‹ Traité de l'accent appliqué à la théorie de la versificationChapitre 8 sur 33 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

' Position, Mouvement relatif des accents,

' ' Nons ayons va que Paccelit d*appui consiste à presser de la voix snr le commencement da mot, et qu'elle en relevé la fin par Taccent tonique. Par ce mouvement de baisse et de hausse la voix est totijonrs poussée en' avant, et cela donne à la prolation française quelquechose d^élastiqne et d^accé- 1ère V il en résnlte que toute syllabe qui termine une phrase, si elle n'a pas le "é (euyhStiie pour voyelle eotaèrtituante, doit être affectée dé Pèccent tonique: Il y a en général une similitude entre Faccen tuât ion du mot isolé et la distribution des accents dans la phrase, et il ne peut pas en être autrement, parceque toutes deux tiennent au principe prolatoire inhérent à la langue.

Trois principes influent sur Taccentuation : la valeur logique du signe, la construction, et le mouvement dialectique.

Un pronom qui devient adjectif, prent Faccen t

tonique :

„ notre ami est aussi le votre. — C'est le mien que „vons prenez." II est alors précédé de rarliclc. Tout, devenant sub-

slaniif, entre dans les conditions d'accentuation du substantif, et il en est de même pour tous les autres mots de ce genre. Leïi pronoms personels moi^ toU soh ont l'accent; nous, vous, devenant régimes, on mots d'apostropbev prenmetïi «ussi Taccent tonique. Il en est de *inênie de' fi*i^. 'lorsqu'il esf séparé par deux phrases de sqn snfet €rt de ^n verbe:

„FlaiabeaH^ dont la clarté féconde Fait vivre, et mouvoiiC' -tous les corps^ Quî^ sans épuiser les trésors, Ne cesses d'enrichir le monde, etc."

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