‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 73 sur 209 · O * 0 0* PII · texte numérisé non relu

O * 0 0* PII

ou |&x>90£> bénédiction, |ïo*>aû ou pL^^oo sacrifice, VÇ^ (Barhébr., p. 213, dern. ligne) ou \ànl, hébr. 3f5J?, <o^> a£> \i^a^, v. § 99, \*doz force, \^ mille de **^s, l^» ou l£^» pervers, \*i* impie, de ^Si tAJU, piSa* éducation, ]l^oZ. tiers *-*X3 ou uJb,

127. Nous avons dit, § 100, qu'une voyelle primitivement longue n'était pas un obstacle à ce qu'une syllabe fût fermée, les muettes ?vmf^o qui suivent sont donc dures \obx> r^r^ etc.

Les participes des quatre verbes r££* ^^ <-a^ 'O^ ont seuls conservé l'ancienne prononciation aspirée : ^rP^ tt^V* ^ ^^i (Barhébrœus, p. 224, 1. 18).

128. Une voyelle adjuvante, § 98, ne change pas la prononciation d'une muette aspirable : foftm ]hY\n» |à-op. |&^»? v^Pj rac. ^ûl, et autres mots où la voyelle adjuvante de la deuxième consonne est généralement indiquée, non pas par r'wâ§â, mais par m'hagg'yânâ, §§ 143 et 159. Autre est le cas, quand une voyelle faible passe d'une consonne sur une suivante, § 98, comme foS^s pour 1^^. Cependant dans le mot l^^-s grain (Luc. 17, 6), la prononciation dure du dâlath et molle du taw s'explique par la prononciation ancienne ]f?fs conservée par les Nestoriens (Ewald, Abhandl., p. 93).

129. Une lettre redoublée est toujours dure par assimilation, wfe^o ji^oo \<LàJ ]t2^ ]k^b etc., c'est une seconde exception à la règle qu'une muette est aspirée après une voyelle. Une lettre redoublée n'ayant pas de signe distinctif propre, la notation du roukkâkh et du qouêsâi est encore, à ce point de vue, d'une importance réelle.

A la fin du mot cependant le redoublement cesse de se faire entendre et la muette devient aspirée, comme dans les racines

géminées, ^ ^ ua*|. Nous avons vu, § 113, que lorsque ces radicaux recevaient une préfixe, la première radicale était

redoublée et la deuxième cessait de l'être, même suivie d'une voyelle, comme \&Mio mahh'bhâ} va&9<£ des rac. ua* ts. Il en était de même au parfait, où il n'y avait pas de préfixe, la deuxième radicale cessait d'être redoublée et s'aspirait auand elle n'était pas suivie d'une voyelle, comme Kobf& <~»&as oas et par analogie <oaâ, comp. l'impératif oeoa et par analogie ^^oos *.

130. Une muette K*~)t%n est toujours aspirée après une consonne redoublée, alors même que celle-ci est dépourvue de voyelle pleine, car elle ne peut s'articuler sans un à'wâ mobile: 'H' ifyo'thà* \&m& mahh'bhâ etc. Nous avons dit, § 116, que le redoublement cessa d'être en usage chez les Jacobites, néanmoins l'influence qu'il avait exercée sur la prononciation des muettes subsista, sauf quelques exceptions isolées.

131. Les proclitiques *o dans, ? de, o et, ^ à, réunies dans le mot mnémotechnique ^o^, aspirent la première lettre du mot sur lequel elles s'appuient, foioN à la maison, mais elles ne s'agglutinent pas; elles ne forment qu'une syllabe mi-close avec la première lettre du mot et la consonne qui suit cette

o o y oo y

syllabe reste aspirée, ex. : Vp^ac V*^^- Si cette première lettre a une voyelle pleine, elles ne changent pas la composition de la syllabe l^Nnô l^Nn?; si une seconde proclitique vient s'appuyer sur la première, les deux proclitiques ne font pas une syllabe fermée vodû9 qui est en vous. Cependant la particule waw, en raison de sa nature faible, dénotait une certaine propension à adhérer plus étroitement au mot ; tel était le cas, lorsque en tête du mot se trouvait un taw ou un dftlath sans voyelle propre, suivi lui-même d'un taw, d'un dâlath ou d'un tèth ; à la faveur de la voyelle que recevait le waw, les deux consonnes qui suivaient étaient assimilées et prenaient le qoufôâi au lieu du roukk&kh, ex. : |k*orio \h^^o2Ào \*yào <t^??o jilys wé^o?£o s^>©Z£o pron. waddëbhJjL'thâ, wattavdithâ, waddayâ etc., v. § 111 ; quelques grammairiens voulaient appliquer la même règle aux autres proclitiques et prononçaient en conséquence l*?&^ laddayâ, au lieu de lath'dhayâ, mais leur opinion demeura isolée2.

Page 1