‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 88 sur 209 · La Massore chez les Syriens, p. 184 à · texte numérisé non relu

La Massore chez les Syriens, p. 184 à

constate dans les récits s'expliquent par la voie k part, suivie d'un côté par les Nestoriens et de l'autre par les Jacobites. Elle est encore vivante au XIIIe siècle, car Barhébrœus qui ignore sans doute l'existence de l'accentuation hébraïque, fait un honneur au grec et au syriaque d'être les seuls à posséder les signes de l'accentuation1. Quelques pages plus loin2, parlant d'un accent dont il ignore la valeur, il dit que Jacques d'Edesse, son inventeur, l'a sans doute appris du grec, quoiqu'il soit inconnu aux Grecs de Syrie. On peut faire également observer qu'un accent, outre son nom syriaque, était aussi appelé upoJo î mnfofe xapoSJuxovoç, parce que k l'instar du paroxyton grec, il affectait l'antépénultième 3.

H n'est donc nullement surprenant que l'accentuation et les travaux de la Massore syriaque n'aient pas été limités au texte seul des Ecritures, mais aient été appliqués aussi aux œuvres des Pères grecs qui furent reçues dans le canon de l'Eglise et firent partie des lectures publiques4. Barhébrseus, dans son exposé des accents, tire à plusieurs reprises des exemples de Saint-Grégoire de Naziance. Plus tard même la valeur musicale des accents fut tout-k-fait négligée, comme nous le verrons plus loin § 168 ; on se contenta de psalmodier suivant le rythme transmis oralement et les accents ne furent plus étudiés que grammaticalement et comme signes d'interponction.

164. L'ère florissante de l'accentuation s'étendit du VIe au VIIIe siècle. Les Nestoriens surtout jouissaient d'une grande réputation dans cette matière : parmi eux se distinguent Mar Marsai, Abraham et Jean de Beth-rabban, Joseph d'Ahwaz, Ram Kou et Enan Iôou etc.5 Chez les Jacobites, Thomas d'Harqel fait autorité et Barhébrseus le cite souvent. Mais c'est k Jacques d'Edesse qu'un grand renom était réservé dans cette science, comme dans celle de la grammaire en général. Il est

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