‹ Traité de jurisprudence médicale et pharmaceutiqueChapitre 33 sur 187 · HARIAGE · texte numérisé non relu

HARIAGE

; râlbiniâme^ la stérilité, ralîénation mentale, les de la vue, etc., seraient produits par ces alliances (1). le TOît, la théorie de la nocuité des mariages entre parents partisans déclarés; maiâ ceux de ritiuocaité parfaito ne as moins ardents. Selon M. le docteur Alfred Boargoois (2), qui croient à la nocuité des mariages entre consanguins ne ,0ODt rapportés qu à ropinion erronée du vulgaire^ à la interprétation deâ livres anciens, à une mauvaise observaioê faîu. La prévention et la négligence, telle serait la cause rrrar,etc... — M. Périer a noté vingt-six cas d'innocuité (ce i an bien petit chiffre, iilors qu'il se contracte annuelle- '^ eti Franco, trois ou quatre mille mariages consanguins). oî qu'il en soît, la question est encore k Tétude. Plusieurs ils généraux émett^^nt depuis longtetups le vœu de voir Iro, par une loi, la prohibition da mariage à la consanguinité, jasqu'au degré de cousins germains, et le gouvernepréoccupé, à just-e titre, d'un intérêt si considérable, so à ane enquête dont le résultat ne nous est pas encore

. Mais les incx)nvénients, réels ou imaginaires, des mariages parents ne sont pas les seuls dont on s'est préoccupé dans miers temps. Des médecins, animés assurément des meili intentions, ont proposé d'interdire le nmriago à toute pcr- ! atteinte de certaines maladies. M, Marc (3) et un honochirurgien de Lyon (4) vaudraient que tout homme prêt à mcter mariage produisît un certificat de ?ant4. M, G. La- (5) reconnaît qu'une pareille mesure porterait peut-être atteinte trop directe à la liberté individuelle, mais il pense pourrait du moins, par un avis pubhé sur les maladies veuilles, prévenir les hommes atteints de la syphilis, des conleooej funestes que leur mariage peut avoir non seulement leurs femmes et leurs enfants, mais aussi pour eux-mêmes, uliQ, la Société do médecine publique et d'hygiène profesiclle a été saisie récemment par l'un de ses membres, M, le teor Akxandre- Louis-Félix Bourgeois, d'une proposition tonfa émettre lavis que de nouvelles prohibitions do ma- ;pi introduites dans la loi. Un rapport a été présenté

^80. Addé t. 24, p. U et 241.

id. t. 18,p, 63* .# ,^ vmm/iV , V Ufpulatwn.p. 273.

Wt, médiC li^ôO, p. VJ$ Hé.

altê iTÀy^. €t de mtd, Utj, !• gCr » t. 5, 1856, p. 6*,

BTAT CIVIL ET QUESTIONS QUI S'V ÏIATTACHENT.

à cette Société, le 24 nmra 1880, par mie commission composée de MM. Bougon, Thévenot, Marclml, Mathelin et Duverdy (1). M- Bourgeois voudrait voir interdire le mariage ma personnes atteintes d'épilepsîe, de phthisio et de folie. Selon hi, ce serait le meilleur moyen d'arriver, au bout d'un certain temps, à en supprimer la propagation* La commission se demande d'abord si le législateur a le droit d'interdire le mariage à certains iinlividus pour cause de santé, et elle répond immédiatement que I» droit de se marier est un droit naturel qui appartient à tout indi* vidu de l'espèce humaine, et dont on ne peut le priver par nue I<m civile. Puis elle fait remarquer que, d'après M* Bourgeois, on ne pourrait se marier qu'en produisant un certificat de visite médî* cale portant une sorte de Bon pour le mariaije. Mais si le médecin refusait le certificat, si celui qui Ta sollicité n*acceptait pas m conclusions, quelle serait la juridiction qui statuerait eo appdî Comment vérifier si les parents des futurs époux sont morts dfi telle ou telle maladie, sans consulter lea médecins de la famille et sans violer le secret professionnel ? La proposition dont il s'agit se heurterait à beaucoup d'autres difficultés encore, et elle ôen toujours trouvée inacceptable.

M, Bourgeois demande enfin que le mariage soit prohibé eDtrt parents jusqu'au quatrième degré inclusivement. En cela, il se trouve d'accord, ainsi que nous l'avons dit, avec un grand nombre de ses confrères et de personnes étrangères à la médecine; nwûs il va plus loin , et il veut encore interdire le mariage aux persoonea ayant entre elles une différence d'âge de plus de vingtKîinq ans* Un homme de soixante ans pourrait épouser une femme i» trente-six ans, mais non une femme de trente-quatre. Nous w croyons pas qu'il soit nécessaire de discuter sérieusement dô pareiOes idées.

La commission, tout en rendant hommage aux bonnes intentions de M. Bourgeois, a pensé qu'il n'y avait pas lieu de nx^" difior notre législation sur le mariage (2).

Pour réaliser le programme de M. Bourgeois, c'est plutôt rhygiène et au progrès de la médecine publique qu'il faut rir; il ne faut pas supprimer les malades, mais les mal Nous pensons, quant à nous, que s'il était démontré d'une fi

r n Duverdy, Anm. Shygiène^ 1880, S« lénc, tome m, p. 435, et tomtt

(2) ûas.deë tribvH,,29,m et 31 mars 1B80,*- Voir Aussi dans lea AnnaUtd'èff^ vi de méd. lég. , 2» BÔric, t. 44, p. W%, nne spirituelle lettre du doct. Henrr Bw»^ AU Jiritiih médical jonrHal, iXnns lAquelle il coQdaiiiDc lo8 mariAgoi oci p^t^* nique«. ^^J

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