A grammar of modem syriac, p
2. Il faudrait se garder de croire que des formes comme *£>£-» ySSn (ar. kétaha màWe0,m) soient dues à la puissance de F accent tonique, portant primitivement sur l'ultième; dans ces formes l'accent a été déplacé, par suite de l'appauvrissement du vocalisme en araméen ; l'hébreu, au contraire, oà l'accent a été rejeté sur l'ultième témoigne d'un état antérieur où il portait sur la pénultième (comp. les noms de la forme *|pj5 #ip etc.).
cipe de l'accent tonique en syriaque : l'antépénultième n'a jamais le ton, l'ultième ne le reçoit, en dehors des monosyllabes, comme *£>ke *^°, que lorsqu'elle est close par une consonne et renferme une voyelle forte (longue a l'origine), comme ^é^Sy» ^nSsn ^onSsn.
Par application de ce principe, les préformantes du futur ont l'accent \o^ûJ ^oSftm neqtol, rièqt'lon; et sous l'influence de cet accent une voyelle faible se maintient dans une syllabe ouverte, au moyen du redoublement de la consonne qui suit : laid *£>bJ s£>laJ *±2bj>o~ o+a etc., v. §§ 113 et 114. Mais dans les racines 'é-waw, où la voyelle de l'ultième est forte, la voyelle faible de la pré formante tombe : }©oûZ >oûlo. Il ne serait pas étonnant cependant, que, lorsque la valeur de quantité des voyelles se fut perdue, l'accent n'ait rétrogradé sur la pénultième, alors même que l'ultième avait une voyelle forte ; ainsi s'expliquerait le redoublement des formes t*-*f° ^>nrs? § 114, comparées avec celles V^r^ '■Aî»ûr* Pr*, où l'influence du ton sur le redoublement de la troisième consonne n'est pas méconnaissable.
158. La puissance de l'accent tonique, portant sur la pénultième, explique la faiblesse de l'ultième et sa chute, si c'est une syllabe ouverte, ^hJ) olb^ ï&b*, § 97.
159. Une voyelle adjuvante qui n'a d'autre but que de faciliter la prononciation, n'attire pas l'accent; ainsi s'explique qu'une voyelle de cette nature ne modifie pas la composition des syllabes, § 128. L'accent demeure donc sur l'ultième dans les mots suivants, considérés comme monosyllabiques,*^-» mois, ^Df-» légume, v£>2^ il s'assit, 2+* il hésita, et sur la première syllabe dans les mots comme |z^o?l )k^*? ÎîLûûJ, § 143.
160. Une particule ou un pronom qui n'a pas l'accent, s'appuie comme proclitique ou enclitique sur le mot qui suit ou qui précède. Il en résulte souvent une agglutination qui de deux mots n'en fait qu'un, tel est le cas notamment dans la suffixation des pronoms wnSyi oucàa; un pronom sujet peut également s'agglutiner au participe V^4-o ! àJ^o etc. pour WV^-o 2sJ)V^o
1. Jacques d'Edesse dans sa lettre sur l'orthographe répudie cette forme, mais uniquement par crainte qu'on ne la confonde avec des noms d'agents terminés en ânâ, v. éd. Martin, p. ?, 1. 16, Philipps, p. 1.
La fosioD est inévitable quand il s'agit de mots courts, comme deux particules ou deux pronoms qui se réunissent pour former ud nouveau sens, comp. PJ ^) oJ<* V^r* etc. de P <J, <J ^), om p<* li ^. Deux mots qui ont plus de corps se fondent plus difficilement en un seul ; nous avons dit que souvent on les trouvait réunis par un trait, § 154 ; voici des exemples où ils sont traités comme un tout, n'ayant qu'un accent principal ^^jii de nou~
veau, VâÉjOYtMV» condamnation capitale, Wf^ êtrehumain, ^oyNnn en tous lieux y v*qtNftV) à cause de cela, )r*££> tout d'un coup, viSàiso de mite; mais on rencontre fréquemment aussi ces mots divisés.
161. Les mots grecs en passant en syriaque emportent avec eux la marque de leur accent. Cependant s'il était paroxyton, les Syriens le reportaient sans doute sur la pénultième.
Chapitee XXIX.
De l'accentuation.
162. Les points dont se servent les Syriens pour marquer les accents et les divisions de la phrase complètent le réseau si compliqué de la ponctuation. Pour éviter la confusion au milieu d'un tel dédale de points, les Jacobites les divisaient en trois catégories : les petits, les moyens et les grands po^A lïêoJ lû$o$o ]*±ç*> ; les petits points étaient réservés aux voyelles, les points moyens, aux divers points diacritiques du roukkâkh, du qouàôâi, du ribboui etc., et les gros points, k l'accentuation K Ces distinctions sont cependant étrangères aux manuscrits anciens qui étaient bien plus économes de points. Les Nestoriens n'ont que deux espèces de points : les petits qui comprennent tous les points autres que ceux de l'accentuation, et les gros réservés à l'accentuation.
Mais avant d'entrer dans le détail de ces points il est nécessaire de remonter k l'origine du système d'accentuation et de le suivre dans ses développements.
§ 1. Historique du système d'accentuation.
163. On sait que l'art de la déclamation consiste chez les Orientaux non seulement en une récitation solennelle, mais aussi