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OVARIOTOMIE ABDOMINALE. RÉSULTATS STATISTIQUES

A. Martin1 2 ........ 145 cas, 50 morts,

se décomposant ainsi :

... (46 laparotomies dont 0 avec hystér. abd. subtotales.

kystes bénins < „ . . , . . ... ,

J ( 8 ovariotomies vaginales (colpotomie postérieure).

T 1 28 laparotomies dont 7 hystér. totales.

kystes malins E . , . . ,

J ( 5 ovariotomies vaginales.

\ 9 laparotomies dont 2 hystér. totales.

kystes simples < ... . , . . .

J / 19 ovariotomies vaginales.

kystes parovariens . ...$)* lapai otomies. . . . ■ ) ^ hystér. totale.

J ( 2 ovariotomies vaginales.)

rr . . . . 12 laparotomies.

I umeurs conj. bemg. . . I „ . ,

i 5 ovariotomies vaginales.

( G laparotomies / , , ,, . , ,

Sarcomes < . . . . . . 1 hysler. totale.

( 1 ovariotomie vaginale. . )

En tout 103 ovariotomies unilatérales.

24 — bilatérales.

17 avec hvst. abd. totale ou subtotale.

1 abl. abd. vaginale

En tout 125 tumeurs épithéliales: 55 bénignes, 55 carcinomes, 28 kys-

tes simples, 7 kystes parovariens.

14 tumeurs conjonctives.

1 1 tumeurs dermoïdes .

TÎ8

L’auteur ne dit pas clairement ce que sont devenues 5 de ces malades.

Je ferai la même remarque pour les opérations de Weiland® que pour celles de A. Martin :

100 ovariectomies, 97 interventions abdominales, 2 interventions vaginales, 1 intervention abdomino-vaginale, ont donné les résultats suivants :

Tumeurs bénignes .... 69 cas avec 1,4 0 0 mort.

Tumeurs malignes .... 51 cas avec 12 0/0 mort.

Suites de l’opération. — Lorsque la tumeur est de nature bénigne, la malade opérée se trouve définitivement guérie ; elle est seulement prédisposée aux éventrations par relâchement de la cicatrice, si la suture n’a pas été faite avec le soin particulier que j’ai indiqué. Même alors, il est prudent de faire porter aux opérées une ceinture abdominale de soutien (v. p. 282).

Un kyste du second ovaire ou du second ligament large peut survenir plus tard et forcer le chirurgien à rouvrir le ventre \ Quand on est appelé à faire ces opérations réitérées, on doit toujours se souvenir que

1 Martin in Wustenuerg. Thèse. Greifswald, 19Û4.

2 Wem.and. Thèse de Wurzburg, 1902, analysé in Centr. f. Gyn., 1904, p. 149.

■’ A. Martin. Ueber die an derselben Person wiederholte Laparotomie (Zeitschr. f. Geb., und Gyn., 18S8, t. XV, p. 259). — 11 rapporte quatre observations personnelles.

KYSTES DE L’OVAIRE

l’intestin a une tendance à adhérer à la première 'cicatrice; il est donc prudent de commencer la nouvelle incision un peu au-dessus du sommet de la première, et de se guider sur le doigt, introduit par cette boutonnière, pour achever la section de liant en bas. Grâce à celte précaution, on évite de blesser l’intestin, même quand il est largement adhérent.

.l’ai déjà traité, à propos du pronostic, la question des récidives des tumeurs malignes et celle de la généralisation. Je rappellerai qu’elle reste généralement localisée au péritoine, n’envahit qu’exceplionnellement les viscères abdominaux et la paroi, plus rarement encore la mamelle, le poumon et les ganglions du médiaslin1. Les tumeurs secondaires peuvent présenter le type épithélial, le type sarcomateux ou un type mixte (Poupinel). Leur évolution est rapide et entraîne la mort à la manière des cancers.

Est-il possible de voir dans l’exiguïté du pédicule, comme le croyait Terrillon2, le gage de la bénignité d’un kyste9 Cette considération est purement théorique.

La greffe cancéreuse, signalée par Niçoise", à la suite de la ponction d’un kyste ovarique malin, correspond à un fait réel, mais comporterait peut-être une autre interprétation. Nicaise a vu se former au niveau de la petite cicatrice un noyau qu’il attribue à la greffe de quelques cellules entraînées par le trocart ; il est encore possible de l’expliquer par la métastase néoplasique, au niveau d’un locus minoris resistentiæ.

Menstruation et fécondité post-opératoires. — Les femmes opérées d’ovariotomie d’un seul coté continuent à être réglées, comme aupavant, et sont susceptibles d’être fécondées. L’opération bilatérale entraîne la ménopause prématurée toutes les fois que les deux ovaires ont été effectivement extirpés en totalité1^, p. 771), mais elle peut tarder plusieurs mois. Les cas de résection intentionnelle d’une partie seulement d’un ovaire, après ablation totale de l’autre, où la grossesse s’est produite, ainsi que de nombreux cas de menstruation persistante après de prétendues ovariotomies doubles évidemment incomplètes, montrent qu'il suffit d’une très petite portion du tissu ovarien pour maintenir le réflexe instigateur de la menstruation. Or, il est très difficile, quand on enlève une tumeur ovarique à court pédicule, et, en particulier, une tumeur papillaire, d’être certain de n’avoir laissé aucun vestige de l’organe. J’ai, du reste, discuté cette question avec plus de détails dans le chapitre de E Aménorrhée (v. p. 771).

1 Poupinel. Épithélioma kystique multiloculaire végétant de l'ovaire gauche : ovariotomie, guérison. Épithélioma du sein gauche récidivant deux fois après l'ablation totale, généralisation du cancer au péritoine et probablement aussi à la plèvre; mort [Annal, de Gyn., janv. 1890, p. 55).

2 Tehrillon. Hall, el Métn. de la Soc. de Chir., 1885. p. 209.

3 M. Nicaise. Revue de Chir., 1885, p. 800.

4 Ormières. Thèse de Paris. 1880. — Terrier. Revue de Chir., 1885, p. 955. — Auvard. Gaz. hehd., 1887, p. 271. — Olsiiausex. Loc. cil., p. 577.

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