‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 68 sur 209 · Chapitre XXII · texte numérisé non relu

Chapitre XXII

Du roiikkâkh et du qouëëâi.

119. En syriaque, comme en hébreu, les trois muettes sonores wûs^?et les trois sourdes ^ ^ A réunies dans le mot mnémfr technique A^^n s'aspirent quand elles sont précédées d'une voyelle. Elles conservent leur prononciation dure originelle dans le cas contraire, c'est-à-dire lorsqu'elles suivent une syllabe fermée par une consonne. Au commencement du mot, elles restent dures, si le mot précédent est terminé par une consonne ou est en pause. Cette règle était trop peu compliquée pour qu'il fût besoin d'indiquer par des signes particulière les cas d'aspiration et de non-aspiration; cependant la difficulté, sonvent grande, de reconnaître une syllabe fermée d'une syllabe mi-close, la marche progressive de l'aspiration franchissant les limites dans lesquelles elle devait se mouvoir, rendirent cette distinction nécessaire.

Jacques d'Edesse fut le premier qui porta son attention sur ce sujet : la prononciation dure étant devenue l'exception, il marqua d'un point inférieur les muettes kagy^o non aspirées, celles aspirées se distinguant par l'absence de point ; il créa en outre un type spécial pour le pé représentant le pi grec *. Il est probable, comme le suppose M. l'Abbé Martin 2, que ce point ne fut appliqué par Jacques qu'aux exemples de sa grammaire ou traité sur l'orthographe pNwo? |.9oi; nous avons vu § 72 que ces types- voyelles n'avaient également servi que dans ce cas. D'un usage aussi restreint, ce point était insuffisant et il devenait utile de distinguer les cas d'aspiration. Telle fut sans doute la cause d'une autre tentative, celle de couper d'un petit trait la partie supérieure ou la partie inférieure de la consonne, selon qu'elle était dure ou aspirée5. Mais cette tentative demeura stérile; on en revint au point

1. V. Barhébrœus, I, p. 194, l. 23 et 24, Abbé Martin, Jacques cTEdesse et Us voyelles syriennes dans le Journal Asiatique 1869, I, p. 477 et suit., et La Massore chez les Syriens , même journal 1875, I, p. 196 et suiv. Comp. ci-dessus § 25 a.

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