P E R I - M E T R O- S A L P I N G I TE
Le toucher et la palpation bi-manuelle doivent être pratiqués avec grandes précautions. Ils font constater que l'utérus est fixe, enclavé dans le 1 1 e 1 i t bassin et comme emprisonné dans une coulée de matière plastique, qui n’est autre que l'œdème inflammatoire intense qui a infiltré la totalité du tissu cellulaire voisin. Au bout de quelques jours, cet œdème diminue et démasque, pour ainsi dire, la saillie de l’abcès qui est alors séparé du col utérin par un sillon plus dépressible. Cette tumeur est lisse, régulière, difficile à limiter supérieurement; elle donne au doigt une sensation de chaleur, et on y perçoit souvent dos battements artériels dus à la dilatation des vaisseaux: il est rare qu'on y trouve de la fluctuation, vu 1 induration du vagin, qui parfois a la consistance du carton, et l’épaisseur très grande des tissus infiltrés qui séparent du doigt le foyer purulent, souvent liés petit, quoique enveloppé dans une forte gangue. Un caractère important est l'immobilité de l'utérus et celle de la fumeur; l’un et l'autre paraissent solidaires, soudés; par la palpation bi-manuelle, on se rend compte, aussi, que la tumeur adhère aux parois du bassin. L’utérus est dévié en sens inverse, le col aplati contre le pubis, si, comme c’est le cas le plus fréquent, la tumeur siège dans le cul-de-sac postérieur; elle peut aussi faire surtout saillie sur les côtés; enfin, plus rarement encore, l’empâtement prédomine en avant, entre l’utérus et la vessie.
Le toucher rectal donne de précieux renseignements complémentaires sur les connexions de la tumeur.
L'examen au spéculum est inutile.
Une période de rémission assez franche peut arriver à ce moment et durer un temps assez long, par suite de la formation d’adhérences protectrices qui limitent franchement le foyer. Mais, quand se prononcent de nouveau les tendances à l’évacuation, les douleurs lancinantes et la lièvre redoublent. Si l’évacuation tend à se faire vers le cul-de-sac postérieur, h' vagin présente d’abord une plaque indurée; si c’est vers le rectum, une pesanteur périnéale et un ténesme rectal des plus pénibles l’indiquent.
Une crise très grave précède souvent l’ouverture de l’abcès dans h* rectum, le vagin, ou, plus rarement, dans le tissu cellulaire prévésical; une brusque accalmie lui succède, mais u’est plus de longue durée. L’abcès se vide mal, et des faits de résorption chronique se manifestent; ou bien, l’abcès s’évacue en totalité, mais se remplit ensuite, et se vide
ovariennes peuvent, par une sorte de contre-coup (action nerveuse1 réflexe), retentir sur les plèvres. Cf. Boui t-Henhy, Thèse de Paris , 1900. — A. Lasne ( Pleurésie diaphragmatique cl jwlvi-périionite. Thèse de Paris, 1 887 admel ipie la pleurésie est alors due à la propagation de l'inflammation du péritoine pelvien au péritoine diaphragmatique par les vaisseaux lymphatiques et plus spécialemenl par ceux (pii accompagnent les vaisseaux tubo-ovariens et qui aboutissent aux piliers du diaphragme. Il s'agirait généralement d’une pleurésie diaphragmatique sèche, très légère.