‹ Traité de l'accent appliqué à la théorie de la versificationChapitre 15 sur 33 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

- Mftre à un accent. Réfutation,

Un tems fort supposant un tems faible, on ne peut pas supposer un pied, et à plus forte raison un vers de moins de 2 syllabes. Cependant nos anciens auteurs affirmant toujours que c^est la consonance ou rime C[ui constitue le vers, on tenta de faire des vers de 1 syllabe ; j^en vais rapporter un, seulement pour le ridicule.

.,De

Ce

Lieu

Dieu

Sort,

Mort.

Sort

Fort

Dur,

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ces prétendas vers monosyllabiques doivent au 0102175

se lire ainsi:

,,De ce lieu Dieu

Sort Mort Sort

Fort dur Mais Très-sûr. ''

Est-ce là un rhythme? C'est une torture de la lan* gue et de l'oreille. C^est plutôt un vers de doffe syllabes, qui doit se pedier ainsi:

„De ce îieu | Dieu sort mort: \ sort fort dùr^ \ mais

très-jôr,"

Mais ce vers de douze syllabes aurait 7 accents; comme cela serait saccadé! quelle dureté! Plutôt encore en faire deux vers de 6 syllabes:

„De ce lieu Dieu sort mort:

Sort fort dur, mais très-sûr.'*

De quelque manière qu^on s'y prenne, c'est quelquechose de faux.

Mais entre des mètres à plusieurs accents on peut suspendre le mètre uniacccntal: en effet, une fin de vers étant une fin de phrase mélodique, elle est nécessairement suivie d^une pause, qui équivaut à une syllabe atonique. Il faut de plus avoir soin que le vers qui suit le mètre à un seul accent, ne commence pas par une syllabe tonique*

„ Mettez-vous bien cela Lh Jeunes filettes.

Songez que tont amant •

Ment Dans ses fleurettes."

Panard.

Bisyllabe ou mètre de deux syllabes,

„Murs, ville Et port.

Asile De mort; Mer grise Où brise La brise :

Tout dort."

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