PHARMACIB. — 24 GERMINAL AN XI
jur^'s n*exerceront que dans leurs départements respectifs. Le projet interdit la vente des compositions pharmaceutiques aux personnes qui n'auront pas subi les épreuves prescrites. Il permet aux officiers de santé d administrer, sans oilicine ouverte, des médicaments dans les lieux où il n'y aura pas do pharmaciens. Il défend aux épiciers de vendre au poids médicinal et aux pharmaciens de vendre au poids de commerce. Il proscrit les remèdes secrets et les étalages que les charlatans font sur les places publiques. Il soumet h un examen les herboristes, dont les erreurs ont été si souvent funestes aux malades. Il prononce une punition sévère contre Timprudencc ou la mauvaise foi, qui vendent des matières vénéneuses, punitions dont un crime presque inouï dans les fastes de la justice démontre l'urgente néces- Bîté. 11 ordonne des visites générales et particulières dans tous les laboratoires de pharmacie. Enfin il promet un formulaire impatiemment «ittendu par les jeunes médecins, et surtout par les oiViciers de santé qui sont éloignés des grandes villes. — Telles sont, citr)yens tribuns, les dispositions du projet de loi sur l'exercice de la pharm.v cie; elles ont moins pour but d'innover que de perfectionner cette partie do notre législation. Elles présentent une garantie suilisante contre l'inexpérience et la mauvaise foi : elles forment le complément de la loi sur l'exercice de la médecine et donnent lieu d'espérer que les progrès de ces deux sciences contribueront de plus en plus à diminuer les maux qui alTligcnt l'humanité. — r Votre section de Tin- UTieur. dont je suis l'organe, vous propose de les adopter.
TITRE I
ORr.AMSATION DES ÉCOLES DE PHARMACIE.
Art. !•'. H sera ëtabli une ëcole de pharmacie à Paris, à Montpellier, à Strasbourg, et dans les villes où seront placées les trois autres ccoles de médecine, suivant Fart. 25 de la loi da 11 floréal an X.
2. Les écoles de pharmacie auront le droit d'examiner et de recevoir, pour toute la République, les élèves qui se destineront à la pratique de cet art ; elles seront de plus chargées d'en ensei- ^er les principes et la théorie dans des cours publics, d'en surveiller l'exercice, dVn dénoncer les abus aux autorités, et d'en étendre les progrès
3. Chaque école de pharmacie ouvrira tous les ans et à ses frais, au moins trois cours expérimentaux, l'un sur la botanique et rhistoire naturelle des médicaments, les deux autres sur la pharmacie et la chimie.
4. Il sera pour\'u, |>ar des règlomont^ d'administration publique, à Tor cran i?at ion des écoles de phannacie, à leur administration, à renseignement qui y sera donné, ainsi qu'à la fixation de leurs dépenses et au mode de leur comptabilité.
HURMACiE. — 21 GERMfNAL APC XI.
5 . Les donations et fondations relatÎTes à Tenseigneniaiii de la pharmacie pourront être acceptées par les préfets, an nom dûi écoles de pharmacie, avec Tautorisation du gouvemement,
TITRE II