Nœldeke, Zeitschr. d. D. M. G., XXX, p
2. Ce mot est formé de la négation et de l'adverbe de lieu, comme le talm. K3'b de K3 n-1?, comp. Kf K de K3 IVK.
3. Le même émoussement s'est produit pour la terminaison du féminin (à de ai) que le phénicien a maintenue intacte.
celle du féminin pluriel, qui dans les constructions des prépositions avec les noms permute avec celle du masculin pluriel, comme &i*c et >«iïn, hébr. ni^S et "Tp avec les suffixes; ainsi le phénicien a des formes féminines rPJ? sur, fiJB en face, correspondant k celles masculines de l'hébreu ^Ç *}p avec les suffixes. Quant aux mots £-**> à^ao), ils sont formés de la particule *s> et de à-*|.
Le taw démonstratif se trouve encore dans les terminaisons du féminin (comp. aussi eAS* ^XJlj fém. de e*1 j >*&>), dans les préformantes du futur, et dans le préfixe £\ qui sert k former les réfléchis.
Taw démonstratif était chuintant, § 23c, dans ^ic<£ ou ^J<£ là, (D^ p) M *J est, hébr. #?, avec la négation £-*i> ^j**?.
5° ie lâmadh indique la direction vers un endroit, mb% : té^ hue, ]su$ qub, ^v^N tWuc, \«-^ au delà, \l^ au dessus, hmb^ en bas, etc. C'est pourquoi il est le signe de l'accusatif après un verbe et du datif après un nom. Mais il entre aussi dans la composition des pronoms ^-t^oi ceux-ci, ^*Sé| quels ? et des adverbes, ^« dans \ii*, hébr. H^il D^îH- H sert à former un déterminatif (J\), un interrogatif Ja Sjî? un négatif P tib 7£ ^.
6° Le noun est un son nasal qui s'allie k tout démonstratif pour le soutenir et le fortifier, ainsi s'explique l'accumulation de cette lettre dans les pronoms araméens, comp. <JJ«ij nous, ^npj eux. Il est fréquent dans les pronoms ou les particules que forme un élément léger, comme ôî C>\ JÎ1 fljfl H) ^1 <-*! ^*J de \ HH **), f? de **[, comp. p<ri li*| et les pronoms personnels p| *J| etc. En hébreu le mim permute avec noun dans ce sens. En syriaque noun est devenu préformante du futur par permutation de youdh.
Quel que soit le sens primitif de noun, cette lettre a acquis la valeur d'un thème pronominal dans les langues sémitiques et sert notamment k former la première personne du pluriel dans les verbes et le réfléchi de la forme radicale, en hébreu et en arabe ?J?Ç3 J*^i On la trouve aussi comme préfixe dans quelques noms, § 249.
7° Youdh, préfixe de la troisième personne k l'imparfait des verbes en sémitique, ne s'est pas maintenu en syriaque, § 181,
mais on le rencontre encore dans quelques noms quadrilittères, §244.
8° Riê est-il un thème démonstratif? On rencontre cette lettre dans les adverbes de lieu sans mouvement : js où, V>*n ici, ^ioz*3» là; mais elle fait défaut dans les autres dialectes araméens, comp. K3 K3n }Jôm palest. Il n'y a donc pas lieu de lui donner une valeur propre et il est très- admissible qu'elle vient par permutation d'un noun, comp. talm. JK3 ici, ar. Ui vjAii i.
9° Mira est thème pronominal dans \Zo quelque chose, qui est démonstratif, interrogatif ou admiratif ; comme l'idée vague de quelque chose est bien près de celle de rien, il est aussi négatif, en arabe par exemple; en syriaque, il ne se trouve avec ce sens que dans \^J> et >©? ut non (targ. Mpb% talm. Kfâttf). ^ qui? r^> une partie, de, sont aussi composés avec ce thème, qui sert encore, comme préfixe, h. former des noms, § 246.