‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 61 sur 209 · L'hébreu TOTÇ a conservé trace de la diphthongue ai · texte numérisé non relu

L'hébreu TOTÇ a conservé trace de la diphthongue ai

d'après les lois de l'orthographe, doit être introduit par aleph à-»} il est, I^ûaJ honneur, \^cùcu)joury \r*\ main. Cette écriture est plus rare pour les verbes, en voici quelques exemples : ,^1 *&^ft] *s^»| i. Ainsi réduite k une simple voyelle, elle est sujette a tomber : ]te^ soin, ]h±± sommeil des racines ^^ ^-*, v sache, *^>z assieds-toi, *©<« donne des verbes ^^ *£>à-» *£>«u*.

La voyelle è est généralement évitée avec y oudh et ou apparaît de préférence dans les abstraits de premier degré, comme ){£a* poids, Pi-oo* incendie, p}-£o* avantage, pzja* héritage.

La fusion des racines qui ont un waw pour radicale avec celles qui ont un youdh, existe non seulement quand cette radicale est la première lettre, mais aussi quand elle est la deuxième ou la troisième de la racine. Cette assimilation s'explique par la suprématie que prend la forme sur la racine, mais elle dénote en même temps la prédilection de certains peuples sémites pour la consonne youdh, de préférence au waw qui apparaît surtout comme antithèse de celle-ci dans quelques formes. Un fait digne de remarque est que les Sémites du sud, à l'opposé de ceux du nord, possèdent un nombreux groupe de racines pé-waw et très-peu de pé-youdh, et qu'en assyrien une racine pé-aleph correspond à une racine pé-waw arabe et pé-youdh hébraïque ou araméenne 2.

En syriaque donc les racines avec waw sont très-rares; le waw acquiert dans ces racines la consistance d'une consonne forte et suit les règles ordinaires. H apparaît : 1° dans les racines doublement faibles qui ont deux semi-voyelles, ou une semi-voyelle et une gutturale : ^Lo il promit, f*o^ aveugle, P© convenable, )&* blanc, ^a* il montra, ?a* il sauta, ioZ Ufut stupéfait (? valant comme gutturale) ; ajoutez quelques racines ter-

1. V. Zeitschr. d. D. M. G., XXX, p. 259, 1. 16 et XXXI, p. 369, note 12,

p. 378, note 7. Jacques d'Edesse dans sa lettre sur l'orthographe, éd. Martin,

p v p. o*, 1. 26, confirme la règle que t^y* ne doit pas prendre d'aleph;

cependant, d'après Barhébneus (I, p. 205, 1. 1 et p. 206, 1. 1), les Jacobites prononçaient idathâ, tandis que les Nestoriens avaient conservé I» prononciation yidathâ; il en était ainsi aussi bien dans les verbes que pour les noms. La même divergence existait également dans les diverses écoles juives, v. J. Derenbourg, Notes épigraphiques, p. 118.

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