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INFLAMMATION DE LA VULVE OU VULVITE

Anatomie pathologique. — La vulve est formée de parties très distinctes, au point de vue de l’anatomie générale; elle comprend des replis cutanés: les grandes lèvres; des replis muqueux ; les petites lèvres et l’hymen; elle présente enfin l’orifice de canaux : le méat urinaire, l’embouchure des conduits des glandes de Bartholin.

L'inflammation de ces diverses parties revêt des caractères très différents. On a voulu indiquer la principale de ces divisions, en distinguant une vulvite sébacée, localisée au tégument, et une vulvite muqueuse. Mais, le plus souvent, toutes les parties constituantes de la région sont atteintes par l’inflammation diffuse. Ce sont spécialement, à la vérité, les glandes de la peau, sébacées et sudoripares (Verueuil), qui sont le point de départ des pustules d’acné ou des abcès furonculeux qui siègent sur les grandes lèvres. D’autre part, l’embouchure des canaux excréteurs des glandesde Bartholin sont les principaux foyers de l'inflammation du côté de la muqueuse.

L’adénile inguinale est une conséquence fréquente de la vulvite cutanée. De même les glandes de Bartholin sont assez facilement envahies.

La suppuration du tissu cellulaire lâche des grandes lèvres est bien rare.

Symptômes. — Une douleur locale vive, exaspérée par la marche, par le contact de l'urine, est le premier phénomène qui frappe les malades. Un écoulement plus ou moins abondant et parfois fétide baigne la région, irrite la face interne des cuisses, la rainure interfessière et même l’anus. Des érosions peuvent s’y joindre; leur fond grisâtre, l’engorgement ganglionnaire peuvent alors simuler une lésion syphilitique. La muqueuse des petites lèvres, de la fourchette et du vestibule, est rouge et boursouflée; du pus grumeleux, mélangé de sraegma, s’amasse entre les petites et les grandes lèvres. Sur la peau

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