‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 96 sur 209 · OO «J 7 7, O O · texte numérisé non relu

OO «J 7 7, O O

Rom. 1, 30. pUàa ^^jûm \haaD >Éi>nâV> pSouûA, )£*&*» Pf^^û mais par une confusion évidente avec gftrorâ.

^wSnV) (n° 25). Cet accent avait un emploi très-restreint ; les Occidentaux ne s'en servaient que pour le mot |?o<n-* dans le passage suivant : }?©«-* V^l? V^S> Gen. 49, 9. A son intonation qui portait sur la première lettre était jointe celle de rèthmâ sur la deuxième syllabe et celle de sâmkâ sur la troisième, de sorte que ce nom seul comprenait tout un rythme, ce qui lui donnait un cachet particulier de caresse. Certains auteurs l'appelaient paroxyton ^aJo^asac]^ et le confondaient avec g&rorâ et avec l'accent suivant (v. Philipps, p. 83, Martin, <n+ 1. 13).

]Lo4 ,■©«-* (n° 26) se mettait au-dessus du mot w*<na£>a^ dans les formules d'éloge, commençant par ce mot qui correspond à notre locution heureux celui . . . , comme Psaumes 1, 32, 41, 112, 118, 127; Thomas d'Harqel ne distinguait pas ce signe du précédent.

£o^o (n° 27) se place sur le mot dont on se sert pour appeler : Uiùà» w^ iz Math. 11, 28.

Vuo«v> (n° 28) porte sur les particules ou pronoms qui servent k indiquer:

Jean 1, 29. 30. M w»9&£>? amo^l ^r^l? û3« l«-^l? ^r^l H

Les Nestoriens confondaient ces derniers accents avec gârorà.

lit^t^o ou pikaiiio (n° 29) est usité pour les prières et les

supplications. Il a cela de particulier qu'il est suivi de zaugft

au lieu de tafrtâyâ, a la fin de la protase et de pâsoqâ âilâ dans

les membres qui suivent : .

jIéO, fOoiJ . j/onSV> \Z]Z . jVia, t^pb&J : ]éY)ao? .où] Matth. 6, 9. 10.

On distingue encore ^Wéav» dont le signe est le même que celui de m'çall'y ânâ ; le rythme seulement en est plus étendu.

]iS]àV^ (n° 30) prend généralement place sur les pronoms ou adverbes d interrogation, comme oliô ^n5 I^lcu] )&+) etc.

p^o?àio (n° 31). Cet accent porte principalement sur une particule d'exclamation comme \u^ comment! Suivant Barhébrœus, il est noté par deux points obliques, semblables au tâkhsâ avec cette différence qu'il est mis en'tête du mot au lieu de l'être à la fin. Ce grammairien ajoute que d'autres auteurs le notent comme le m'Salânâ, c'est-à-dire, par un point supérieur; mais dans Jacques d'Edesse, Thomas-le-diacre et le premier appendice Philipps, il est marqué par un point inférieur, indiqué d'une manière expresse |k£u&a ,-i k»&^ au-dessous de la consonne (Martin, p. ^u, 1. 10, Philipps, p. 73, 1. 12). Cette divergence s'explique par le fait que ces accents appartiennent à la dernière période du système, où les auteurs ne sont plus conduits par la tradition.

Une particularité du mèthdamm'rânâ est qu'il est suivi de 'élâyâ, au lieu de tafctâyâ, dans Lam. 4, 1 :

o y o **p 90 o y + + py ,7

. }j é q a> V*£>o , )l±o ,']£Ll \o<nl p^uLD pûûf

3° Des accents grammaticaux.

Sous ce titre nous réunissons quelques signes qui marquent les rapports grammaticaux de deux mots liés par le sens.

Le m\ayy'âhànà P|éééV» ou zâqorâ |?oo1 1 est un point sous la dernière lettre d'un mot suivi d'un deuxième, quand ces deux

1. Ces deux mots traduisent le grec u^plv en un seul, le premier, d'une manière exacte, le second par une fausse dérivation de uçafvw tisser, comme Ta judicieusement observé M. Baethgen dans son édition de la grammaire d'Elias de Tirhan, p. 53, note 4.

mots sont la traduction d'un seul mot grec, comme ]lao]£> Jo*.

* o 4ty 0*00 o o '

= Ojxouctoç, Vào ^*^* iwcvroxpirwp, J/déV» P àôdvaxoç, }f-^» ? dqfévvtjtoç, jaN^èy» $ aTpexToç etc. ,La variation de cet accent aSééq^ P,éééV> a lieu quand les deux mots liés formaient également plusieurs mots en grec, comme 1 Cor. 15, 42 : Pn^o ^?V*> |ûh p? ^ÉVnèO crceiperai èv fôopa, âyetpeTat èv à(p0ap(j(a.

Il est inutile de revenir sur le nâghodhâ et le m'tapp'yânâ, chapitre XXVI. Nous ajouterons seulement que le nâghodhâ servait aussi chez les Orientaux à désigner le lien non seulement de deux mots, mais aussi de deux phrases et se plaçait k la suite d'une proposition interrogative suivie de la réponse, comme Gen. 18, 31 :

^r*2* r^°A ^ÉMnyNàV) <Jo

^o <* py t * * }jim> ^D^> ^ÉH^èV) <Jo

v. Bar Zou'bi, p. 15, 1. 13 et 21, 1. 10 texte.

Quelques auteurs, notamment Barzou'bi, avaient aussi coutume de compter parmi les accents, outre les lignes du nâghodhâ et du m'tapp'yânâ, celles du marh'tânâ et du m'hagg'yânâ. C'est sans doute, par suite de cette manière de voir, qu'est née une certaine confusion au sujet d'un accent de Jacques d'Edesse appelé m'happ'khânâ IiasolLo qui retourne ou m'qarq'sânâ limn,-nv> qui fait le tour x. D'après la rédaction actuelle du traité de Jacques (v. Martin, ^ 1. 18, ^ 1. 24 et Philipps, p. 19 et 29), rédaction que Barhébrseus avait sous les yeux, le célèbre évêque aurait distingué deux variations de cet accent, Tune relative aux lettres \°<-oZ] ^a \&&lc£> v^Lal, et l'autre relative aux lignes pQ^^o tj^. Le m'happ'khânâ suivi de ses deux variations aurait noté les trois premières propositions du chapitre 32 du Deutéronome :

* » or 7 * / n f « j y »

Barhébraeus (p. 259, première ligne) dit que, suivant les renseignements qu'il a pris auprès de personnes bien informées, cet accent est parfaitement inconnu et ne se trouve pas dans

1. Cet deux noms doivent avoir le même sens : le deuxième serait formé

y de aa^o^o = drcus.

le texte reçu, qui a après le premier membre ràhfà d'iâ pâàq, après le deuxième pâsoqà, et après le troisième taktâyà.

Si on remarque que les deux premiers membres forment un mètre heptasyllabique et le troisième une moitié ou hémistiche, on admettra que Jacques d'Edesse entendait par m'happ'kbânâ ou m'qarq'sânâ un accent qui marquait la fin d'une phrase poétique, après laquelle le rythme retourne k son point de départ. Quant k la soi-disant variation relative aux lettres, il s'agit lk évidemment du point diacritique qui distingue le dâlath du rifi, k en juger par les termes mêmes du texte (Martin ^ 26 et Philipps, p. 23). La soi-disant variation relative aux lignes doit s'entendre du m'hagg'yânâ et du marh'tânâ. Ce point et ce* lignes pouvaient aussi porter le nom de m'happ'khân&, puisqu'ils distinguaient des choses opposées; et comme le sens et la valeur de l'accent n'avaient pas été compris, on put facilement confondre avec lui des signes si différents, mais qui portaient le même nom.

Si cette explication est fondée, comme nous le croyons, Jacques aurait fait un premier pas vers l'accentuation poétique, mais trop tardivement pour que cette tentative ait pu porter ses fruits. L'accentuation poétique aurait d'ailleurs trouvé un champ bien restreint dans la bible, principal objectif des grammairiens ; car, si des éléments de poésie s'y trouvent, comme en témoigne le chapitre 32 du Deutéronome, on ne peut s'attendre k les rencontrer bien saillants ni fréquents dans une version comme la Fôijtâ qui visait k être littérale et n'avait probablement pas été faite sur l'original hébreu.

4° Des accents composés ou groupes d'accents. Les accents composés ne sont autre chose que des accents simples groupés suivant diverses combinaisons. Bar Zou'bi qui nous présente le système nestorien, n'en traite pas k part, mais sous chacun des quatre principaux accents de la pause, il énumère de quelle manière et sous quel nom ils s'associent les accents secondaires. Les soi-disant accents composés appartiennent donc, au même titre que les accents simples, au développement du système de l'accentuation et on aurait tort de voir en eux une catégorie spéciale créée k une époque déterminée.

Digiti

zedby G00gle

Nous avons eu occasion dans l'exposé qui précède de traiter de plusieurs de ces groupes, les autres s'expliquent facilement par eux-mêmes. Nous aurions pu nous dispenser de les reproduire dans notre classification ; nous avons cependant trouvé quelque intérêt à le faire, parce qu'ils présentent des combinaisons intéressantes parmi les moins ordinaires.

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