PE RI-M ET R O-SALPINGITE
ou atrophiante une maladie spontanée qu'il ne faudrait pas confondre, dit-il, avec l'atrophie consécutive à un abcès pelvien guéri par résorption spontanée et sclérose consécutive des tissus atteints par l'inflammation. Quoi qu’il en soit, les effets peuvent être analogues. Sous 1 influence de cette rétraction, les vaisseaux sont comprimés, et il en résulte une atrophie de tout le canal génital avec ménopause anticipée. Sânger a remarqué (pie l’uretère était plus facile à toucher, plus volumineux, et plus dur, du côté où avait existé anciennement une paramétrée ; ce fait peut être causé par l’inflammation de voisinage et une sorte d’urétérite parenchymateuse consécutive.
Le phlegmon du ligament large est grave. La mort peut survenir dans la période inflammatoire du début, ou tardivement par la longueur de la suppuration, ou même subitement par l'embolie qui succède aux thromboses des veines du bassin.
La cellulite pelvienne diffuse est presque fatalement mortelle.
Traitement. — Le traitement de la péri-métro-salpingite séreuse se confond avec celui de la salpingite qui lui a donné naissance. Il consiste surtout dans le repos, les révulsifs, les injections prolongées d’eau chaude. Ce sont, assurément, des cas de ce genre dont on a obtenu la guérison rapide par l’électricité1, aidée du repos.
On a souvent vu de pareilles poussées aiguës disparaître rapidement à la suite d’un traitement intra-utérin énergique, curettage et injections, et ce résultat a été invoqué à l’appui de l'origine lymphatique des accidents périmélritiques2. Ces poussées aiguës incessantes ne sont pas la moindre des indications qui ont conduit les chirurgiens à l'ablation des annexes malades3.
Les tumeurs d’œdème inflammatoire aigu n’ont que peu de tendance à suppurer. Je repousse complètement les ponctions et incisions (colpotomie) faites pour évacuer des collections séreuses; elles n’en accélèrent guère la guérison et ne sont pas exemptes de dangers.
Pour les autres formes, abcès pelvien , abcès du ligament large,
I indication principale est d'abord de modérer l'intensité de l'inflammation par des injections chaudes prolongées, l'enveloppement humide
1 Apostou. Congrès de Copenhague , août 1884, et Itull. gin. de Thér., 30, Sept. 1887. — Uni. med. Jour»., 1!) nov. 1887. — BitiisE et. Pvagei. [Soc. obsl. cl gyn. de Berlin, 8 mars 1889, in Centr. f. Gyn., 1889. n° 1 ( i, p. 275) ont. aussi obtenu d'excellents résultats. Toutefois Nagel avoue qu'il préfère encore le moyen, plus simple et tout aussi efficace, des irrigations d’eau chaude.
2 Cantin, des lymphangites péri-utèrinés , non puerpérales. Thèse de Paris, 1889.
3 lvonx. Soc. Gyn. de Dresde, 5 mars 1887 [Centr. /'. Gyn., 1887, p. 451.)