‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 70 sur 209 · La Ma—ort chez les Syriens, p · texte numérisé non relu

La Ma—ort chez les Syriens, p

2. Y. ci-dessus §§216 et 25 c; le point du pi grec et du gamma gTec, considéré comme point intermédiaire, était appelé m'phagg'dhàna Pn^°> comp. § 67.

cobites, en ce que les points dont ils se servaient pour cet usage, étaient noirs très-ténus et séparés de la consonne '.

120. Les points du qouêââi et du roukkâkh ne sont que rarement notés dans les manuscrits. C'est une lacune regrettable ; car, si la recherche d'une prononciation exacte paraît minutieuse, quand il s'agit d'une langue morte, elle devient de premier ordre, lorsque seule elle conduit à la connaissance de formes différentes, que des altérations phonétiques ont confondues. A ce point de vue les travaux des grammairiens syriaques sont d'un grand secours ; c'est à leur aide que nous allons établir les principales règles du qouàéâi et du roukkâkh 2.

121. Au commencement du mot les muettes h *r>t ^n sont aspirées, lorsque le mot précédent est terminé par une voyelle et n'est pas suivi de la pause; au cas contraire elles restent dures: )<n-H^> &*▲*££, avec qouâââi des deux beth, ^oioJ 2uk£> }«X ^^s, avec qousèâi du pé et roukkâkh du beth.

Une diphthongue a la valeur d'une syllabe fermée, la muette qui suit est donc dure : JnSvà ^*oio^nl *abdau d'malkâ, *-k*qjd[ \s^oh aboui d'malkâ, ]Lb^ ^£û q'râi Jcthâbhâ; il en est de même après les diphthongues ho, iw dans ^giOàS^m **<no*fû), §533.

1. Barhébrœus, I, p. 242, l. 17; Abbé Martin, Jacques oVEdesse et les voyelles syriennes, p. 477, corrigez en ce sens La Massore chez les Syriens, p. 205.

Le syro-palestinien distinguait aussi la prononciation dore de la prononciation aspirée de ces muettes ; mais dans le manuscrit XIX du Vatican, le point du roukkâkh est seul indiqué par un point supérieur, d'une manière constante sur le taw, souvent sur le kaph, une fois sur le gâmal; le pé renversé qui indique le pi grec est souvent marqué de deux points, v. Nœldeke, ZeitscJir. d. B. M. G., XVI, p. 453.

2. Les points du qouSSâi et du roukkâkh sont marqués d'une manière constante dans un manuscrit du Vatican, contenant la version héracléenne des évangiles, dont Bernstein a publié, muni de ces points, l'évangile de saint Jean, Dos heilige Evangelium des Johannes, syrisch, par Georg Heinrich Bernstein, Leipzig 1853.

3. V. Bernstein, Dos heilige Evangelium des Johannes, p. XIII; ce savant pense que la non-aspiration de la muette après **o»o dans ^oitt^f est due a la consonne «• du suffixe; mais ce <" est quiescent et toujours marqué de la ligne occultante.

Le hé des suffixes m «-» o» étant articulé et non pas quiescent, la muette qui suit est dure.

Après un suffixe de la troisième personne la prononciation dure a donc toujours lieu.

122. Dans le corps du mot une muette f\anr^o s'aspire sous l'influence d'une voyelle ou d'une demi- voyelle (ô'wâ mobile) qui précède; elle est donc dure après une syllabe fermée, aspirée après une syllabe ouverte ou mi-close, § 100. Elle est encore aspirée k la fin de la syllabe ou quand elle est précédée d'une autre consonne qui, k défaut de voyelle propre, s'articule avec un ô'wâ mobile, ainsi : ^oo'-kaj rièkhtoubh, ]&*?> kâthbâ, \ob± k'Ûiâbhâ.

123. Une syllabe mi-close se distingue de cette manière d'une syllabe fermée. Voici les règles qu'on peut établir k ce sujet :

a) Dans les conjugaisons des verbes une voyelle faible tombe et disparaît totalement ; par sa chute il se forme une syllabe fermée : kofci Jcèthbath, oub^Â kathbih, de ^9^&.

h) Cependant la voyelle a se survit dans un â'wâ mobile qui aspire la muette suivante k l'impératif ethpa'al des verbes, tandis que le i de rethp"el disparaît sans laisser de trace, ainsi ^u*^| ïthhaè'bh est l'impératif de *nàM/\ et signifie médite, tandis que *t\àmt] ïïthhaëb est celui de ynà»t] et veut dire sais compté1.

c) Le JL de la désinence de la troisième personne fém. ^£>&j& était aspiré devant un suffixe; on prononçait donc jffos ^ts»éV> f&J? t&^*1v, avec roukkâkh du taw, quand il s'agissait de la troisième personne fém. et avec qouêiâi, quand c'était celui de la deuxième ou de la première 2.

d) Mais cette distinction entre à et les autres voyelles faibles é, ou, était surtout sensible dans les formes nominales, où la chute de à donne lieu k une syllabe mi-close, celle de è, où, k une

1. V. Barhébrseus, p. 153, 1. 14 et suiv., p. 227, 1. 21 et suiv. et ciaprès, § 149. Cette distinction n'avait pas lieu chez les Nestoriens qui prononçaient l'impératif ethpa'al comme le prétérit, n'ayant pas cessé de faire entendre le redoublement de la deuxième radicale.

2. V. BarhébrsBUs, II, p. 62, dern. ligne du commentaire, et I, p. 75. 6. 24, 76. 1. 25, 102. 3 et 15, 123. 6, 131. 12 et 19, 138. 24.

Digiti

zedby G00gle

syllabe fermée, ainsi : ]j^o grêle, \&x% %we> V?°»? w9 \£ù>* Uni, Vç,* mensonge, l^ia aile, Val* gosier, \ohom outarde, \câq^ l cor-

oeaw, comp. >j> v!j> v-^a> u^U. v>j£ l-à-o ^Ua. v-^»- uy. La prononciation dure indique une autre forme : \ohx> écrivant,

o o or o y i * ° o * * » y

]^*» enfantant, \àsJ chaste, \^n2pur, de *©£* ^^ s-aaJ yûj, }&&£> épaule, ar. «wLtf ^ \b£n2 femelle, hébreu rÇj?3 etc.

De cette manière les formes ^Ja» se distinguent des formes Ja» ou Jii, ainsi Vdj^ fèpre, V?'0*» outarde, mais Vôj^ Z^wetia: de ^^, V=>*^ <&*»*, hébreu n^^J, Barhébr. I, 212. 22 et 23.

e) Au pluriel des noms de la forme J-*», on trouve trace de l'a qui affectait la deuxième radicale 3. Voici les mots où

il • n i • ooy

cette voyelle influait encore sur la muette suivante : l^-pi-*

races, l&^f* solitudes, rc^\ larcins des smg. jà^f* {&£>£* foôoi^, et chez les Nestoriens seulement ] oms* herbes, t^S*4 moitiés, \^f& prairies, \^\ rayons, des smg. l^io^ V^s ^^io V^m 4.

Mais la distinction que nous venons d'établir entre les voyelles faibles a, e, ou souffrent plusieurs exceptions qui vont être indiquées.

124. Dans la terminaison \z de l'état emphatique féminin, le taw est généralement dur, quand il suit une consonne, quoique cette désinence soit formée de at + à, ainsi It-**,^ sainte,

o , * . 0 * e^^ip*

\h à é o mauvaise, )&>o^ image, ]fc-^o? sueur, ]t^oh.o vierge, \zm>]

petite, Jijio maîtresse, )/,-ôém patience, |£'W ^6? foV^s c^ar; ^S.v\ génisse, l^^s»' rivière, \t^h^ plante, 1^*^ pudique, |à*fâLo 6eme, )/,ossn passage, \tooLoil. miracle, \hmr\nt,z glorification,

}-AàV>A,z service, J^oo^d pleurs etc.

Cependant la voyelle a originelle fait sentir encore son influence dans de nombreux mots, surtout quand elle suivait une

1. V. Barhébrœus, I, p. 213 uU., 215, 1. 22; Nœldeke, Mand. Gramm., p. 106 à 107.

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