EMPLOYÉS SUBALTERNES
Infirmiers et servants.
Tous les employés subalternes , très nombreux dans les hospices importants, sont nommés et révoqués par la commission administralive, qui règle aussi leurs attributions et leurs émoluments. Il peut leur être accordé des pensions de retraite dans les mêmes conditions que celles des employés principaux.
Infirmiers et servants. — Les sœurs hospitalières sont aidées dans le^ soins qu'elles donnent aux malades par des infirmiers et inûrinivrcs ; mentionnons encore les servants, c'est-à-dire les employés ou employées chargés des travaux grossiers des cuisines, des buanderies, etc.
Les infirmiers et infirmières font des besognes très pénibles et souvent répugnantes et sont généralement fort mal rétribués. Dans certains hospices, ils ne reçoivent qu'un traitement de dix francs par mois; aussi arrive-t-il fréquemment qu'on prend, pour remplir cet office, des gens peu scrupuleux, qui clandestinement rançonnent les malades pour les moindres soins. Le seul moyen efficace pour obvier à ces abus consisterait, croyons-nous, dans des rétributions plus en rapport avec les services rendus.
Dans les hôpitaux, le nombre des infirmiers ou servants, attachés au service direct des malades, est ordinairement réglé à raison d'un pour dix malades ; dans les hospices de valides , il peut n'être que d'un pour quinze indigents (1).
Il loslruction du 8 février 182;).
Les infirmiers et servants sont naturellement placés sous la direction de la sœur supérieure, puisqu'elle est chargée du service intérieur et qu'elle no pourrait pas s'acquitter de cette tâche d*une manière satisfaisante si les agents hospitaliers ne se trouvaient pas sous sa dépendance. Cependant, elle ne peut les prendre ou les renvoyer qu'avec Tapprobation delà commission administrative (1), qui est chargée de fixer leur rétribution.
Ut n'ont droit à aucune pension de retraite.
\V' iarculairc ministérielle du 31 janvier 1810.