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MAL DE BRIGHT TRAUMATIQUE

Il est difficile de préciser le rôle du traumatisme comme cause du mal do Bright. Dans les deux cas suivants, on peut supposer quo le traumatisme n’a pas été sans

APPENDICE

influence sur le développement de la maladie. Dans le premier cas, les symptômes brigh tiques ont suivi immédiatement uno violente contusion de l’abdomen ; dans le second, ils no se sont montrés que quatre ans après un traumatisme grave de la mémo région, qui avait déterminé un abcès do la fosse iliaque.

Oits. I. — Traumatisme de la région abdominale ; hématurie et œdème consécutifs. Mal de Bright avec atrophie rénale et hypertrophie du cœur. — Homme do 40 ans, journalier, entré à l’hôpital au mois do juin 1883. Cet homme raconte qu’il y a six ans il a été gravement blessé par la chuto d’une poutre qui lui est tombée sur la partio moyenne du corps. A la suito de ce traumatismo, il a uriné du sang et scs jambos ont enflé ; il est resté malade à l’hôpital, pendant plus de six mois. Depuis lors, douleurs dans les reins, céphalalgie fréquente. Il y a deux ans, il a été soigné à l’hôpital de Genève pour de l’albuminurie. On a constaté une rétinite hémorragique, et de l’hypertrophie du cœur. Il entre pour de l’oppression et do l’œdème des jambes.

C’est un homme d’apparence vigoureuse. L’œdème malléollaire est peu prononcé. Le cœur est très volumineux, sans bruit de souffle ; les artères sont dures et tortueuses. Le malade se plaint d’être essoufflé à la moindre fatigue. Céphalalgie habituelle ; vue troublo et brouillée. Les urines sont très abondantes, claires, d’une densité de 1,008 à 1,010; 3 litres dans les vingt-quatre heures, dont 2 litres la nuit; 30 centigrammes d’albumine p. 1000.

Le malade ne reste que quelques jours dans le service.

Obs. IL — Traumatisme grave de la région abdominale ; abcès iliaque. Première poussée albuminurique avec anasarque cinq ans après, grave et prolongée. Deuxième poussée sans œdème , sept ans après la première. Persistance de T albuminurie. — — L..., âgée de 34 ans, couturière, entrée à l'hôpital le 6 avril 1883. Scarlatine et rougeole dans l’enfance. Pas d’enfants. Traumatisme grave en 1871 ; un plancher s’est écroulé sous elle, et dans la chute elle a reçu un coup violent dans l’hypochondre gauche. Un an après, abcès dans la région iliaque gauche, qui s’est ouvert au bout de trois mois dans le rectum. Du pus s’est écoulé pendant cinq mois par la voie rectale. Les règles sont restées supprimées deux ans à la suite de cette maladie.

En 1870, sans qu’elle puisse invoquer aucune cause, anasarque généralisée avec œdème de la face, albuminurie pendant dix-huit mois; les urines étaient tantôt foncées et rares, tantôt claires et abondantes.

Depuis lors, elle s’était complètement remise et affirme s’être bien portée. Il n’y avait pas de polyurie nocturne ; elle urinait « comme tout le monde ».

En janvier 1883, ictère pendant six semaines, de nature indéterminée. Elle est restée faible, mal en train, sans appétit.

Le 29 mars, frisson violent, avec céphalalgie, douleurs très vives dans les reins, vomissements. Obligéo de prendre le lit. Fièvre vive avec frissons répétés, survenant tantôt le matin, tantôt le soir. Vomissements persistants ; elle ne peut rien garder et rend tout ce qu’elle prend, aliments, boissons, potions.

A son entrée, elle a l’aspect prostré, presque typhoïde. La langue est rouge â la pointe, jaunâtre au centre, collante. Pas de vomissements depuis hier; contispation. Rien aux poumons ni au cœur qui no parait pas hypertrophié. Le pouls est fréquent, mais de force ordinaire. Intelligence intacte; un peu do troublo de la vue seulement depuis deux à trois jours. Insomnie absolue et céphalalgie. Elle se plaint surtout do violentes douleurs dans les reins ; la prossion est très douloureuse dans les régions lombaires, aussi bien en avant qu’en arrière. Pas de gonflement appréciable. Pas d’œdème nulle part.

APPENDICE

Depuis le début des accidents, les urines, auparavant normales, étaient devenues rares, foncées. Aujourd’hui, clics sont claires, jaune pâle, et donnent un abondant précipité d’albumine par la chaleur et l’acide nitrique. T. S., 37°, 6.

Ventouses scarifiées sur la région lombaire. Lait et glace.

Le 8 avril, la malado se sont beaucoup mieux. Il n’y a pas eu de vomissements après son outrée. Quantité des urines, 1 litre; urines claires; albumine, 3gr,30 par litre.

Le 13 avril, urines .• 2,000 centimètres cubes; albumine, 1 gramme par litre.

La malade sort le 24 avril, urinant 2 litres à 2', 30 dans les vingt-quatre heures, avec 1 gramme d’albumine par litre.

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