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HYSTÉRIE ET ALCOOLISME

thèse, en rapporte devix observations ; Gharcot (*) démontre la nature hystérique de rhémianesthésie décrite, en 1874, par Magnan. Depuis, les travaux se sont multipliés sur ce point.

La valeur étiologique de Talcoolisme, dans la production de la névrose, est diversement appréciée. Gharcot, Achard, ne voient dans Tintempérance qu'une cause occasionnelle. D'autres auteurs admettent que l'intoxication suffit, à elle seule, pour produire Thystérie ; Guillemin (*) reconnaît cette action à toutes les boissons enivrantes ; Dreyfous (') la limiterait volontiers à Tabsinthe.

L'hystérie toxi-alcoolique serait rare d'après Freyhan : sur 120 alcooliques hommes, il ne Ta constatée qu'une fois.

La symptomatologie ne présenté rien de particulier ; les attaques convulsives, Thémianesthésie, le mutisme, l'apoplexie sont les symptômes le plus souvent observés. Le diagnostic étiologique ne peut être fait que par une enquête dans l'entourage ou par la constatation des signes habituels de l'intoxication. Le pronostic est lié à celui de l'alcoolisme.

Neurasthénie. — L'ensemble des symptômes qui, au début de Tintoxication alcoolique, dénotent l'atteinte portée au système nerveux, réalise souvent le syndrome neurasthénique. Dans un très grand nombre de cas, dans la majorité d'après Freyhan ('*), l'alcoolique a traversé ainsi une phase neurasthéniforme, avant de présenter des manifestations morbides plus bruyantes. Ge mode de réaction vis-à-vis de Talcool, au lieu d'être un état transitoire, constitue parfois une variété clinique de l'alcoolisme cérébro-médullaire (*).

La neurasthénie toxique comporte les stigmates habituels delà névrose : asthénie musculaire, dépression intellectuelle, céphalée, troubles dyspeptiques ; on ne peut la reconnaître

<*) Charcot. Hémianesthésie hystérique et hémianesthésies toxiques. Bulletin médical, 1887.

(*) Guillemin. Hystérie alcoolique. Ann. méd. psy., 1888, t. 1.

C) Dreyfous. De l'hystérie alcoolique. Union méd., 1887.

(*) Freyhan. Ueber nervôse Storungen im Gefolge von Alcoolismus. Deutsche Arch. /■ klin, Med., 189.3. Rev. de Neitrol., 1894.

f) KovALEvSKY. Ivrognei'ie, ses causes et son traitement, 1888.

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que par les sîgnes habituels de Tintoxication et par Texamen des antécédents.

Le pronostic de cette manifestation névropathique est sérieux; les malades sont particulièrement rebelles au seul traitement qui convienne, Tabstinence ; ils trouvent en eflFet, un soulagement momentané de leurs souffrances, dans l'ingestion de boissons spiritueuses.

L'action stimulante de Falcool est utilisée par bien des malades atteints de neurasthénie ordinaire, sur la foi de réclames pharmaceutiques, parfois même sur les conseils de médecins; rapidement Tabus remplace l'usage, et finalement la névrose se complique d'une intoxication particulièrement dangereuse, chez de tels sujets à système nerveux en état de moindre résistance.

Démence alcoolique {^), — La description que nous avons donnée de l'état mental de l'alcoolique chronique, nous permet d'être bref sur les troubles psychiques qui caractérisent la démence alcoolique. Toutes les modifications intellectuelles sur lesquelles nous avons insisté, et qui n'étaient souvent, chez le buveur d'habitude, qu'à peine ébauchées, acquièrent, chez le dément, leur maximum d'intensité. L'obtusion intellectuelle devient de l'affaiblissement véritable : la mémoire diminue à l'extrême, l'attention ne peut s'exercer, les associations d'idées sont rudimentaires, l'impuissance de la volonté devient absolue. L'égoïsme, le cynisme, l'absence de tout principe, la disparition et la perversion de tous les sentiments moraux, s'observent comme dans tous les étals démentiels, mais ils acquièrent, en l'espèce, un degré remarquable.

Laissé en liberté, le malade continue ses excès, et l'intolérance de son système nerveux, vis-à-vis de l'alcool, le ramène bientôt à l'asile. Sous l'influence de l'internement, l'agitation, les hallucinations, le délire disparaissent ; le buveur devient tout à fait apathique et indifférent.

Malgré l'abstinence, il survient, de temps à autre, chez le

('; J. Bassi.n. L'alcoolisme chronique tendant à la démence. Thèse de Paris. i8SS.

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