CHAPITRE xvm
KYSTES DE L'OVAIRE
An |m *i n I de vue histogénique on a divisé les tumeurs de l'ovaire en néoplasmes d'origine conjonctive et en néoplasmes épithéliaux. Le premier groupe, tumeurs dermoides, comprend les fibromes, les fibromyomes, les sarcomes, les endothéliomes, tumeurs relativement rares, surtout les dernières. Le second groupe, tumeurs épithéliales, comprend les épilhéliomas solides ou médullaires et les kystes ovariques mucoïdes. A ces deux groupes principaux, il faut en ajouter un troisième, qui comprend les tumeurs dermoides, mieux appelées embryomes de l'ovaire.
Au point de vue clinique, la meilleure division est celle qui distingue les tumeurs solides et les tumeurs kystiques. Ces dernières, étant incomparablement plus fréquentes, méritent d’attirer d’abord l'attention du clinicien.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE DES KYSTES DE L’OVAIRE
Toutes les parties de l’appareil tubo-ovarien peuvent être le point d’origine de formations kystiques : la portion corticale, la portion médullaire, le bile de l'ovaire, la région comprise entre la trompe et l'ovaire où se trouvent disséminés des vestiges du corps de WoliV (corps de Rosenmiiller ou parovarium, hydatide de Morgagni, restes oblitérés du canal de Gartner) (fig. 591).
Essentiellement distincts au point de vue histogénique et anatomique, ces divers néoplasmes peuvent parfois se ranger artificiellement dans la même espèce clinique; ainsi, pour en citer un exemple, le fait seul qu’un kyste esl inclus dans le ligament large suffît pour constituer une catégorie chirurgicale bien définie; or, ce kyste inclus pourra prendre naissance sur place, aux dépens du parovaire, ou bien provenir du hile ou même du parenchyme de l'ovaire et s’introduire, en les déplissant, entre les feuillets du ligament large.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE DES KYSTES PROLIGÈRES
Je diviserai les kystes de l’ovaire de la façon suivante :