AVERTISSEMENT
Nous nous bornerons , dans cet Avertissement , à indiquer les avantages de la quatrième édition de notre Traité. Dans les premières éditions, nous avions aspiré surtout i présenter avec méthode , clarté , précision , des règles qui ne fassent pas sujettes à être contestées. Mais par là même que nous étions très-sobre de développemens, nous devions omettre une foule d’applications pratiques. Si noos avions essayé , dès le principe , de les multiplier, nous nous serions exposé à ne donner que des solations problématiques. Le temps devoit venir, et est venu effectivement à notre seconrs. Des doutes ont été proposés , des débats nombreux se sont élevés ; les arrêts des tribunaux , les ordonnances du roi , les avis du conseil d’Etat, les consultations des jurisconsnltes, les ont terminés avec plus on moins de succès. Nous en avons profité pour développer le texte des lois qui forment la base de cet ouvrage. Quelque désir que nous ayons de contribuer, autant qu’il dépend de nous , à la bonne harmonie entre le clergé et l’autorité civile , nous n’avons pas toujours adopté comme irréfragables les décisions de celle-ci. Nous avons usé d’abord de la liberté qu’ont tous les jurisconsultes de discuter et d’apprécier certaines applications de la loi , alors même qu’elles sont consacrées par des arrêts, nous avons dû aussi , lorsque la loi elle-même blesse les droits spirituels de l’Eglise, signaler cette opposition. Mais ce genre de controverse se reproduit rarement dans un livre qui doit aider à diriger la conduite d’un pasteur, plutôt que lui fournir un aliment de discussion.
Outre les sources que nous venons d’indiquer , nous nous sommes servi de toutes les décisions qui ont été portées pour des établissemens régis par des lois analogues à celles qui concernent les fabriques. Enfin, nous avons encore eu recours aux lumière* dot anciens jurisconsultes pour résoudre un certain nombre de difficultés.