‹ Traité de gynécologie clinique et opératoireChapitre 129 sur 217 · CANCER OU EPITHELIUM A DE LA VULVE · texte numérisé non relu

CANCER OU EPITHELIUM A DE LA VULVE

vaginisme ou à une métrite. Il est impossible, d’après les caractères de la tumeur, de la confondre avec un épithélioma. Quant au prolapsus de la muqueuse urétrale, ce n'est pas une lésion essenlielletnenl distincte: c’est la forme diffuse, moins vasculaire, de la lésion dont le polype est la forme circonscrite1.

Traitement. — Quand la tumeur est assez nettement pédiculée, on peut provoquer sa mortification par la ligature de sa base avec un petit fil élastique. Mais le traitement le plus simple, c’est l'excision suivie de cautérisation au thermo-cautère ou au gai van o-cau 1ère. On n’a pas à craindre ainsi l’hémorragie qui peut être assez gênante, si l’on emploie l’instrument tranchant. Quant au rétrécissement du méat, il n’est pas non plus à redouter si I on prend soin de ne pas cautériser la totalité de son pourtour, ce qui est inutile, même lorsque la tumeur, formée par la procidence de la muqueuse, l’occupe tout entier. L’ablation de deux segments et leur cautérisation suffiront, même alors, à amener la guérison, par la propagation du travail modulaire, ainsi que cela se produit pour les hémorrhoïdes du rectum. En cas d’hémorragie, on s’en rendrait facilement maître par une suture au catgut.

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