Chapitre I
Les interjections.
172. Les interjections ]£lLu ^oa^jLo1, ces exclamations instinctives de l'individu rentrent dans le domaine du langage, car elles ne sont pas les mêmes chez tous les hommes, mais elles varient suivant le degré de culture des peuples.
Elles sont formées en majeure partie de sons gutturaux, accompagnés quelquefois d'une nasale; rarement les muettes entrent dans leur composition.
L'admiration est exprimée par o»| ^o] ^*o| o] ; cette dernière, ponctuée i| ô| ou o| traduit l'interjection grecque d'admiration et du vocatif w &. Les grammairiens maronites ajoutent ^1 oui, mais ce mot appartient aux particules démonstratives, § 173.
La tristesse et la douleur sont rendues par ^o (*o ^2 ^*o|
1. Ce mot a été créé par les grammairiens maronites pour traduire le latin interjection les anciens grammairiens ne distinguaient pas les interjections des autres particules, qu'ils comprenaient sous le nom générique de If**! copule.
2. Des fautes de typographie ont fait imprimer quelquefois <•" que M. Merx, p. 156, n° 1 prend pour la bonne leçon, mais il n'a pas pris garde qu'en araméen une voyelle à la fin d'un mot doit toujours être écrite par une mater lecHonis; le targoum Prov. 31, 2 se sert du même mot v. Barhébrœus semblait avoir prévu cette confusion, en disant avec z'qàphâ du youdh (II, p. 70 comnu I, p. 179, 1. ô).
La moquerie, par ]<n).
Le blâme et le dégoût, par tl ^oul ^q L'exclamation \î} arab. U , se rencontre même dans les anciens textes, Barhébrœus, I, p. 179, 1. 1, Mand. Gramm., p. 80.