‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 62 sur 209 · V. Oppert, Eléments de grammaire assyrienne · texte numérisé non relu

V. Oppert, Eléments de grammaire assyrienne

minées par la sifflante douce \ : \q* il fut honteux, ]oJ il rua, ]oû U bondit, \oh il exulta, ]ojL il s'élança; 2° dans des dénominatifs, comme : ?ol munir de provisions, \io\, Aa^ joindre de ^o^ auprls, § 211.

b) Dans le corps du mot, la semi-voyelle se maintient 1° quand elle est redoublée : >o^o lxlld )£cll& \m+ai> ; 2° quand elle est suivie d'une voyelle forte : £+*> solution, pûlo contrat, poo^D préfet, \£a*jo) médecine l,\*b^> breuvage; dans quelques noms waw demeure et ne passe pas en youdh : \o-mjoie, \om1c coup, |oj*» bain (état absolu de l^o^ ]ZomLd )^qmjo) \oy* songe; o quand elle est suivie d'une voyelle faible qui meut une consonne redoublée : gniV» honoré; 4° quand suivie d'une voyelle faible dans une syllabe fermée, elle est précédée d'une voyelle forte : ]&2cu£ statue.

En dehors de ces cas, la semi-voyelle se contracte avec la voyelle de la forme ou est évincée par elle, suivant les règles établies dans le chapitre précédent, ex. : >oo b^û ^onJ >cu-oj

jûaûio jooio à£^ ^H. I^V '^-^ '^°^ etc- Pour 2aM?am> 1MWM&, ntqwom, aqwhn, maqwèm, mhpvam (ou maqwam), glayath, gUyeth, b'zayathâ, "layathâ, t'icayathâ, ]à-»^ création, l*-*^« choix, j/oééV> coup, \2&fmjoie, etc. (forme *^»j); dans ces noms la semi- voyelle, k défaut d'autre voyelle, passe en la voyelle qui lui correspond. Il en est de même dans \zolu\ médecines, pluriel de \àaéjo\} quoique souvent la semi-voyelle tombe dans ce cas, comp. ]à*jo\.

Une proclitique ne modifie pas l'orthographe du mot sur lequel elle s'appuie lviviê|o ^^1©.

Une semi- voyelle en tête du mot peut former une diphthongue avec la voyelle du mot précédent, quand ces deux mots se contractent en un seul : à-»!* U n'est pas de à-»}P°, a^ non pas de ooiP, comp. § 160 ci-après.

H. De la semi-voyelle a la fin de la syllabe.

La semi-voyelle se contracte avec celle de la forme ou est évincée par elle. Elle forme une diphthongue avec a, à de la forme, quand ces voyelles précèdent : JLu* force, *ûi*JT il allaita,

1. Except quelques noms qui devant le suffixe )£o laissent tomber le joodh de la racine, v. § 255.

tu manifestas, ^foz) sois appelé, ^aûào attendu, )ïû±d qui se

e, *+l& lis (fém.), |^o^ mort, \Loo*jour, ^>zo|v il fit asseoir. Une

autre voyelle se confond avec la semi-voyelle ou l'évincé: î-o'

vent, ^04 bonheur, V1^' odeur, ]^md levé; *&hJ il s asseoira, ^

T'y' il connaîtra, ^p il héritera, ,^o enfanter etc., v. § 206.

Les 8emi- voyelles waw et youdh se distinguent encore dans les noms, comme on le voit par ces exemples, mais dans les verbes, la conjugaison tend à devenir uniforme, sans distinction des racines. Dans les lâmadh-aleph, la confusion des racines est devenue générale, que la troisième radicale fût primitivement waw ou youdh, ou qu'elle fût aleph ; il n'y a d'exception que pour quelques racines faibles, dans lesquelles aleph conserve sa force de consonne, comme \*& il consola, \\^ il souilla etc. En raison de ce mélange, il n'est pas étonnant que les voyelles formatives se fassent valoir au détriment de la semi-voyelle 5 |L^ JL^o |1^ ^^ P^ d^ vl^ ; cependant youdh semi- voyelle

a exerce son influence dans t^-à^l^o venue, )&+}*& miroir, 1^*?^ voyage par mer, \2^^ld campement etc., parce que ces mots se

forment d'un masculin V^V^ VV*10 e^c- (absolu *+£]& ^}-*ld).

Après ou long, la semi-voyelle disparaît également dans ces racines, comp. l^-oi* boutique, \£om& festin, }£&&£ satisfaction, §§ 233, 246 et 248.

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