I. — Liquides
Liquide cérébro-spinal 0.0
Humeur aqueuse de l’œil 1.4
Eaux de l’amnios 7.0
Sérosité du péricarde 23.6
Lymphe 24. g
Sécrétion du pancréas 33.3
Synovie 39.1
Lait 39.6
Lhylo 40.9
San? 103.6
IL — Tissus.
Bulbe
Cerveau
Foie
Muscles
Cristallin.. ..
Œuf de poule
lin somme, on peut admettre trois grandes variétés de matières albuminoïdes dans l’organisme : l’albumine du tube digestif, ou peptone;
G TRAITÉ DE L’ALBUMINURIE
l’albumine du sang, ou albumine circulante; l'albumine des tissus, ou albumine lixe.
La première est la source, sans cesse renouvelée, des deux autres; celles-ci sont en voie de destruction et de rénovation continues. D’après Voit, la destruction se ferait surtout aux dépens de l’albumine circulante; d’après Pfluger, Valentin, Hoppe-Seyler, c’est l’albumine lixe qui fournirait aux phénomènes de désassimilation ; l’albumine mobile ne serait décomposée qu’après avoir servi à l’organisation des tissus et être devenue albumine fixe. Quoi qu’il en soit, ce sont ces produits de destruction qui, par oxydation, dédoublement ou fermentation, aboutissent comme terme final à l’urée et à l'acide carbonique.
De ces différentes albumines, quelles sont celles qui passent dans l’urine? La première et la plus importante, celle dont la tiltration à travers les reins constitue à proprement parler l’albuminurie, est l’albumine du sang, l’albumine circulante. Sur ce point, aucune discussion.
Dans un certain nombre de circonstances encore incomplètement connues, l’albumine modifiée par les sucs digestifs, la peptone, peut aussi se trouver et se déceler dans l’urine.
Quant à l’albumine fixe, à l’albumine des tissus, doit-on admettre son élimination possible par le rein à l’état de matière albuminoïde ? D’une manière générale et comme le fait a été avancé par certains auteurs, non; ou du moins la démonstration n’a pas été donnée. Toutefois, certaines matières albuminoïdes peuvent être à la rigueur considérées comme provenant directement des tissus : ainsi, la mucine, qui se trouve à l’état normal dans toutes les urines et qui provient de la muqueuse pyélo-vésicale; l’hémoglobine, albumine spéciale, cristallisable, qui fait partie constituante des globules rouges, véritable tissu organisé, et qui, dans divers états pathologiques, passe en nature dans l’urine.
D’autres substances albuminoïdes, n’appartenant pas à l’organisme et introduites accidentellement dans la circulation, filtrent aussi à travers le rein. Nous aurons à en parler quand nous traiterons des albuminuries expérimentales. C’est l’étude chimique des albuminoïdes de l’organisme décelables dans l’urine qui doit nous occuper actuellement.