CHAPITRE I
- Mftre à un accent. Réfutation,
Un tems fort supposant un tems faible, on ne peut pas supposer un pied, et à plus forte raison un vers de moins de 2 syllabes. Cependant nos anciens auteurs affirmant toujours que c^est la consonance ou rime C[ui constitue le vers, on tenta de faire des vers de 1 syllabe ; j^en vais rapporter un, seulement pour le ridicule.
.,De
Ce
Lieu
Dieu
Sort,
Mort.
Sort
Fort
Dur,
Mais
Très
Sur." Mais la loi dVnclitisme unit le% V3>\»!i&^% Vca!^centuêê iyeeUes qui ont uu acceiiV^ à« %o\\« ^^^
ces prétendas vers monosyllabiques doivent au 0102175
se lire ainsi:
,,De ce lieu Dieu
Sort Mort Sort
Fort dur Mais Très-sûr. ''
Est-ce là un rhythme? C'est une torture de la lan* gue et de l'oreille. C^est plutôt un vers de doffe syllabes, qui doit se pedier ainsi:
„De ce îieu | Dieu sort mort: \ sort fort dùr^ \ mais
très-jôr,"
Mais ce vers de douze syllabes aurait 7 accents; comme cela serait saccadé! quelle dureté! Plutôt encore en faire deux vers de 6 syllabes:
„De ce lieu Dieu sort mort:
Sort fort dur, mais très-sûr.'*
De quelque manière qu^on s'y prenne, c'est quelquechose de faux.
Mais entre des mètres à plusieurs accents on peut suspendre le mètre uniacccntal: en effet, une fin de vers étant une fin de phrase mélodique, elle est nécessairement suivie d^une pause, qui équivaut à une syllabe atonique. Il faut de plus avoir soin que le vers qui suit le mètre à un seul accent, ne commence pas par une syllabe tonique*
„ Mettez-vous bien cela Lh Jeunes filettes.
Songez que tont amant •
Ment Dans ses fleurettes."
Panard.
Bisyllabe ou mètre de deux syllabes,
„Murs, ville Et port.
Asile De mort; Mer grise Où brise La brise :
Tout dort."