LEUCOPLASIE DE LA VULVE, DU VAGIN ET DE L UTÉRUS
L’appareil génital de la femme, soit au niveau de la vulve, soit au niveau du vagin et même de l’utérus, peut être atteint de leucoplasie. L’étude de cette maladie a été exposée dans tous ses détails par F. Jayle et X. Bender1.
Aperçu historique. — La première observation connue de leucoplasie de la vulve date de 1875 et appartient à Robert F. Weir2, la seconde à Schwimmer3. Jouin4, en 1882, publia la première observation en France : la même année, Saint-Philippe5 * en relatait un cas douteux. Ces trois faits passèrent inaperçus et c’est Reclus0 qui attira l’attention sur la leucoplasie vulvo-vaginale par une clinique parue en 1887, par la thèse de son élève Bex7, par un nouvel article paru en 1 8 8 8 8 . De nouvelles observations furent publiées par Perrin9, E. Monod10, Pichevinet Pettit11..
1 I'. Jayle el X. Bender. La leucoplasie de la vulve, du vagin el de l'utérus. [Rev. de Gyn. et de dur. abdorn., 1905, p. 963).
2 Robert F. Weir. Ichtyosis of the longue and vulva. ( New York med. Jour»., 1875, 1°' mars,
3 E. Schwimmer. Die idiopathischcn Schleimhautplaques der Mundholile; Leucoplakia buccalis (' Yiertelj . /'.Demi. u. Syph., 1877, p. 560).
4 Jouin. Psoriasis de la muqueuse vulvaire (La France médicale , 1882, 16 mai, p. 672).
5 Saint-Philippe. Mém. et Rail, de la Soc. de méd. et de Chir.dc Bordeaux, 1882, p. 379.
0 P. Reclus. Cancroïdes el leucoplasie des muqueuses buccale el linguale (Gaz. hebd.,
1 G. Bex. Leucoplasie el cancroïdes de la muqueuse vulvo-vaginale. Thèse de Paris, 1887. s P. Reclus. Leucoplasie et cancroide des muqueuses buccale el vaginale ( Gaz des hôp.,
0 Perrin. Utilité de l’intervention chirurgicale précoce dans les leucokératoses de la bouche et de la vulve (Ann. de dermatologie et de syphiligr., 1891, p. 825). — Perrin. Contribution à l'élude delà leucokératose vulvo-vaginale; ses rapports avec le kraurosis vulvae; son traitement (Annales de dermatologie et de syphiligraphie, 1901, p. 23).
10 E. Monod. Leucoplasie vulvo-vaginale et cancroide (Annales de la polyclinique de Bordeaux, 1896, p. 220).
11 Piciievin et A. Pettit. De la leucoplasie vulvo-vaginale. Comptes rendus du IF Congrès international de gynécologie et d'obstétrique, Genève. 1896: Section de gynécologie, vol. II, p. 137; Leucoplasie vulvo-vaginale (La Semaine gynécologique, 1897, p. 257, 265, 276,284). — De Puiffe de Magondeau. Contribution à l’étude de la leucokératose vulvo-vaginale. Thèse de Paris, 1897, 29 mai.
LEUCOPLASIE DE LA VULVE
Noto', Letulle1 2, Butlin3, Hugo Szasz4, Perruche!5 *, F. Jayle et Bender, etc.
La description de la leucoplasie du vagin a été confondue avec celle de la leucoplasie de la vulve.
La leucoplasie utérine a été surtout étudiée à l’étranger, non au point de vue clinique ni comme entité morbide, mais seulement au point de vue histologique et à propos de lésions inflammatoires ou dégénératives de la muqueuse utérine. Plusieurs travaux allemands et américains concernant l’étude histologique des métrites ou de l’épithélioma pavimenteux du corps de l’utérus ont ainsi fourni des documents permettant d’établir la réalité et les caractères de cette affection. Les premiers sont les mémoires de Zeller0 en 1885, de Piering7 en 1887; les seules observations publiées en France sont celle de d’Hotman de Villiers et Thérèse8, les trois cas de Verdalle9et ceux de F. Jayle et X. Bender.
I. Leucoplasie de la vulve. — La leucoplasie de la vulve est une affection rare ; elle a été souvent confondue avec l’eczéma, le prurigo, le kraurosis vulvæ (voir p. 1548).
Étiologie. — La leucoplasie vulvaire s’observe à l’àge de la ménopause ou après ; elle a été relevée cependant à 2 7 et 50 ans.
Le diabète a été mentionné deux fois. L’arthritisme serait une cause prédisposante. La syphilis est d’autant plus incriminée que certains auteurs (Landouzy, Gaucher10) regardent toute leucoplasie comme d’origine syphilitique ; cependant elle n’a encore été mentionnée dans aucune observation de leucoplasie vulvaire.
Symptomatologie. — Les symptômes physiques de la leucoplasie de la vulve (tig. 801) sont caractérisés par l’existence de plaques irré-
1 A. Noro. Leucoplasia délia vulva. Suoi rapport! clinici ed anatomo-patologici coll’epitelioraa ( Archivio di osletricia et ginécologia, 1899, sept., p. 550 et oct., p. 595).
2 Letdi.le. Leucoplasie vulvaire [Bull, et Mém.de la Soc. anal, de Paris, 1901. p. 125).
5 Butlin. Leucoma or leucoplakia of tlie vulva and cancer ( Brit . med. Journ., 1901,
4 Hugo Szasz. Ueber leucoplakische Yeranderungen der Vulva. ilire Beziehungen zur Kraurosis der selben, nebst zwei Fiillcn von Yulvarcarcinom ( Monats . f. Geb. und Gyn., 1903, t. XVII, p. ÎO.'O).
3 Peiirdchet. Un cas de leucoplasie vulvo-vaginale (La Gynécologie, 1904, n° 1, p. 51).
6 Zeller. Plattenepithel im Utérus (psoriasis uteri) ( Zei/schr . /'. Geb. und Gyn., 1885,
t. II, p. 66).
7 Pieri'g. Ueber einen Fall von atypischer Carcinombildung im Utérus (Zeitsch. f. Heil-
kunde, 1887, I. VIII, p.535).
8 D’IIotthan de Vii.i.iers et Thérèse. Une forme peu commune d’altération épithéliale du col de l’utérus (IIe Congrès international de Gyn. et d'Obst., Genève, 1896; Gynécologie, 2“ vol., p. 224).
n Verdai.i.e. La leucoplasie du col utérin et ses rapports probables avec la syphilis et l'épithélioma. (Bull, de la Soc. med. des hôp. de Paris, 1995, 22 mars).
10 L. Landouzy, E. Gaucher. — La Presse Médicale , 1903, 8 juillet, p. 493.
LEUCOPLASIE. — KRAUROSIS VULVÆ.
gulières, blanchâtres, virant tantôt sur le jaune et le gris, tantôt sur le blanc d’argent et’ la nacre. La plaque peut être unique, constituant parfois un placard recouvrant toute une petite lèvre et davantage; plus souvent, on voit plusieurs plaques espacées qui peuvent être reliées par
des sortes de bandes de leucoplasie : exception-
nellement et d’une manière passagère, comme s il se faisait une poussée aiguë de leucokératose, toute la région peut être comme couverte d’un enduit blanchâtre sur lequel tranchent les plaques leucoplasiques.
La plaque leucoplasique est toujours adhérent i e; elle ne s’enlève ni par les irrigations, ni par le frottage, ni par le grattage. Pour la faire disparaître, il faut sectionner les tissus jusqu’au derme.
Les plaques les plus récentes sont opalines et transparentes, la muqueuse n’est pas soulevée à leur niveau et semble avoir été touchée légèrement avec un crayon de nitrate d’argent. A une pér
voit, disséminées sans ordre sur la muqueuse, des plaques de dimensions variées, semblables à des couches légères de craie ou de fromage blanc. Les plaques anciennes sont argentées et opaques; elles font une saillie parfois assez marquée, appréciable à la vue et au toucher; leur surface est rugueuse et chagrinée, leur consistance dure et sèche. Autour de ces points la muqueuse conserve ses caractères ordinaires et sa coloration normale. Quand les lésions sont très accentuées, la vulve est épaissie dans son ensemble et les téguments ne présentent plus leur souplesse normale; les plaques leucoplasiques apparaissent alors parcheminées, recouvertes
iode plus avancée, on
Fig. 801. — Leucoplasie vulvaire. (F. J a y 1 e et X. [lender.)
La vulve, dans son ensemble, présente un aspect blanchâtre, dû à une sorte de poussée de leu cokératose. Sur la partie supérieure des petites lèvres, à droite et à gauche, sont des plaques leucoplasiques. Sur la petite lèvre gauche, on remarque une plaque arrondie d’épaississement inflammatoire, bordée par une collerette leucoplasique.
LEUCOPLASIE DE LA VULVE. 1341
de squames qui se laissent facilement détacher ou bien sont sillonnées de fissures plus ou moins profondes.
La leucoplasie vulvaire siège sur les petites lèvres, sur le clitoris et
Fig. 802. — Coupe histologique d'une plaque de leucoplasie vulvaire (Grossissement: 120 diam.L
(F. Jayle et X. Bender).
Celte figure montre une coupe de leucoplasie vulvaire avec tous ses caractères histologiques. L'épithélium est considérablement épaissi; la couche cornée, A, est très épaissie; la couche granuleuse, B, est f'orméede 5 à 6 couches de cellules à éléidine ; les bourgeons interpapillaires, C, sont déformés et hypertrophiés. Le derme, 0, est sclérosé, riche en vaisseaux, infiltré de leucocytes.
son capuchon, sur la face interne des grandes lèvres et sur toute cette région de la vulve où la peau a un aspect plus muqueux que cutané
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et porte le nom d’ailleurs anatomiquement impropre de muqueuse vulvaire.
La leucoplasie vulvaire n’envahit le vagin qu’exceptionnellement ; aussi l’expression de leucoplasie vulvo-vaginale, dénomination courante de l’affection, doit-elle être rejetée parce qu’elle se rapporte à la plus rare variété des cas. La leucoplasie vulvaire peut coexister avec des lésions anales de même nature ou avec une leucoplasie buccale.
Les symptômes fonctionnels consistent en démangeaisons et prurit ; parfois ils sont nuis. Si les plaques leucoplasiques se fissurent, des douleurs surviennent.
Diagnostic. — Le diagnostic est facile: l’étude préalable de la leucoplasie buccale sera d’un utile adjuvant. Mais, pour être précis, le diagnostic se basera sur un examen histologique que l’on pratiquera aisément par une biopsie.
Le kraurosis vulvæ doit en être distingué (voir p. 1548).
Anatomie pathologique microscopique. — Histologiquement la leucoplasie vulvaire est due à un épaississement de la couche épithéliale; elle se caractérise par l’hypertrophie de la couche cornée (hyperkératose), le développement des cellules de la couche à éléidine qui sont augmentées de nombre et « gorgées de granulations » (hypergranulose) et l’hypertrophie des bourgeons interpapillaires (hyperacanthose). La richesse en éléidine est telle dans la plupart des cas de leucoplasie qu’elle devient un caractère histologique pathognonomique, la signature de l’affection ; mais cette éléidinose peut manquer ; peut-être n’existe-t-elle qu’à une première période de la maladie et « dans une deuxième, la leucoplasie est le siège d’une série d’altérations irritatives et dégénératives; en particulier, la couche granuleuse chargée d’éléidinc s’atrophie et disparaît » (Pichevin et A. Pettit). Le derme présente des lésions inflammatoires chroniques : les papilles sont pour la plupart élargies et arrondies, les vaisseaux dilatés ( fig- 802).
Marche. Terminaisons. — La marche de la leucoplasie vulvaire est chronique et progressive, elle peut persister des années, peut-être indéfiniment; exceptionnellement, on a constaté des rétrocessions de la maladie.
De même que la leucoplasie buccale, la leucoplasie vulvaire peut dégénérer en cancer (fig. 803): F. Jayle et X. Bender ont réuni 10 cas de leucoplasie vulvaire simple et 14 cas compliqués de cancer. Elle peut se compliquer de kraurosis vulvæ (voir p. 1350).
Pronostic. — La possibilité de la dégénérescence cancéreuse assombrit le pronostic de la leucoplasie vulvaire; les lésions cancéreuses évoluent parfois avec lenteur1, souvent avec rapidité.
1 I>. Reclus. La Presse Médicale, 1903, n" 97, p. 777.
LEUCOPLASIE DE LA VULVE
Traitement. — Le traitement comporte l’asepsie de la région (bains de siège, ablutions, injections), fréquemment la cure d’une vaginite ou
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Fig. 803. — Coupe histologique d'une plaque de leucoplasie vulvaire compliquée d'épilhélioma.
(Grossissement : 80 diam ). (F. .lay le et X. Bender).
A, couche cornée renfermant encore quelques noyaux. Au niveau du cancer, les cellules du corps de Malpighi, C, sont kéralinisées et présentent une apparence plus claire, lin B. on voit l'épithélium pousser dans la profondeur un bourgeon néoplasique. Le derme, F , est sclérosé et inliltré de leucocytes ; on y reconnaît un grand nombre de noyaux cancéreux. G, affectant la lorme d’ilots ou de travées irrégulières et constitués par des cellules polyédriques.
d’une métrite concomitante; niais la guérison ne sera généralement obtenue que par l’ablation des plaques leucoplasiques.
Dans les cas où la syphilis est soupçonnée ou reconnue, le traitement spécifique est à instituer.
l’oz/.i. — 4e édit.
LEUCOPLASIE. — KRAUROSIS VULV.lv
II. Leucoplasie du vagin. — La leucoplasie de la vulve peut atteindre par contiguïté la muqueuse vaginale; celle propagation esl exceptionnelle et .layle et Bender n’ont pu en tiouver que \ cas.
La leucoplasie vaginale non consécutive à la leucoplasie vulvaire para il encore plus rare. Il n’en existe que deux observations publiées ; dans les deux cas les lésions occupaient la partie profonde du vagin, les culsde-sac vaginaux (fig. 804), et elles coexistaient avec un cancer du col de l'ulé-
Fig. 804. — Leucoplasie de la partie supérieure du vagin.
(F. .layle et X . Monder).
Par suite de l’existence d’un repli falciforme siégeant à la partie supérieure de la l'ace postérieure du vagin, on n’aperçoit pas le col. Le spéculum s’anête juste au-devant de ce repli, si bien que ce sont les parois vaginales, antérieure et postérieure, qui se présentent. Elles sont séparées l’une de l’autre par un large orilice en forme de croissant; à première vue, on croirait qu’il s'agit du col, mais celui-ci est plus en arrière, caché par les parois vaginales. I)e nombreuses plaques blanches recouvrent celles-ci a ce niveau.
rus.
La symptomatologie et le diagnostic de la leucoplasie du vagin sont identiques à ceux de la leucoplasie vulvaire.
L’anatomie microscopique ne peut être précisée : dans un cas observé par À. Pettit sur une guenon existaient l'hyperkératose et rhypergranulose, comme dans la leucoplasie vulvaire ; dans les deux observations recueillies chez la femme, les plaques leucoplasiques vaginales difleraicnl des plaques leucoplasiques vulvaires : la couche cornée était absente et la couche des cellules à éléidine n’était
nulle part reconnaissable; le revêtement épithélial avait une épaisseur considérable et il y avait une acanthose marquée; le derme était enflammé (fig. 805).
III. Leucoplasie de l’utérus. — La leucoplasie de l’utérus est plus rare et plus mal connue encore que la leucoplasie vulvaire et que la leucoplasie vaginale. On peut admettre aisément, a priori, l’existence
LEUCOPLASIE DE L'UTÈRUS. 1345
d’une leucoplasie de la portion vaginale du col : le museau de tanche est, en effet, tapissé par un épithélium pavimenteux stratifié, absolument identique à l’épithélium vaginal, et le col est exposé aux mêmes traumatismes et aux mêmes causes d'inflammation chronique que
Fig.80o. — Coupe histologique île leucoplasie vaginale. (Grossissement: 80 diarn.).
(F. Jayle et X. Bender).
11 n’y a pas de couche cornée ni de cellules à éléidine. L’épithélium, A, est très épaissi et présente de volumineux bourgeons interpapillaires, B, qui déforment complètement les papilles. Les cellules épithéliales subissent, de la profondeur vers la superficie, un processus de kératinisation progressive, mais les noyaux se colorent bien, jusque dans les assises les plus superficielles. Le derme, C, est formé d’un tissu conjonctif très dense, fibrillaire, contenant de nombreux vaisseaux.
le vagin; il n’est donc pas surprenant que, sous ces diverses influences, la muqueuse cervicale subisse parfois un processus d’épidermisation pouvant conduire à la leucoplasie. La question devient beaucoup plus complexe lorsqu’il s’agit de la muqueuse du canal cervical et de la muqueuse du corps : il existe en ces régions un épithélium cylindrique cilié dont l’hyperplasie simple ne peut, en aucune manière, conduire à la leucoplasie; pour que la leucoplasie survienne, il faut, par un mécanisme quelconque, qu’un épithélium pavimenteux se soit substitué dans la cavité utérine à l’épithélium cylindrique normal.
La leucoplasie de l’utérus comprend donc deux variétés : 1° la leucoplasie de la muqueuse vaginaledu col; 2° la leucoplasie de la muqueuse endo-utérine (canal cervical et cavité corporelle).
1346 LEUCOELASIE. — KRAUHOSIS VULVÆ.
^ Leucoplasie de la portion vaginale du col. Elle ne parait avoir été observée que cinq lois, toujours chez des femmes âgées.
Les symptômes fonctionnels sont nuis; les symptômes physiques sont analogues à ceux de laàleucoplasie vulvaire. L'allection se carac-
Fig. 806. — Coupe histologique de leucopliisie du col de l'utérus. (Grossissement : 500 dintn.).
(F. .1 a y 1 c et X. llender).
A, partiela plus profonde de la couche cornée ; K, couche granuleuse dont les cellules sont gorgées de granulations d'élé'dine ; C. cellules du corps de Malpighi, sous-jacentes à la couche granuleuse, munies de prolongements filamenteux très nets.
lérise par l’existence de plaques blanchâtres ou opalines, adhérentes, ne dépassant guère les dimensions d’une pièce de 50 centimes et siégeant sur le col.
Le diagnostic de la leucoplasie vraie de la portion vaginale du col doit être fait avec la leucoplasie fausse ; chez les femmes atteintes de métrite chronique, on constate assez communénSjint sur le col, au pourtour et au niveau de son orifice on sur une de ses lèvres, des plaques blanchâtres, opalines, de forme parfois lenticulaire et plus fréquemment irrégulières, dont le contour se fond insensiblement avec la muqueuse voisine; au lieu de plaques on peut trouver des bandes de même aspect. A la simple inspection, ces plaques ressemblent à des plaques leucoplasiques vraies; mais elles s’enlèvent aisément parle frottement, et au microscope on les trouve formées par un eoagulum fibrineux
LEUCOPLASIE UE L’UTERUS.
englobant un plus ou moins grand nombre de leucocytes et des cellules épithéliales desquamées.
Les lésions histologiques paraissent être analogues à celles de la leucoplasie vulvaire (fig. 806).
La marche delà leucoplasiedu col semble lente, mais l’affection peut se transformer en cancer.
Le traitement consistera d’abord dans une asepsie complète ; si la plaque leucoplasique persiste, son extirpation sera à conseiller, la dégénérescence cancéreuse étant à craindre.
Leucoplasie de la muqueuse endo-utérine. — Elle est à peine connue; elle existe cependant' (fig. 807). Elle ne peut survenir qu’après