‹ Traité de l'alcoolismeChapitre 101 sur 201 · AUTEURS · texte numérisé non relu

AUTEURS

("asper.

Lunier (*).

Lunier p).

Claude (»).

Brierre de Boismont (*).

Gubner (*).

Marthaler (*).

(') Lunier. Du rôle que jouent les boissons alcooliques dans l'augmentation du nombre des cas de folie et de suicide. Ann. méd. p*y-, 187a. t. I.

(■) Lunier. Loc. cil.

(') Rapport du sénateur Claude (des Vosges), analysé par Molet. Ann. méd. /«y., 1888, t. H.

(') Brierrk de Boismont. Du suicide et de la folie suicide.

(*) Gubner. Le suicide à Saint-Pétersbourg. Archives de méd. lég. et tVhyg. publique, 1868.

{') Marthaler. Victimes de Talcoolisnie. VU» Congrès intern. contre l'abus des boissons alcooliques, 1899.

Avec M. Magnan, il faut penser que « entre ces difTérents « états, maniaque, mélancolique, stupide, on pourrait interca- « 1er de nombreu.x intermédiaires pour reproduire fidèlement « les aspects multiples sous lesquels se présentent les alcoo- « liques; mais ces divisions reposant sur des caractères fugaces, ^ passagers, sans action sur la marche de la maladie et ne « donnant prise à aucune indication thérapeutique, ont une « importance trop secondaire pour nous y arrêter. » On doit ajouter qu'au cours d'un môme accès délirant, le sujet peut passer successivement par ces diverses formes, puisqu'il adapte son délire et ses réac^tions à la nature de ses hallucinations, et que celles-ci sont essentiellement mobiles.

33o PSYCUOPA TliOLOGIE

Les troubles psychiques qui viennent d'être étudiés s'accompagnent de modifications dans Tétat physique du malade.

Le premier symptôme, celui qui, dans certains cas, acquiert une telle intensité qu'il a été considéré comme caractéristique de la maladie, est le tremblement (delirium treniens). Parfois, ce trouble de Tinnervation musculaire ne diffère en rien de celui qui existait avant les accidents délirants, tremblement fin, augmentant dans Feffort, présentant de sept à huit oscillations par seconde, et siégeant à la face, à la langue, aux extrémités des membres. Généralement, dans le délire toxi-alcooliquc, le tremblement est plus marqué ; tantôt il prédomine dans une partie du corps, tantôt il se généralise. En appliquant la main sur le malade, on se rend compte des secousses musculaires ; en le découvrant, on voit même les ondulations et les frémissements qui parcourent ses muscles. L'intensité du tremblement n'est en rapport ni avec le degré de l'agitation, ni avec la nature du délire ; mais sa généralisation et sa persistance sont d'un fâcheux pronostic (Magnan). Il arrive que le tremblement de la langue et de la face soit assez intense pour produire des troubles de la parole.

Comme autre trouble moteur, voisin du tremblement, on a signalé le nystagmus (Dagonet). Le signe de Quinquaud (*) existe, comme dans l'intoxication chronique. Pour constater ce signe, on ordonne aux malades d'étendre les doigts, et on rapplique contre l'extrémité de ceux-ci, perpendiculairement et en exerçant une légère pression, la face palmaii'e de sa propre main. L'opérateur éprouve, au bout de quelques instants, la sensation de frottements osseux : ce sont les phalanges du malade qui s'entrechoquent. Ce serait là un signe très sensible de l'intoxication éthylique.

' La fréquence (57,1 p. 100 des cas) (-) de la contraction idiomusculaire, en dehors de la tuberculose, révèle les troubles de la nutrition.

En outre des troubles de la sensibilité qui relèvent direc-

\*) AuBKY. Un nouveau signe physique spécial ù l'intoxication alcoolique a le signe de Quinquaud ». Arch. de neur.y lyoï.

(') Sot'KANOFP el Samouciiki>'£. Conlructiou idio-musculairc dans les psychoses, y^cf. neuroi., njoi, p. 735.

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