VIII INTRODUCTION
n'ai pu que m'en convaincre davantage, mais je me suis aperçu aussi de la place qu'il avait réservée à mon introduction.
Les questions traitées par lui sont si multiples et si diverses, si vastes ou si spéciales, que Tesprit cherche involontairement au-dessus d'elles une synthèse historique où les rapports et les points de contact anciens des communautés réformée et luthérienne soient esquissés à larges traits, et où les origines de cette dernière communauté soient étudiées dans ses deux grands rameaux, les Kglises d'Alsace et de Montbéliard, l'Eglise de Paris.
Je voudrais très simplement relever, en guise de jalons, les points saillants de cette histoire qui frappent mes yeux.
M.Lods, en traitant des obligations des cultes reconnus, observe qu'il ne s'est point produit, pour les cultes protestants, un seul cas d'abus sous le premier Empire, et qu'il n'a guère dû s'en 'produire depuis lors. C'est que la soumission aux lois a toujours marché de pair dans le^ protestantisme avec le respect de la liberté. L'Eglise de Strasbourg l'avait affirmé dans sa remarquable déclaration de 1801 — quand elle disait : « L'Eglise est une société libre ayant un but purement moral et religieux. Elle est, comme société., subordonnée à l'Etat, qui a le droit incontestable de veiller à ce qu'aucune société ne porte préjudice au bien général. » — et TEglise réformée, de son côté, ne cessa d'être fidèle à ces principes, sans qu'ils aient pu, chacun le sait, la préserver d'un long martyrologe.
Au point de vue de leur organisation légale, rhistoire des deux Églises présente cette singularité frappante que toutes deux furent basées, dans