CHAPITRE VII
« L'alcoolisme, dit excellemment Legrain, est un effet dont la cause est Talcool ; supprimez Talcool, vous supprimez Teffet. D'autre part, Talcoolisme est une maladie qu'on se donne, qu on est — au moins le plus souvent, — libre de ne pas se donner. Il sufTit de vouloir s'en affranchir, et le mal n'existe plus. Tous les remèdes, quels qu'ils soient, qui ne s'attaquent pas à la cause, en tendant à la supprimer, ou au mécanisme qui la rend efficiente, en modifiant la mentalité, la moralité et l'ambiance du buveur, tous ces remèdes ne peuvent que faire fausse route, quand bien même ils seraient des palliatifs d'un instant (^) ».
Voilà, jusqu'à nouvel ordre, le premier et le dernier mot de la thérapeutique de Valcoolisme^ c'est-à-dire de la maladie foncière envisagée comme une tare nerveuse, héréditaire ou acquise, individuelle, familiale ou sociale. On trouvera plus loin l'exposé de ce système thérapeutique.
Auparavant, il convient de considérer les moyens propres à tirer l'individu des accidents actuels, proches ou éloignés, de son intoxication aiguë ou chronique.
I. Traitement de llntoxication aiguë. — S'agit-il de cas légers , la guérison est habituellement spontanée ; elle survient par élimination du toxique (vomissements), par un sommeil réparateur de la fatigue nerveuse, par la reprise de l'alimentation.
Dans les formes grcweSy alors qu'il y a intoxication par forte
l') Leghain. La rurc des buveurs. Presse méd,, 27 janv. 1900, p. 49.