‹ Traité de gynécologie clinique et opératoireChapitre 108 sur 217 · incision. 2. dédoublement. 5. réunion · texte numérisé non relu

incision. 2. dédoublement. 5. réunion

Soins consécutifs à la périnéorraphie. — Le pansement se réduit à de grands soins de propreté et à des applications locales de gaze antiseptique ou aseptique. Il est préférable de mettre une sonde à demeure ou de sonder les malades les premiers jours, pour éviter que l'urine ne souille la vulve.

Une question importante est celle de savoir s’il faut, après l’opération, constiper ou non les malades pendant plusieurs jours. 11 est certain que le contact des matières fécales peut infecter la suture, mais, d’autre part, le passage tardif de matières endurcies peut la faire céder ; enfin, la constipation ne présente pas seulement un danger

SOINS CONSÉCUTIFS A LA PÉHINÉOHHAI'IIIF. 1273

mécanique à brève échéance; elle est nuisible par le Irouble qu'elle apporte à la nulrilion générale, et elle enli'ave ainsi indirecleinent le travail plastique. Le mieux est, je crois, de maintenir les opérées à la diète lactée durant la première semaine et de leur administrer un léger purgatif vers le cinquième jour. Dès qu’une ou deux selles auront

Fig. 776. — Myorraphie des releveurs (Duval et Proust).

A. Les muscles sont maintenus éversés pour montrer la disposition des sutures profondes. B. Adossement des bords inférieurs des muscles.

été obtenues, on cessera toute purgation, et, si l’elfe t simplement laxatif était dépassé, on administrerait même de l’opium. De nouvelles évacuations seront provoquées, quatre jours après.

Les jambes seront maintenues rapprochées et lâchement liées. On ne permettra pas à la femme de s’asseoir avant trois semaines.

La propreté la plus grande sera observée; des lavages seront faits sur la vulve et le périnée, après chaque garde-robe.

On doit surveiller avec beaucoup d’attention la température de l’opérée. Une élévation avertira qu’il y a eu infection de la plaie et qu’un abcès est à craindre. Celui-ci prend ordinairement naissance dans un point insuffisamment affronté, dans un espace mort de la profondeur de la plaie où ont pu s’accumuler du sang ou de la sérosité qui ont fourni un milieu de culture aux microbes, introduits durant une opération insuffisamment aseptique ou venus le long des sutures. La région devient alors douloureuse, tendue; les fils s’enfoncent dans les tissus œdématiés et les sectionnent. Si l’on 11e les enlève pas rapidement,

DECHIRURES DU PÉRINÉE.

I inflammation devient | » 1 i i s intense cl amène d’ellc-mème la désunion totale. Parfois, en olanl un ou deux (ils de suture au moment opportun, on pcul circonscrire le travail inflammatoire et n'observer <pi une désunion partielle. Si cest du colé du périnée «j n une partie seulement de la réunion primitive a manqué, elle ne laide généralement pas à se compléter secondairement. Si e’est vers la cloison recto-vaginale, il faut

l’établissement

c rain d rje

d uneTistuie ; le signe pathognomonique de cette désunion profonde est l incontinence pour les gaz de nouveau accusée par la malade.

En général, on enlèvera les sutures périnéales du sixième au dixième jour. Il est inutile de s'inquiéter des sutures au catgut.

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