ROTROU
„Je vous ai demandé — raison — de tant d'injures."
Racine.
„Seigneur, — si j'ai trouvé — grâce — devant vos yeux."
Id.
„Disant ces mots, — il fait connaissance — avec elle."
La Fontaine.
„Lcs quatre parts aussi -^ des humains — se repentent."
Id.
„Bien plus, — si pour un sou — d'orage, — en quelque
endroit."
Id.
(L. Quicherat, Traité de versification française^ p. 15 à 17.)
Le faux jugement porté pa^cet estimable grammairien vient de la règle qu^il a posée à la p. 11, à-savoir que
„dans l'alexandrin il y a toujours une césure «près la „sixième syllabe."
Nous venons de constater que Boîleau, qui proclama celte règle, n'a pas fait ses vers en' suivant rigoureusement son principe; c'est que chez lui Tinstinct du poète l'emportait sur le jugement du grammairien. Oui, il faut toujours çoxix V<yc^^<& ^ossl ^^xb&l d'appui à Ul sixième syllabe de VAfc^«»àr«SL\ ^»8»
la place des pauses est variée dans les bons vers. Les vers de la Henriadc, qui sont faits daprès la règle rigoureuse,
„qu*il faut toujours couper Talexandrin par le milieu,** forment, pour Toreille, la lecture la plus monotone et la plus fatigante qui existe. Dans nos vers, partout ou il y a un repos, il y a un point d'appui; mais la réciproque n'a pas et ne doit pas avoir lieu. 11 ne faut pas oublier non plus que les vers ne se lisent pas comme de la prose; on doit beaucoup plus y faire ressortir Taccent tonique, et tel vers qui semble prosaïque, bien récité ne Test pas.
Les vers suivants sont également bien coupée et bien accentués, quoiqu'ils ayent été jugés faux:
„I1 pleura mort celui Qu'il n*eût voulu souffrir être vif comme lui.**
Garivier.
,JEt savoir — que Thoneur m*était sensible — au point D*en conserver Tinjure — et ne pardonner point."