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IV. Utérus fœtal ou infantile. — Cette

Kit;'. 884. — Utérus didftlphe atypique (i.e Bec).

Le segment gauche ne communique ni avec le vagin ni avec le segment droit : l'extrémité inférieure de la cavité utérine gauche est séparée de l’utérus normal par une couche musculaire de 2 centimètres et demi d'épaisseur.

anomalie se produit quand l’utérus, complètement développé dans sa forme générale, reste stationnaire en conservant les proportions et presque les dimensions qu'il avait à la naissance. On a établi une différence un peu subtile entre l'utérus fœtal, qui représente le dernier stade d évolution de la vie embryonnaire, et où les plis de la muqueuse s'étendent dans le corps même de l'utérus, et l'utérus infantile, où cet organe offre le type de l’enfant nouveau-né, et où les plis palmés n’existent plus que dans le col. Il y a là une simple nuance d'anatomie pathologique qui mérite seulement d'être mentionnée; à tous les autres points de vue ces deux variétés se confondent. Ce qui les caractérise également, c’est la disproportion entre le col et le corps utérin, reproduisant le type fœtal. Le col est deux ou trois fois plus long que le corps, et, tandis que ses parois sont relativement

1 Staudk, cité par P. Muller. Die StrriUlal dry Ehr, 1885, p. ! 272 .

i Lu Bec. lieu. île Gyn. et de C.hir. a bd., 1904, p. 587.

5 Sotscii.wviia. Mosliowslï. mal. Gaz-., 1878, n” 25 (Anal, in Cenlr. f. Gyn., 1879. n° 6, p. 152). - — II. -St. Ci.aiu Grav. Glasgow mal. Jouni., mars 1889. t. XXXI. p. 182. — Altiien

(de Wiesbaden). Schxvangerschaft. in beidcn ulcri bei Dupliciliil der Genitalien (Genlr. f.

Gyn., 1890, n» 40. p. 711).

MALFORMATIONS DE L’UTÉRUS

épaisses, celles du corps sont minces et parfois membraneuses. La longueur totale de la cavité utérine n’excède pas 4 centimètres; le museau de tanche est petit, à orifice étroit, de forme conique ou légèrement tapiroïde (en museau de tapir). Le vagin est ordinairement court et étroit; les parties génitales externes sont parfois peu développées, les seins petits; il va une aménorrhée complète.

L’existence de l’atrophie de l’utérus sera facilement reconnue par la palpation bimanuelle, aidée, aubesoin, du toucher rectal; pour distinguer l'utérus de type fœtal de l’utérus pubescent1, qu’on pourrait appeler prépubère, qui présente les mômes dimensions réduites et occasionne la môme aménorrhée, on doit se guider, théoriquement, sur le volume du col. Dans l’utérus fœtal ce segment offre une (Scimider). certaine fermeté, surtout dans sa portion sus-vaginale; dans l’utérus pubescent, au contraire, tout l’organe, y compris le col, est mince et relâché. A vrai dire, en clinique, ces nuances, d’ailleurs sans intérêt pratique, sont à peu près illu soi res.

Fig. 885. — Utérus infantile

Petites anomalies de l’utérus.

Il convient de décrire, sous ce nom, quelques malformations légères qui ne rentrent pas dans le cadre de celles qui ont été précédemment exposées.

Fig. 880. — Obliquité congénitale de l’utérus. Développement incomplet du côté droit (Tiedemann). 7

Obliquité et latéro-position congénitales de l’utérus.

— Elles sont dues à une véritable asymétrie de l'utérus, dont l’une des

' L'utérus jnibesc.cn I a etc décrit sous le nom (Fatrophik oonoknitai.e iiu coi. et de i.Ttérus (p. 700).

MALFORMATIONS DES ORGANES GENITAUX

moitiés esl prédominante et entraîne une distorsion de l'organe, qui s’incline du coté le plus développé; la brièveté relative du ligament large en est la conséquence. Dans les cas peu accusés, il y a simple latéro-version, qui peut être comparée à l’antéversion congénitale. Quand elle esl très marquée, on pourrait confondre cette anomalie avec un utérus unicorne, si l’on n’était averti de cette cause d’erreur.

Duplicité de l'orifice externe du col (utérus biforis). — Un double orifice du museau de tanche peut exister en l’absence de tout cloisonnement du canal génital1. Cette anomalie a causé des accidents pendant la délivrance; le plus souvent cette bride esl repoussée latéralement ou bien déchirée; pourtant, on a vu une hémorragie assez grave en être la conséquence. On conçoit quelle peut être la perplexité de l’accoucheur s’il ne songe pas à cette anomalie; s il la reconnaît, il tâchera de maintenir la bride sur le côté et de dégager la partie fœtale, ou, s’il n’y réussit pas, il la coupera entre deux ligatures2.

Cloisonnement transversal incomplet du col. — I’. Millier3

a, pour la première fois, décrit une curieuse difformité du col utérin, qui consiste dans la présence d’un repli transversal, faisant saillie dans sa cavité. Elle peut, après la dilatation de l’orifice' externe, donner I idée d’un second col emboîté dans le premier. Breiskv avait aussi remarqué cette anomalie, mais son observation était restée inédite. Dans les deux faits, observés en dehors de la grossesse, la bride avait donné lieu à des hémorragies; elle avait paru agir à la manière d’un corps fibreux, d’un polype. L’excision de cette bride a amené la cessation des accidents.

Elle peut aussi devenir un obstacle à la délivrance. Bidderf a publié une observation très instructive à ce sujet. Plus tard, Budin* a de nouveau attiré l’attention sur ce sujet, en rapportant deux cas personnels où le cloisonnement du col n’avait pas été une cause de dystocie, et deux observations de Mme Henry où les cloisons paraissaient placées, I une à l’orifice interne, l’autre à deux centimètres au-dessus, dans le segment inférieur de la cavité utérine. Deux observations analogues ont, depuis, été données par E. Blanc0. Le cloisonnement peut disparaître après I accouchement ou lui survivre.

On a rapproché cette anomalie dos replis transversaux du canal génital qui existent à l’état normal chez certains animaux, et que j’ai signalés à propos des brides du vagin (p. 1

1 C’est l'élat normal riiez le fourmilier.

2 Mekus. Centr. f. Gyn., ISSU, n" 15, p. 294.

3 P. Mülleii. Zeitschr. f. Geb. ». Gy»., 1S78, t. III. p. 159.

4 E. BiDnnn, cité par P. Müllkh. Loc. cit., p. 296.

8 Budin. Du cloisonnement transversal incomplet du col de l’utérus ( Progrès mrn ., avril 1SS7. p. 267 et 307).

6 Émile Blanc. Du cloisonnement transversal incomplet du col de l’utérus ( Arcli . île tocol., mai 1SS9. p. 339).

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