‹ Traité de l'accent appliqué à la théorie de la versificationChapitre 13 sur 33 · BOILEAU · texte numérisé non relu

BOILEAU

„ Soulève enfin | ton front | eicaitisé^^*

BÉRANGEB.

Tout pied de quatre syllabes uniaccental appartient à la prose.

On rencontre aussi dans les poètes des pieds de cinq syllabes 9 mais ils sont lan^ssants, parceque c^est trop que trois syllabes de suite sans accent: n£t, dans les iorHe \ prochaines Frissonnent tous les grands chênes,"

y. Hugo. Les Djimu.

On est alors porté à accentuer dans au lieu de et^ ce qui est contraire à la raison, dans étant ici employé sans antithèse.

^^Mais^ las! \ j*oi pour ma pa/r/r Fait trop de voeux superflus."

Beranger. Plus de Pol\iVq[ue.

Le premier de ces deux ir«r% % Wû!ww«Vs»«oX. ^»

placer deux accents snr un pied dissyllabique, et ensuite de ne donner que deux accents à cinq syllabes consécutives, en les mettant aux deux bont«, ce qui force d'en faire un seul et méihe pied, que la versification sévère ne peut admettre.

Si le pied de cinq syllabes doit être généralement rejeté, à plus forte raison celui de six syllabes. ,,Ma{s je ne me crois pas | si cLérî du Parnasse/*

La Fontaine. Fables, II. 1.

„Je ne me souviens /y/uj | des leçons de Neptune.^*

Racine. Phèdre.

„7V!t)w;, je ne le crois point; \ ce peuple fier et sage Te paya de son sâng et soutiendra tes droits."'

YoLTAUKE. Le lac de Génère, „Je ne te suspends pas; \ que le courroux céleste...^

Lamartine. Sapho,

Tout pied de cinq ou de aix syllabes appartient à la prose.

Si le rhythme absolu se traduisait dans hf langage verbal avec la même exactitude que dans ' la musique, les tems forts seraient toujours placés à w^ égale dlsiaoee les uns des autres. Mais il n'en est pas ainsi; nous ne sommes pas maitree de^ syllabes comme le musicien Test de ses notes: nous sommes forcés d'accepter tout faits ces groupes de syllabes qui s'appellent mois^ et c'est dans leur succession réglée et symétrique que nous produisons les effets rhythmiqnes.

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