans doute aux règles grammaticales que les Massorètes hébreux établirent sur une distinction factice de longues et de brèves, qui dans la prononciation n'était pas observée !.
101. Le syriaque avait perdu tout sentiment de quantité, au point que la voyelle obtuse se maintenait, même suivie de deux consonnes quiescentes, comme Mao tu t'es levé, kia^o]7 tu a$ élevé, ce qui cependant n'était possible qu'à la fin du mot avec une dentale muette; mais une diphthongue, qui par elle-même valait comme une syllabe fermée, v. § 121, devait en principe se simplifier en voyelle quand elle était suivie d'une consonne quiescente, v. § 92; à-»!* par exemple équivalait à un composé lajt. Si la diphthongue se maintenait, la prononciation était aidée par une voyelle adjuvante, comme pà^t*.
102. Ce serait une erreur de croire, en songeant au syllabisme des grammairiens hébreux que les Syriens abrégeaient la voyelle dans une syllabe fermée 2. On trouve bien quelquefois une voyelle aiffuë au lieu d'une voyelle obtuse, comme p2x£>j-o belliqueux de ^£o combat, u^o,^ contracté de ^oiV^r1*; {2101000 fém. de >nLoo»? b±o\s> — D1Ô3, mais souvent dans ces cas, il n'y avait pas une syllabe fermée, ainsi on prononçait qrabh'thànâ; dans <~*h±o\ la diphthongue ai a été abrégée dans une syllabe ouverte.
Il y avait donc plutôt là une oscillation entre les. sons clairs
1. En araméen biblique on trouve des syllabes de cette nature, voyez Lnzzatto, Elementi del caldeo biblico, p. 12, § 3.
2. L'Arabe abrégeait la voyelle dans une syllabe fermée (sauf le cas de redoublement) A3 i1U*j»; mais les langues qui ont subi la coloration euphonique des voyelles ne sont plus aussi sensibles : l'Ethiopien prononce Tiomkou, fat dormi; l'abréviation n'a lieu que lorsque la longue est suivie de deux consonnes quiescentes, comme feaènU féminin de feêoûm, v. Dillmann, Aethiop. Oramm., §§ 36 et 38; l'hébreu selon la ponctuation des Massorètes est devenu riÛp, tandis que suivant la tradition, on devait ponctuer %t)pT, v. *J. Derenbourg, Notes épigraphiques, p. 132 ; on trouve encore Iptfp "pO.
et les sons obscurs, fréquente dans les manuscrits de la basse époque, où on trouve par exemple : ^qYiSa> intégrité, \*j] adultère, ]l*\n aiguille etc. ponctués indifféremment avec p'thâfcâ ou z'qâphâ de <-* \ et ~, v. § 79 J.
103. Les syllabes subissent des modifications importantes, occasionnées par le choc de deux voyelles qui se rencontrent, ou la faiblesse des gutturales et des liquides; ces phénomènes vont faire l'objet des chapitres suivants.