EXPERTISES EH MATIERE CRIMINRLLE
195. Lorsqu'il s'agît de visiter les organes gifnttaax iïii femme oti d'une fille à roecasion d'an crime dont elle aiiniitMj la victime on IVuteur, rofficier d© santé ne petit procéder à examen sans le consentement de la personne qui doit j être i mise, La recherche et la constatation de:î crimes et de§ intéressent, il est vrai^ an plus haut point, la sécante pnbU^josi mais la pudeur a des droits d*an ordre plus élevé, et il n^e§t | possible de les méconnaître sans compromettre, en mêmel les intérêts de cette société qne l'on voudrait servir.
Si donc un médecin était requis de procéder à la visite lOi la résistance de la femme, si, aprcs avoir employé tons lesinan légitimes de persuasion, si, après lui avoir fait comprendre q| son refus pourrait être considéré comme un demi-aven, ell» ] sistait dans sa résistance, le médecin devrait refuser, de son d'obtempérer à des réquisitions illénrales, IVraploî de la viok devant engager sa responsabilité.
Il n*en serait pas tt>ut à fait ainsi pour la visite d'un horon En effet, on n*a jamais songé à se plaindre de ce que les jea gens appelés sous les drapeaux par la loi du recrutement fns soumis à une visite minutieuse. On ne se plaint pas non plw i la visite que les ganlîens font subir à un détenu lorsqu'il enti dans une prison. Et encore ne saurions-nous approuver Temp de la force pour contraindre un homme à un examen médical i; blesse la pudeur. Il est vrai qu'on voit bien peu d^hommesi refuser,
196, Une des questions qui se présentent le pins fréqii ment aujourd'hui devant la justice répressive est c^lle de U ] ponsabilité morale de Taccusé. Dans la plupart des affaires ^ taies, nous voyons les Cours d'assises commettre des m^ légistes pour examiner l'état mental des accusés et en faîrt rapport. Mais, il faut bien le dire, il existe, parmi quelqu^i-o des médecins désignés par la justice, une tendance regrettabk qui consiste à transformer Texfert en juge. Cette tendance pc«t partir d'un sentiment honorable.
« Le malheureux, dit le professeur anglais Conolly, le roalhtufvi^ pnunis d'iivancc à lu folie pitr une or^^^anisîitrou détectueu^e oojwr un vice hérédiUire, rendu fou par' la m hère ou par une dérf-"''""" violoulc nMi^issjinl sur un cerveau niailade, n'a \ïhiH au monde *' ami que le médecin..... Le même courage qui fail braver au m» les dan L'ers de la pe^te doit le soutenir dans son devoir el In braver ï<?s atiarjuos des lan*4iies et des plumes venimi'n ctis du peuple réclamant det* exécutions, ni les sévérité>
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