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INFLAMMATION DE LA VULVE OU VULV1TE

de ces dernières, œdématiées, on aperçoit de très petites pustules qui siègent à la base des poils; les plus volumineuses ressemblent à des furoncles; des abcès circonscrits peuvent en résulter.

Ifuguier1 a décrit la forme cutanée de l’affection, sous le nom de folliculite vulvaire, il lui reconnaît trois périodes : une d’éruption, une de suppuration, et une de déclin. La terminaison peut aussi se faire, exceptionnellement, par induration; la forme particulière de la petite tumeur qui résulte de cette évolution ressemble beaucoup à l’acné sébacée : c’est l’acné varioliforme de Bazin, ou l'exdermoptosis vulvaire de Ifuguier. Ces petits boutons ainsi formés, du volume d’un grain de chènevis, sont indurés, sans cercle inflammatoire; dans leur intervalle la peau est complètement saine2.

L’intensité de l’inflammation est variable. Quand elle est très vive, elle peut provoquer la fièvre; il y a alors ordinairement complication de lymphangite et d’adénite inguinale parfois suppurée.

C’est, vraisemblablement, à la lymphangite qu’il faut toujours attri huer la suppuration de la grande lèvre, ou vulvite phlegmoneuse. On l’observe rarement.

L'inflammation de l’orifice de l’urètre provoque de la dysurie.

Si la glande de Bartholin s’enflamme, on en est averti par la tumeur qu’elle forme et par le pus qui sort, à la pression, de son conduit excréteur.

Diagnostic. — Il est facile de reconnaître la vulvite, mais le point important est d’en déterminer exactement les complications du côté de l’urètre et des glandes vulvo-vaginales, ou du vagin.

Le diagnostic étiologique est en général facile, mais il offre aussi une grande difficulté dans certains cas. En matière médico-légale, on ne doit pas oublier que, chez les enfants lymphatiques et dépourvus de soins hygiéniques, un catarrhe vulvaire très intense peut survenir, sans contagion par manœuvres vénériennes, à la suite de la simple décomposition du smegma, et amener des érosions ou même des ulcérations. On ne se bâtera donc pas de conclure, sans autres preuves, dans un examen médico-légal, au viol ou à la contagion.

Le phlegmon de la grande lèvre se distingue de l’abcès de la glande de Bartholin par le siège de la tuméfaction qui occupe le plus ordinairement la parfit; externe ou cutanée de ce repli tandis que l’abcès de la glande est à la partie interne et inférieure.

Étiologie. — De toutes les causes de vulvite, la plus fréquente est assurément la contagion gonorrhéique. Celle-ci est responsable même

1 I’ IIi'uuikh. Mémoire sur 1rs maladies des appareils sécréteurs des organes génitaux externes de la femme ( Mérn . de L'Acud.. 1850, I. XV, p. 527,.

a Gai.i.mid. Leçons clin, sur les maladies des femmes , 1879. p. 555.

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